Festival / Paris / 28, 29 & 30 Août 2009. Suite à des débuts prometteurs qui ne mégotaient pas sur les têtes d’affiche attractives (Massive Attack, PJ Harvey, The White Stripes, Sonic Youth, Pixies, Franz Ferdinand, Foo Fighters, Queens of the Stone Age...), Rock En Seine s’est très vite imposé comme un festival de premier choix ; un sentiment plus que confirmé avec les abrasives éditions 2006 et 2007 qui ont respectivement vu Radiohead / Morrissey et Bjork / Arcade Fire / Tool / Jesus & Mary Chain venir fouler les terres du domaine de Saint-Cloud. Peu à peu, le festival gagnait une réputation européenne et devenait un événement important : l’étape qui marquait la fin de l’été, le dernier sursaut d’émotion avant de regagner la grisaille parisienne et sa routine souterraine. Malheureusement en 2008, le festival avait fait faux bond à la France avec une programmation anecdotique qui n’aura pas été aidée par l’annulation de dernière minute d’Amy Winehouse (confère le live report). Ainsi, l’édition 2009 constituait une étape capitale pour l’avenir et la crédibilité du festival. L’inquiétude planait sur la programmation à venir mais il suffit à Rock En Seine d’annoncer Faith No More comme tête d’affiche pour immédiatement redonner confiance.
Après trois jours de festival où la chaleur estivale aura dignement fait oublier la bêtise mancunienne, le constat est globalement positif. Même si Rock En Seine manque encore de discernement dans le choix de ses « petits groupes » - on aurait aimé y croiser en vrac Andrew Bird, The Pain Of Being Pure At Heart, Grizzly Bear ou encore Turzi – nul doute que l’événement a repris de sa splendeur. Il suffit d’analyser indépendamment les prestations des groupes pour réaliser le gap qui sépare cette édition 2009 de celle de l’année précédente.
Les critiques des concerts sont présentées dans l’ordre qualitatif :
FAITH NO MORE
Groupe « fondateur » pour beaucoup d’entre nous, nous étions pourtant peu nombreux à avoir déjà eu l’occasion de voir en live le premier groupe de Mike Patton séparé depuis plus de 10 ans. Alors qu’il avait juré qu’on ne l’y reprendrait plus, alors qu’on le pensait noyé entre ses différents groupes (Fantomas, Tomahawk, Peeping Tom) et son nouveau projet (Nevermen), Mike Patton était pourtant bien présent entouré du line up de la « grande époque ». Devant cette scène plongée dans l’obscurité, le pouls se fait plus rapide, quelques notes résonnent, une ballade lancinante au piano perce l’espace sonore et d’un coup la lumière illumine Faith No More ! Le groupe est vêtu de costumes cravates pastels (bleu, blanc, jaune et rose) et transporte directement le public dans une autre zone temporelle. Le concert s’ouvre sur « Reunited », une reprise de Peaches & Herb qui est lourde de sens. Le public est conquis, le show démarre alors en trombe. Les moments de sauvageries pures (« From Out of Nowhere », « Be Aggressive », « Last Cup of Sorrow ») alternent avec les retours au calme typiquement crooner du groupe (« Evidence », « Easy »). Les roulements de batterie face aux ballades poignantes, la fureur sous les envolées lyriques : onze ans qu’on attendait ça ! Comme prévu, « Midlife Crisis » scinde le concert en deux. Les années ont passé mais l'osmose interne et externe est plus que jamais d’actualité. Certes, certains pourraient reprocher au groupe d’être devenu complètement anachronique, de jouer une fusion devenue ringarde et inappropriée, mais comment ne pas succomber à la basse slappée de « Epic » ? « I Started a joke » ravive des souvenirs lancinants avant que la rage n’explose à nouveau avec « The Gentle Art of Making Enemies ». « King for a Day », « Ashes to Ashes »… comme si rien n’avait jamais changé… le concert se termine sur le fédérateur « We Care a Lot ». Sans surprise Faith No More s’impose comme le concert de ce Rock En Seine 2009. Note : 9/10
>> Setlist complète du concert disponible sur Stupidocratie
THEM CROOKED VULTURES
