Critique de
Benjamin Fogel
de Playlist Society

THE CURE – 4:13 Dreams

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Benjamin Fogel (Auteur) Lecteurs (Aucun vote)
7,5 /10

Ok alors avant tout de chose, soyons clair, chroniquer un nouvel album de Cure est loin d’être aisé car il n’existe aucune vérité sur ce groupe. D’un côté il y a ceux qui ne supportent plus la voix maniérée de Robert Smith et ses intonations qui ont été si bien parodiées par les Inconnus, de l’autre il y a ceux qui continuent à vouer un culte à Cure, toujours touché par les pépites de dark pop des pionnier de la cold wave et puis au milieu il y a ceux qui ont lâché avec regret la bande à Robert Smith il y a quelques années persuadés que les anglais sombraient dans l’auto-parodie. Chacune a leur manière ces trois catégories ont parfaitement raison.

Une fois n’est pas coutume, je fais partie de ceux qui continuent de mettre Cure au niveau d’un Joy Division, et plus encore j’ai ardemment défendu leur précédent album produit par Ross Robinson. Donc oui je m’émerveille toujours devant les ritournelles pop de Robert Smith et devant cette noirceur qui saupoudre avec discrétion cet enjoué « 4:13 Dreams ».

« Underneath the stars » est un très bon titre d’ouverture avec un fond post rock et une durée qui permet de se réapproprier cette batterie si typique et ces guitares à la fois sucrées et planantes. « Only One » poursuit comme un bon single de Cure au point qu’on a vite l’impression qu’il s’agit d’une chanson sortie il y a longtemps (le syndrome AC/DC ?). Sur « Reasons Why », Robert Smith commence déjà à en faire trop mais sa voix reste pleine de subtilité ; le titre est symptomatique de ce côté auto-parodique que certains reprochent à Cure. « Freakshow » est loin d’être une réussite et ressemble plus aux Rita Mitsouko qu’aux fers de lance du post punk, mais on finit par trouver ce petit riff de guitare assez sexy. « Real Snow White » démarre banalement pour finalement déployer des trésors d’émotions. A ce moment de l’album, on réalise combien le talent de Cure est intact mais combien il se perd dans de mauvaises idées de titres avec lesquels le groupe espère un peu faire évoluer sa formule. « Hungry Ghost » est frais avec un joli refrain mais parfois un peu facile. Sur « Swith » le groupe se perd comme seul Muse sait se perdre, puis se rattrape avec magie sur des titres incroyables comme « Sleep when I’m dead » qui mélangent noirceur et influences post punk à la Gang Of Four. Le tout finit sur « It’s over » un titre fort et nerveux qui rappelle les grosses guitares du précédent opus.

The Cure sort donc un nouvel album plein de petits moments de gloire mais qui sont souvent parasités par l’incapacité du groupe à se réinventer complètement. Il n’en reste pas moins ce sentiment de retrouver un groupe qui nous accompagne depuis longtemps et qui, sans signer l’album du renouveau, démontre combien il est toujours d’actualité. Certains râleront mais j’aime plus que jamais Cure.

Note : 7,5/10

5 commentaires
  • Eddie Du Choix Du Même Nom
    18 novembre 2008
    Mouais. Tu m’as convaincu de le réécouter, et en effet, c’est quand même toujours bien, mais bon, j’en voulais plus, j’suis un peu déçue..

  • Mcachaine
    18 novembre 2008
    merde tu m’as pris d’avance (ça fait 2 semaines que je remet au lendemain l’écriture de ma critique, et avec le top 20 en plus je déborde trop de musique)! d’accord avec ce que tu dis malgré que tu n’aies pas parlé de la meilleure piste, Scream.

  • Olivier Morneau
    18 novembre 2008
    eh merde, je écrire un commentaire connecté sur mon compte WordPress, ça va tout croche

  • Lyle
    22 novembre 2008
    Très bon billet sur un album très contrasté ( mais en tout cas bien meilleur pour moi que les trois précédents ) qui va du très bon à l’auto-parodie pitoyable…

  • Ian51
    28 novembre 2008
    Enfin un bonne album de the cure ,depuis le temps que je n’avais pas réussi a les écouter, une touche de kiss me kiss et un peu de pornography dans le titre…underneath the stars.

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