Critique de
Benjamin Fogel
de Playlist Society

EMILIE SIMON – The big machine

/ /

Benjamin Fogel (Auteur) Lecteurs (4 votes)
8,5 /10
0,5 /10

Peu d’artistes français sont capables de briller et musicalement et textuellement parlant tout en conservant leur langue d’origine. Emilie Simon est de ceux-là. « Végétal » son précédent opus l’avait prouvé, elle est capable de produire des perles électroniques sans jamais faire passer au second plan la poésie innée de ses textes (« Fleur de saison », « Annie », « Rose hybride de thé »…). Dans ces conditions, on ne peut que lui en vouloir d’avoir choisi l’anglais pour son nouvel opus. Quant on possède un talent si rare, on se doit de le cultiver. Néanmoins en écoutant, « The Big Machine » on comprend combien les ambitions de la belles sont ailleurs. Production massive, voix qui a incroyablement gagné en maturité et qui ne souffre pas de la comparaison avec les plus grandes vocalistes, chansons à l’effet immédiat : clairement notre petite protégée ne joue plus dans la même cour.

Porté par une magistrale boucle électronique « Rainbow » a tout de la chanson qui fera le bonheur des remixeurs. Depeche Mode n’est pas loin et l’enchaînement avec « Dreamland » se fait implicitement. La production, la qualité du chant, l’approche outrageusement mélodique, Emilie Simon semble sûre d’elle et prête à dominer le monde. « Nothing to do with you » est une enivrante ballade qui permet de retrouver un peu ses repères via cette voix du nord et ces sonorités dont les captations ont été réalisées à partir de on ne sait quel objet. Complexe dans sa structure et dans sa mélodie, la chanson n’en reste pas moins d’une accessibilité exemplaire. « Chinatown » confirme que celle qui hier encore ne représentait qu’un espoir a pris les commandes, humiliant sur place un groupe comme Goldfrapp. « Ballad of the big machine » s’octroie quelques passages en français et ne pouvait mieux porter son nom.

Les premières notes de « The cycle » désarçonnent de par leurs influences asiatiques mais très vite la chanson se transforme en une incroyable machine électronique complètement folle : les sons arrivent de partout, c’est dense tout en restant étonnement fluide. « Closer » incarne parfaitement le changement tant il s’agit d’une ballade dansante au beat soutenu et à l’impact sensuel. Emilie Simon chercherait-elle à chasser sur les terres des chanteuses pop au succès interplanétaire comme Madonna voir Britney Spears ? La question peut paraître absurde tant « The Big Machine » est un niveau au dessus en terme de composition, mais il n’empêche que l’album qu’il est implicite que notre princesse de glace ne souhaite plus se contenter d’un succès d’estime. Ainsi, en écoutant « The devil at my door », on se dit même qu’elle a tout pour succéder à une Tori Amos.

L’objectif est ainsi implicite : déployer son univers très personnel dans des canevas moins sombre, dans des chansons délicatement enjouées. « Rocket to the moon » illustre bien cette volonté. Au sein d’un titre connoté cabaret, au sein d’un titre faisant référence à un pan entier de la culture, Emilie Simon laisse ses intonations et ses tics transcender le morceau. Sur « Fool like us », elle retrouve subrepticement sa langue natale avant de se laisser emporter dans une étrange comptine comme elle en a le secret. Comme les chansons précédentes « The way I see you » emmène l’auditeur sur des chemins balisés avant de le kidnapper sans ménagement au milieu de la chanson. « The Big Machine » se clôt sur le soul « This is your world » qui lui aussi ne tarde pas à se métamorphoser.

Il y aurait plein de bonnes raisons de se sentir trahi par Emilie Simon et d’être déçu par ce « The Big Machine », mais il faut dépasser ses appréhensions et prendre le temps de retrouver ses marques, car sous ces electro pop songs trop parfaites se cachent toujours la même magie : cette voix grandiose, cette amour pour les boucles créées à partir d’improbables ustensiles, et cette manière d’orchestrer les violons. Sous son enrobage tape à l’œil, « The Big Machine » réussit un improbable mix entre l’univers intimiste du premier album, les envolées nordique de la « La marche de l’Empereur » et la poésie électronique de « Végétal ». Un peu comme St Vincent, Emilie Simon trouve le juste milieu entre accessibilité et complexité. Il faut un talent énorme pour réaliser un disque qui possède à ce point deux niveaux de lecture, pour réaliser un disque qui convaincra aussi bien les puristes que les néophytes. La princesse est de retour et elle réclame son trône.