Secret le moins bien gardé du festival Rock en Seine puisque révélé par le groupe lui-même début août, le nouveau super band composé de Josh Homme (Queens Of The Stone Age, Eagle of Death Metal) à la voix et à la guitare, de John Paul Jones (Led Zep) à la basse et au clavier, de Dave Grohl (Foo Fighters, Nirvana) à la batterie et d'Alain Johannes (Queens of the Stone Age, Mark Lanegan Band, The Desert Sessions...) à la guitare, était donc le groupe « surprise » de cette neuvième édition. Comme le laissait présager les quelques vidéos disponibles sur Internet, les caractéristiques mélodico-techniques de chacun de ses membres, ainsi que la précédente collaboration Dave Grohl / Josh Homme sur le mythique « Songs for the Deaf », Them Crooked Vultures pénètre dans la cour des grands du rock, non seulement sans invitation, mais surtout en fracassant la porte d'un monstrueux coup de pied ! Le démarrage se fait tambours battants / batterie roulante et la tension ne tombera que 10 bonnes minutes après l'extinction du dernier larsen, tant la claque que nous assène le groupe est violente. Extrêmement proche du « Songs for the Deaf », les morceaux proposent des discussions tarantinesques entre guitare et batterie. Fourmillants de passages où les riffs guitare/basse se calent sur deux, trois notes féroces, les morceaux provoquent une addiction immédiate. Ajoutez à cela, les arpèges (et le déhanchement) sexy de Homme, les coupures rythmiques bourrées de breaks de batterie avec accélération/décélération, et enfin cette voix toujours aussi planante, et vous obtenez l’autre grand événement de ce Rock En Seine 2009. Les passages de breaks rythmiques sont également marqués par des solos slide/vibrato auxquels s’ajoutent quelques cessions clavier de John Paul Jones qui s'immiscent parfaitement dans l'atmosphère de l'ensemble. Mais une fois de plus c’est Dave Grohl qui fait le show. On oublie trop souvent (à chaque sortie d’un album de Foo Fighters ?) combien Dave Grohl est un batteur d’exception dont le jeu concilie rage et finesse, combien il sait créer un terrain de jeu idéal pour les mélodies de Homme. Après un tel concert, on attend, avec une impatience non feinte la sortie du premier album. Note : 9/10
BLOC PARTY
Contrairement au concert à l'Olympia en février dernier, Bloc Party n'a cette fois-ci nullement besoin de préchauffe. Dès les premiers accords, la machine est lancée et ne laissera, jusqu'à sa toute fin, aucun moment de répit. C’est « One Month Off », qui quasi-clôturait le concert à l’Olympia, qui ouvre les hostilités suivi de près par « Hunting For Witches ». Les titres sont interprétés avec une précision totale, laissant tout de même à la folie la place de s’immiscer discrètement. « Banquet », l’inédit « One More Chance », « The Prayer », « Like Eating Glass », le groupe est de tous les combats. Profitant de chaque instant de cette nuit qui tombe, éclairé par les lumières et les mélodies venant de la scène, le public en pleine osmose réagit comme un seul homme. Entre deux titres, Kele Okereke crache sa haine contre Oasis, et ce avant même d’apprendre l’annulation du show des ex-leaders de la brit-pop (« I don't want to have any words about some fuckers getting back to see Oasis »). Devenir calife à la place du calife ? Bloc Party a assurément les épaules assez larges pour relever le défi. Une fois de plus, ce concert confirme la position de Bloc Party : avec en backgound ses trois albums, la bande à Kele Okereke s’éloigne définitivement de la hype anglaise pour s’affirmer comme l'un des futurs meilleurs groupes du monde. Note : 8,5/10
THE PRODIGY
Si « Invaders must die » n’est pas toujours à la hauteur des ambitions du groupe, il faut bien avouer que depuis leur prestation au Zénith le 15 mars dernier, The Prodigy a grandement rassuré sur ses capacités toujours intactes en matière de show apocalyptique. C’est à une véritable messe électronique qu’assistent les festivaliers épuisés par ces trois journées intensives. Les beats electro-punks des anglais, boostés par le flow inimitable de Maxim Reality et la gouache scénique inégalable du futuro-punk Keith Flint, achèvent les derniers survivants. « Voodoo People », « Breathe », « Poison », « Smack my Bitch up » s’acoquinent avec les nouveaux tubes issus de « Invaders must die », le tout provoquant une déferlante sur le domaine de Saint Cloud, rave party finale à laquelle il est difficile d’échapper. La foule est heureuse, à bout de force, et use ses dernières ressources pour reprendre en cœur les paroles de « Out of Space » qui viendra clôturer un monstrueux set, court mais intense. Si The Prodigy manque toujours de retenue sur disque, nul doute que sur scène le groupe est encore la machine de guerre qu’il a toujours été. Note : 8/10
