Critique de
Benjamin Fogel
de Playlist Society

THE ELDERBERRIES – Ignorance and bliss

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Benjamin Fogel (Auteur) Lecteurs (Aucun vote)
6 /10
N’ayant malheureusement toujours pas le temps d’écouter l’intégralité des sorties mondiales, j’étais passé un peu à côté de « Nothing ventured nothing gained », le premier album de The Elderberries et ce n’est qu’en octobre dernier que j’ai vraiment découvert le groupe via la compilation du Fair. A l’époque lorsque j’avais écrit pour le blog du RLM mes premières impressions sur la sélection 2009, j’avais dit la chose suivante sur The Elderberries : « Rock’n'roll aux accents stoner, entre AC/DC et les Whites Stripes. Du riff, de la sueur et du poil, pour ce jeune groupe aux nationalités multiples, qui sait taper là où ça fait mal. » Sans avoir totalement raison, je ne m’étais pas non plus complètement trompé.

« Ignorance & Bliss » leur deuxième album commence nerveusement avec « Au Bikini », un super titre où on sent le groupe hésiter entre l’énergie pop et la lourdeur du stoner. Ca faisait tellement longtemps que je n’avais pas écouté de la power pop de qualité que « Lost My Way » me colle un sourire immédiat. C’est comme si Queens Of The Stone Age avait décidé de voler les fans au Weezer de la première époque. « It doesn’t really matter » maintient largement ce cap, pop et sucré à la manière d’un gros single anglais.

Malheureusement, entre les titres qui font mouche grâce à une vraie science du riff et de la mélodie power pop, l’opus s’encombre forcément de cartons d’idées qu’il aurait été dommage de jeter mais qui n’ont pas non plus leur place sur un grand disque : « Visions », un titre un peu putassier qui, malgré une très bonne intro, en fait des tonnes pour pas grand chose ; « False Acquaintance » une chanson un peu légère qui part facilement dans les « lalala » ; puis des chansons sympathiques mais qui n’aident pas le groupe à sortir du lot comme « We should be runnning » ou « Sick of Silence » un titre comme on en fait plus depuis les années 90 (sans aucun sarcasme).

Il faut dire qu’en power pop, la limite entre l’excitant et le banal est souvent très faible, qu’il faut beaucoup de talent pour connaître parfaitement les contours de cette frontière et que The Elderberries est un groupe encore un peu jeune. De ce fait quelque soit le mal qu’il se donne, The Elederberries n’arriveront pas à jouer dans la court des grands avec cet album qui reste finalement assez conventionnel.

Néanmoins, le reste de l’opus est à l’avenant. « The Choice » est un titre de power pop anglais ultra efficace, juste rageux ce qu’il faut tout en restant hyper entraînant, on se croirait presque chez Foo Fighters, sentiment qui revient régulièrement au cours de l’album. Mêmes remarques pour « Gone Too Far » frais et puissant. « Ungracious » est lui aussi bercé par l’ombre des titres plus posés de QOTSA. Tandis que sur « Impostor », Chris Boulton, le chanteur, s’engage encore sur un chant post-grunge des plus crédibles.

The Elderberries est clairement un groupe à suivre, tant on sent ce band aux nationalités multiples capable de sortir dans le futur un album qui arracherait sec du début à la fin. Mais pour l’instant il faudra juste se contenter d’envolées énergisantes qui manquent encore de finesse. Maintenant il n’y a pas de mal à se laisser emporter par ce genre d’albums, d’autant plus que je suis persuadé que le groupe doit livrer de furieuses prestations scéniques.

Note : 6/10

4 commentaires
  • Benoit
    28 avril 2009
    on est globalement du même avis :
    http://hop.over-blog.com/article-29403524.html

  • Sylvain Fesson
    30 avril 2009
    On est globalement du même avis. Sauf que moi je les ai défoncé pour cette soupe tiédasse ;-)

    Comme j’ai besoin de lecteurs, tu ne le sais que trop, paf je me fais de la pub sur ton dos comme un sagouin (tant que c’est de la pub tu me diras…!)

    http://parlhot.over-blog.com/article-29199638.html

    Sylvain

  • Alex Twist
    7 février 2010
    power pop? je vois pas bien le rapport?

    si ce style est assez large et mal défini, ça me choque un peu de voir ce groupe gras du bide classé dans un genre où en général les mecs savent écrire des mélodies qui ne ressemblent pas à un énième riff des stones, ac/dc etc.

  • Anonymous
    12 mars 2010
    en se qui concerne c’est quelque chose à voir

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