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THE MARS VOLTA - The Bedlam In Goliath [8,5/10]

Prog Rock Jazzy et Hardcore / 2008. The Mars Volta avait prévenu, "The Bedlam In Goliath", leur quatrième album devait être plus accessible, plus commercial, avec des titres respectant des formats de chansons plus conventionnels. A l’arrivée la tracklist est la suivante - 01) Aberinkula 5:44 /02) Metatron 8:11 /03) Ilyena 5:35 /04) Wax Simulacra 2:38 /05) Goliath 7:15 /06) Tourniquet Man 2:37 /07) Cavalettas 9:32 /08) Agadez 6:43 /09) Askepios 5:10 /10) Ouroborous 6:35 / 11) Soothsayer 9:07 /12) Conjugal Burns 6:35 - et le nom et la durée des chansons garantissent que rien n’a vraiment changé.

Effectivement avec ce troisième album en moins de trois ans, les ex At The Drive-In continuent de cultiver leur goût pour le patchwork musical sans limite, toujours guidé par une approche artistique proche de celle de Pink Floyd. Rock, jazz, soul, expérimental, hardcore, Mars Volta brasse toutes les cultures pour en ressortir un condensé toujours inimitable. Epaulé par un nouveau batteur de formation jazz, le groupe franchit un nouveau pallier technique et s’écoute de plus en plus comme ces pépites jazz des années 70 qui nous laissent bouche bée face à la dextérité d’un solo, d’un break. Certes il y a un peu de changement : l’album se veut plus direct, les intros expérimentales ou aux allures de jam ont été relayées à la fin des titres, tandis que ces derniers contiennent quasiment tous leur lot de sauvagerie rock.

Au niveau émotionnel, la voix de Cedric s’impose toujours dans le mélange diva soul / chanteur hardcore et l’ensemble dégage une sensation de condensé des passages les plus riches des précédents albums. On y retrouve des titres contenant à eux seuls assez d’idées pour un EP complet (Metatron), des coupures typiquement Mars Voltiennes (Askepios, Yliena), des voix vocodées (Cavalettas), des riffs tueurs (Wax Simulacra), du solo en boucle, de la wah-wah, des incursions electro ; les chansons ne laissent aucun moment de répit. C’est d’ailleurs un peu la limite des hispano-américains : les chansons sont trop riches et le tout manque de retenue, au point que les plus longues chansons peuvent finir par épuiser l’auditeur. Autre reproche, le chant reste un peu trop monocorde et une certaine lassitude pourrait apparaître à la sortie des prochains albums, surtout si Omar n’arrive pas à se détacher de son rôle de guitare héros.

La question du renouvellement du groupe se pose ainsi pour la première fois, mais au final, The Mars Volta continue d’être ce groupe si différent, sans limite, qui fait de la musique selon ses propres règles quitte à être parfois pompier ou trop extravagant. Il incarne à lui seul l’héritage des grands (de Pink Floyd à Led Zep), et le fait qu’Omar Rodriguez-Lopez et Cedric Bixler-Zavala viennent d’annoncer qu’ils quittaient leur maison de disque afin de pouvoir sortir des albums plus régulièrement (un tous les six mois ?) comme à la grande époque, ne fait que confirmer cette impression.

Note : 8,5/10

4 commentaires:

  Aïda

12 février, 2008

J'apprécie ta chronique.

Il y a quelques jours, j'étais à la fnac acheter "Amour Suprême" de Daniel Darc. Et bien je vais retourner pour le nouveau album de "The Mars Volta".
J'ai deux albums pour ce groupe, "Scabdates" et "Amputechure". Deux grands albums. moment d'évasion, d'extase et de jouissance surtout avec "Amputechure". Des morceaux comme Visceria eyes, Day of Bahomets et puis le fameux morceau El Ciervo Vulnerado....
J'aime bcp....

  Benjamin F

12 février, 2008

Aïda, tu me fais trop halluciner, je te mets au rang 1 des amis de mes parents qui ont les meilleurs goûts.
Dès que mon appartement sera fini, faudra que vous passiez avec Fabien et mes parents, pour boire l'apéro et écouter un peu de son !

  Jef

19 février, 2008

Aloha!

Voici venir le commentaire de celui qui écoute à la va comme jte pousse, des disques qui méritent une écoute réligieuse au casque. (c'est Manoeuvre qui le dit! T'y crois ça? Il l'a mis disque du mois dans R&F!!!)

En voyant la critique, jme dis voila enfin l'opportunié de retourner sur playlist society, pas de hasard, c'est le destin.

Un autre truc qui m'a fait marrer c'est leur histoire avec l'esprit qui hante l'album à cause du spiritisme qu'ils n'aurait pas du pratiquer. Jme suis acheté une ptite planche Oui-ja, à Enghien, aux "Lacs des Signe", la boutique ésotérique rue du Départ.

Jmen suis jamais servi, jai tro peur, ya tellement de sales histoires avec ce truc...

Bon, pour parler musique, j'écoute l'album en ce moment même, j'en suis à la 11, ya des choses à dire effectivement. Je déteste pas du tout, mon oreille se fait attraper assez souvent pas des mélodies bien torchés et un tension indéniable.

Jsuis d'accord avec ta critique. Je pense que c'est la prétention qui mine l'affaire. L'étalement de l'ego. Un syndrome qui touche du monde. Une maladie humaine et sociale surement. Dont le rang des contaminés gonfle depuis longtemps.
Muse récemment, ou Radiohead tiens!
Led Zep et Pink Floyd avaient aussi été frappé.

Et encore, ils savaient respirer souvent. C'est ça qui manque à Mars Volta, en même temps c'est ce qui donne l'urgence et l'innocence de leur zic...
C'est un fausse critique de leur reprocher de pas faire de "chansons" au sens songriwter du truc. D'avoir des ambitions pop quoi. Parceque ya malgrès tout un senssibilité pop chez eux, quasi FM. Ephémère...
Ils sont généreux. Ils sont bon pour le boeuf rock, c'est clair rien à dire la dessus, ça envoie la purée.
Ils envisagent les albums comme des lives, why not. L'époque où les lives constituent la rémunération principale de beaucoup de groupes et où la profusion du nombres de salles de concert est énorme (à paris) comme la variété et la qualité de la programation. Je suis pour le live.

Mais ils gagneraient, à essayer l'aventure pop "academique", la variation sur la formule. Tenter un gros single pour cartonner à grande échelle. Je respecte ce qu'il font, sans être mordu, et ya un ptit sentiment de frustration étant donné leur potentiel.

La capacité à rocker, jla préfère en cerise sur le gateaux d'un groupe qui sait vraiment composer.

Comme les immenses Bellrays...

gros bizoux

à bientot

jf

PS: Tu connais Glampire? Un one man band electro glam goth. Le mec fait des compos barré urgente sans respirer, un peu comme MArs volta, le coté kiscth sexy goth en plus...

  Benjamin F

20 février, 2008

Mec faut pas sa voiler la face, il est temps que tu lances ton blog ;)

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