KLAXONS
Voilà la dose de fraîcheur que MGMT n'aura pas su apporter à la dernière journée du festival! Malgré un seul album au compteur - le toujours brillant « Myths of the Near Future », dont la sortie remonte tout de même à deux ans - les titres des Klaxons n'ont rien de redondant ou de lassant comme ceux de leurs comparses hippies fluos. L'électro-rock des londoniens donne une incroyable poussée d'énergie au public qui s'en donne à cœur joie et profite de tous les singles comme « Golden Skans » ou « Magick », et ce sans aucune trêve. Les titres s’enchaînent pied au plancher et les nouveaux morceaux, non contents de ne pas dépareiller et de maintenir la cohérence du set, ne font qu'alimenter l'impatience liée à l'attente du nouvel opus prévu pour l'année prochaine. Une heure de concert passée trop vite qui nous amène à deux conclusions concernant les Klaxons : Premièrement, il semblerait que l'on ait trop vite oublié « Myths of the Near Future » qui s'avère être une réelle usine à singles qui tient la route sur la distance. Et que, deuxièmement, comme le rappelle si bien le groupe lui-même sur le morceau de clôture : « It's Not Over Yet » !!! Note : 8/10
BILL CALLAHAN
Si les moments de remise en question de soi-même devaient avoir une bande-son, on retrouverait certainement Bill Callahan sur la playlist. Début de quarantaine bien portée, sobre, classe, à la fois timide et touchant mais sachant faire de brillants, voire violents, retours à la réalité au sein des odyssées qu'il nous conte, Bill Callahan nous offre un set enivrant et transcendant avec, dans son dos, un soleil couchant qui ne fait que souligner la poésie des notes et des paroles. Un concert à l’image de son inusable « Sometimes I wish we were an eagle ». Note : 7,5/10
EAGLES OF DEATH METAL
Les bikers-rednecks-conservateurs auraient pu arriver en chopper Harley-Davidson sur la scène que cela n'aurait choqué personne. Leur rock bourru mais terriblement mélodique, technique et méchamment efficace aura mis un peu de temps à se mettre en place, la faute peut être à un son légèrement trop bas dans la première partie du concert. Néanmoins, l’intervention de Josh Homme, venu chanter « Wanna be in LA », relancera la machine de ses petits protégés. Dès lors, le set emportera tout sur son passage. Du rock moustachu, tatoué et dégoulinant de sueur ! Note : 7,5/10
THE OFFSPRING
Dire que personne n’attendait rien du show de The Offspring est un euphémisme, le groupe n’ayant pas particulièrement brillé lors de cette dernière décennie au point de remettre en cause la nature même de son existence. Pourtant sur scène, du haut de ses 43 ans, Dexter Holland mène son groupe comme si son punk était toujours à la pointe d’une forme d’ entertainment rageur. Si le groupe ennuie définitivement sur disque, il faut bien avouer que sur scène l’efficacité est de mise via une setlist en forme de boulevard des singles. Des tubes de « Smash » au pop-punk de « Americana » en passant par les quelques titres rescapés des naufrages « Splinter » et « Rise and Fall, Rage and Grace ». A mi-concert, un court intermède musical (très similaire à ceux de Smash d'ailleurs) vient égayer la prestation et les roadies, habillés en marin, cigarette aux lèvres, en profitent pour venir dynamiser la fosse. Le concert se termine sur « Self-Esteem », le tube qui aura sans doute rappelé à plus d'un la dure période de l’adolescence. Sûrement pas le concert de l’année mais une prestation carrée et efficace qui, à défaut de briller par son génie musical, rappelle les heures de gloire du pop-punk. Note : 6,5/10
THE HORRORS
D'une sorte de brume électro-acoustique, émerge le bateau, que dis-je, le cargo The Horrors. Le clavier et la basse créent une sorte de mur épais et dense, le groupe est figé (ce qui donne malheureusement un à priori négatif) mais avance lentement, comme un bloc, tout en puissance au fur et à mesure que les morceaux s'enchaînent pour finalement s'imposer comme ce qu'ils souhaitent être : les rejetons garage de Cure, de Siouxsie and the Banshees et de Jesus and Mary Chain ; des suiveurs honnêtes qui remplissent leur rôle sans brio mais avec bravoure et sensibilité. Note : 6/10
METRIC
Vêtue d'une charmante robe blanche à paillettes, Emily Haines ne fait définitivement pas partie de ces chanteuses figées aux apparences frigides. Le rock de Metric se fait sucré et entraînant. Sautillante, harmonisant tout son corps avec la rythmique des chansons, la chanteuse rappelle inévitablement la période de No Doubt où Gwen Stephani dirigeait la foule d’un simple hochement de tête. Malheureusement le groupe était manifestement là pour promouvoir son dernier opus, et dans ce court set de 40 minutes, certains morceaux comme « Combat Baby » ou « Succexy » restèrent vainement attendus par le public. Note : 5,5/10
MGMT
Devant un tapis de fans habillés en hippies new generation, make-up et bandanas dans les cheveux, MGMT se montre sobre et se contente, hormis quelques inédits peu attrayants, de rejouer Oracular Spectacular dans le désordre, en changeant simplement parfois le tempo des morceaux. Le groupe a l'air de s’ennuyer, lassé de rejouer en boucle les mêmes ritournelles, et si les titres demeurent évidemment efficaces, leur durée de vie semble néamoins avoir forteement diminué. Note : 5/10
YEAH YEAH YEAHS
Yeah Yeah Yeahs est un groupe que j'affectionnais particulièrement. Malheureusement « It’s Blitz », leur dernier opus a eu raison de mon attachement, et cette prestation à Rock En Seine n’aura que confirmé ce ressenti. En effet, cette dernière manquait d’une touche de folie et d’un soupçon de gouache. A aucun moment le « déclic » ne s’est manifesté et la sauce n'a résolument jamais pris. L’impact du quatrième musicien sur scène (clavier/seconde guitare) est quasi anecdotique, la guitare de Nick Zinner est accordée trop bas (on croirait entendre une basse) et le timbre si charismatique de Karen O paraît essoufflé, éventé, comme si elle avait fumé 3 paquets de cigarettes avant de monter sur scène. La playlist ne se résumera quasiment et tristement qu'à des morceaux des deux derniers albums, et même le peu d'anciens titres interprétés (quatre seulement!) seront joués avec ce manque évident de passion qui caractérisait le concert. Il n'y aura finalement que « Date with the Night », dernier morceau de la setlist, qui aura réellement réussi à rappeler les souvenirs de leur génial concert à l'Elysée Montmartre il y a déjà trois ans de ça. Si les « Yeahs » devaient être des points de notation sur une échelle du rock allant de 1 à 3, il n'y en avait malheureusement qu'un seul à accorder au Yeah Yeah Yeahs ce soir là. Note : 4/10
BILLY TALENT
Malgré des albums qui font illusion, Billy Talent livre une prestation infantilisante qu’on oserait presque comparer aux mauvais groupes d’emocore dont je préfère taire ici le nom. Malgré un son étonnement propret, et une prestation carrée, Billy Talent s’avère définitivement ennuyant passé le troisième morceau. Note : 3/10
OASIS
Plus rock’n’roll qu’Amy Winehouse l’an passé (annulation totale de la tournée et split définitif oblige), Oasis aura réussi via sa non-prestation à confirmer ce que tout le monde pensait d’eux. Note : 0/10
Note globale du festival : 8/10
>> Un dernier grand merci à l'équipe de Rock En Seine pour leur disponibilité et l'organisation du concours ;)
Archie Bronson Outfit - Shark's Tooth
-
Tout d'abord via une prestation énergique au Rock dans tous ses états à
Evreux puis ensuite au travers de leur fougueux premier album "Derdang
Derdang", Ar...







22 commentaires:
31 août, 2009
The Horrors 6/10 ? Mon dieu, mais ce groupe est une arnaque totale :)
bon du coup, j'ai pas le temps de lire, les sushis m'appellent !
31 août, 2009
J'adore ce passage : "Oasis […] à confirmer ce que tout le monde pensait d’eux. Note : 0/10"…
31 août, 2009
8/10 noté géné? quelle gentillesse...
A part Bill Callahan et The Horrors le festival avait juste 2ans de retard voire beaucoup plus.
Route Du Rock 1 / Rock En Seine 0
31 août, 2009
'le festival avait 2 ans de retard'...
une explication plus claire peut-être?
à moins que tu ne sois l'un des organisateurs de la route du rock.
31 août, 2009
Bravo pour ce compte-rendu ! Je n'y étais pas, mais avec le bruit autour d'Oasis, ça fait du bien de voir qu'il y avait quand même de bons sets à Rock En Seine, même si niveau programmation, je garde une préférence pour la Route Du Rock cette année.
PS : ANONYME c'est pas moi ;)
31 août, 2009
Effectivement à part Them Crooked Vultures, on ne peut pas dire que le festival faisait dans le défrichage musical. Maintenant ce sont les prestations groupe par groupe qui sont jugées ici, et il n’y a pas de raisons particulière à ce qu’un « groupe nouveau » réalise de meilleures prestations scéniques qu’un Faith No More ou qu’un Bloc Party. Si le live report ne servait qu’à porter un jugement sur la programmation du festival, nous aurions pu publier la critique avant même le festival. Alors oui la programmation de la Route du Rock était des plus pertinentes (ce qui ne l’a pas empêché d’avoir son lot de concerts ratés comme My Bloody Valentine) mais encore une fois ce sont les concerts qui sont notés ici ;)
31 août, 2009
RdR 3 - 0 ReS :p
Et Bill Callahan n'est pas si vieux, le pauvre, malgré ses cheveux poivre et sel (né en 1966)
31 août, 2009
Personnellement j'ai énormément apprécié cette nouvelle édition (surtout en comparaison avec la précédente). Je ne me suis pas ennuyé une seconde et beaucoup de groupe m'intéressait. Ce live report est impressionnant ! Vous avez écrit ça pendant la nuit ??? Sinon j'ai également beaucoup aimé vos trois premiers (FNM, TCV et Bloc Party) en revanche Offspring était complètement dépassé et Klaxons un peu banal. Bravo pour cette critique !
31 août, 2009
oups, désolé en effet pour l'âge de bill calahan : 43 ans et non 53, je me suis trompé d'une dizaine d'années... au temps pour moi.
merci louis pour ce comm, en effet, on s'est pas couché tôt ces 3 derniers jours, mais il faut croire que ça valait la peine!
31 août, 2009
Super live report. Le compte-rendu de Faith No More est vraiment top.
31 août, 2009
Ah oui je voulais dire aussi que ce blog est vraiment très très bien écrit !
31 août, 2009
Après lecture des deux premières critiques, et de la dernière, j'ai plus qu'à aller me mordre les couilles de ne pas être aller à ReS cette année...
31 août, 2009
Bon eh bien moi j'étais là et je me suis em***ée comme un rat mort. "Pitoyable festival" est le premier mot qui me vient à l'esprit...
Surtout en ce qui concerne Klaxons, ce groupe disparaît de mes setlistes à jamais confirmant sa médiocrité banale et affligeante
Enfin j'étais peut-être fatiguée hein ;)
31 août, 2009
J'ai adoré Klaxons et je ne vois vraiment pas en quoi ce festival était pitoyable. Bien au contraire, il faut des couilles pour imposer Faith No More comme tête d'affiche. Pourrais-tu Violletteroll expliqué ta pensée ?
31 août, 2009
Un bon 7,5 pour Danananaykroyd pour l'énergie et la communication avec le public.
Sinon pour Faith No More (l'objet de ma venue à Rock en Seine), heureusement qu'ils étaient présents pour "remplacer" qualitativement Oasis qui -je l'espère- ne renaitra jamais de ses cendres ...
01 septembre, 2009
A peu prés ok avec ce compte-rendu sympa et pertinent. Un oubli selon moi, la jolie nouvelle blonde Amy MacDonald que je suis allé voir en baillant et qui m'a vraiment séduit, péchue, bon groupe, bonne attitude...
Je trouve sécvére aussi les notes de MGMT et Billy Talent...
Enfin, je garde en tête le final hallucinant de Them Crooked Vulture... Aprés le passage de QotSA à ReS que je considére, perso, comme le meilleur de ces 7 ans, Homme est vraiment un tout grand...
Philippe V.
PS: Je comprends mal les comparaisons avec ls autres festivals. ReS a le mérite d'exister, pour ceux qui ont oublié, il y a 8 ans, la fin aout c'était au ciné ou rien fin aout à Paris!
01 septembre, 2009
Mis à part l'annulation de ces 2 br***** d'oasis (qui vont quand même me rendre 15e au final :) ), cette édition était très sympathique.
Le Vendredi : Je me suis surpris à aimer Keane, Yeah Yeah Yeahs a mis du temps à décoller, mais la fin était bien violente, et Amy McDo m'a pas trop ému. Vampire weekend fut intéressant et j'aime bien leur nouvelles compos. Mais le groupe le plus intéressant de la journée, Bloc Party était ENORME (j'ai adoré ses petites piques lancées contre les frères Gallagher, KELE IS MY GOD). Au final une bonne journée, quand même.
Le Samedi : Noisettes bien sympa, the Offspring qui m'a bien défoulé, Calvin Harris qui m'a très aggréablement surpris et BNN qui après un début très poussif a sorti une très bonne fin de set. Je n'ai qu'entre aperçu faith no more vu que c'était l'heure du manger :p, et j'ai détesté the horrors. Ah et autre bonne surprise Danananakroyd.
Enfin, le dimanche : Un début de journée passé à enchainé les stands et à écouter de loin les concerts... le plus intéressant commence à 18h avec EoDM, mais le son est bien trop faible et devant l'accueil quasi inexistant du public (et de moi même), la pause manger est décrétée. On se place devant pour TCV, et puis déception : si la partie rythmique est énorme (JPJ et Grohl, quand même), je n'ai pas accroché aux guitares mis à part sur Elephant.
Bref je me dirige vers MGMT en sachant qu'il y aura foule pour bien me placer.... mais là encore déception on a l'impression que le groupe n'est pas à fond dans son truc à part le guitariste qui m'a donné quelques grosses claques d'adrénaline. Ca devient très tendu, j'ai l'impression que tout le monde veut bouger, mais le son ne le permet pas, et que la foule attend Kids avec impatience. Les nouveaux morceaux sont anecdotiques, hélas. Vient enfin le final et cette chanson, magique pour le public..... mais les musiciens sont encore plus nonchalants. Tant pis, toute la foule lâche ce qu'elle retenait depuis une quarantaine de minutes, un très bon moment :)
Vient ensuite the Klaxons, qui comme je l'espèrait tenaient royalement la route avec leur tubesques Magick, Atlantis to Interzone, et Golden Scans, et des nouveaux morceaux intéressants.... mais il faut partir pour aller voir The Prodigy, LA grosse claque annoncée, surtout depuis que ***** a annulé. Et EUX ne m'ont pas déçu, fidèles à leur réputation. Même à bout de force, j'ai enfin pu remuer lors de ce set. Le masque était de rigueur mais la chaleur fut telle que je dus me résigner à l'enlever :( Un concert énorme, pour mettre fin à l'été. Merci Prodigy. Merci Rock en Seine.
Fuck la poussière :p
Ps : merci aux hôtesses de la green room ainsi qu'à tous les autres stands, car un festival ce n'est pas que de la musique :D
02 septembre, 2009
La setlist n'est pas palpitante, à mon sens, et le fait que les concerts les plus intéressants soient ceux d'un groupe (mythique) reformé dix ans plus tard, et un supergroupe avec Grohl+Homme+Jones montre bien à quel point les groupes actuels sont inintéressants... :-)
Et pour OASIS, ben voilà quoi...
SysT
06 septembre, 2009
Je suis pas vraiment en accord avec tout ce qui est dit, mais ça doit dépendre des goûts. J'ai trouvé le groupe de Josh Homme plus bourrin qu'autre chose, et hormis les décevants MGMT j'ai trouvé que les nouveaux arrivants sur la scène musicale ont plutôt bien assuré (Passion Pit, Noisettes, Calvin Harris!!, BNN...). Dire que ce sont les groupes plus anciens qui sont les plus intéressants, c'est à voir... L'exemple Oasis : fait de la musique pour l'argent et annule au dernier moment? Ouai, mythique.
En tout cas un gros merci aux Klaxons et à Bloc Party qui ont tout compris à la musique.
06 septembre, 2009
... et The Prodigy, bien evidemment :)
11 septembre, 2009
Pas de critique de Calvin Harris qui etait pour beaucoup un des meilleurs concerts du Festival ?!
Faith No More meilleur concert de ReS ?
Suivi de Them Crooked Vultures ?
Ho putain...
Le mec qui a écrit ça était sous une drogue intense. Sans compter que mettre 4/10 aux Yeah Yeah Yeahs est juste barge.
13 septembre, 2009
Calvin Harris était une tuerie, mais l'auteur ne l'a peut être pas vu c'est tout ^^
Mais TCV a été hyper décevant pour moi en tout cas
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