Note : 8,5/10

35 commentaires
  • Thibault F.
    21 septembre 2009
    Elle a toujours représenté quelque chose d’intéressant, Emilie Simon, sans que j’accroche vraiment. En fait, ça ne m’étonne pas quand tu dis: « Un peu comme St Vicent, Emilie Simon trouve le juste milieu entre accessibilité et complexité ». Perso, je trouve pas, justement, mais je comprends très bien pourquoi toi, amateur de St Vincent, tu apprécies Miss Simon.
    Enfin, vu ce que tu dis de l’album, je me dois quand même de l’écouter, avec un peu de chance, je changerais d’avis.
    (J’avais complètement zappé qu’elle avait sorti un nouveau disque d’ailleurs, donc merci)

  • JS
    21 septembre 2009
    « Voix du nord », « princesse de glace », « envolées nordiques », elle est de Montpellier quand même hein. Puis t’aurais pu citer Kate Bush comme tout le monde quand même. :)

    Excellent disque en tout cas, très différent de ses anciennes productions, mais ça prouve qu’elle sait au moins se remettre en cause et évoluer. Un interview qui intéressera les amateurs : http://www.goodkarma.fr/2009/06/22/emilie-simon-the-big-machine-interview/

  • JS
    21 septembre 2009
    Mais ils sont pourris les liens sur ton blog, ils sont même pas actifs. Tu passes quand à WordPress ? :)

  • Anonymous
    21 septembre 2009
    ça vaut quand même pas le dernier Olivia Ruiz

  • JS
    21 septembre 2009
    Hahahahaha (pardon).

  • Benjamin F
    21 septembre 2009
    @JS : Alors,
    1) Tu peux rentrer ton html comme un grand dedans, ex : L’interview d’Emilie Simon par le brillantissime JS
    2) J’ai rdv avec un pote mercredi pour évoquer l’éventualité d’une migration sous WordPress, lol (oui je sais, je suis faible)
    3) Tu n’as pas le droit de rigoler à une blague qui met Émilie Simon et Olivia Ruiz dans la même catégorie ;)
    4) C’est qui Kate Bush ? :p

  • Anonymous
    21 septembre 2009
    Je viens tout juste de l’écouter et ce nouveau Emilie Simon est d’une classe internationale. J’espère qu’elle gagnera avec une reconnaissance universelle !

  • Anonymous
    21 septembre 2009
    Cette critique me rassure, j’avais peur qu’elle soit partie dans un truc hyper commercial

  • Anonymous
    22 septembre 2009
    Et bien personnellement je suis plus que déçu. Ce genre cabaret, les grandes pompes, l’anglais… Rien de ce que je recherche en achetant un album d’Emilie Simon.
    Tant pis.

  • Anonymous
    23 septembre 2009
    jolie recyclage…j´accroche même si certains thèmes sont de sympatiques erzats de la grande Bush surtout sur le « Nothing to do with you » Flagrant delit de pompage!!!!

  • JS
    24 septembre 2009
    @Benjamin F : Ça fait des années que je ne rentre plus un seul code HTML dans les commentaires des blogs modernes. On est en 2009 merde. J’espère que ton pote t’a convaincu hier soir. :)

  • Benjamin F
    24 septembre 2009
    Ouais il m’a convaincu… Ca va… :p
    Bon après faut voir la mise en oeuvre, le déploiement, et le TEMPS, parce que c’est pas que je suis sous l’eau en ce moment mais pas loin quand même ;)

  • Anonymous
    25 septembre 2009
    Contente de lire cette critique, alors que tout le monde crie qu’elle est devenue commerciale, ça fait plaisir de voir que certaines personnes ont conscience de son vrai talent.

  • Anonymous
    25 septembre 2009
    Faire une chronique sur ce disque sans mentionner une seule fois Kate Bush, faut admettre que c’est gonflé.
    Parce que là, on est plus ni dans l’influence (même marquée, comme pour Tori Amos), ni dans l’hommage ou le clin d’oeil, mais bel et bien dans une imitation acharnée à un degré tristement embarrassant.
    Enfin quoi ! La remarque la plus courante qu’on fait à un chanteur débutant c’est généralement qu’il imite son modèle sans être capable de trouver son propre style.
    Avec The Big Machine, la grosse machine médiatique qui sert à effacer les mémoires va surement essayer de nous faire avaler qu’avec une habile copie on vaut l’original (pour Emilie Simon, on nous avait déjà fait le coup avec Bjork, dont l’inspiration était pourtant essentiellement marketing…).
    J’invite donc tous ceux qui ne souhaitent pas se faire masser le bulbe à la lessiveuse de jeter une oreille aux meilleurs disques de Kate Bush, à commencer par The Dreaming (1982) qui déborde d’inventivité.

  • Alexis F
    26 septembre 2009
    Perso je trouve aussi un qu’il y a un gros manque de cohérence dans l’album… Et puis en perdant le coté rock, elle rentre dans une autre cour où il est beaucoup plus dur d’innover et de se démarquer…

    Mais bon on peut quand même reconnaitre qu’il y a un gros taf et des structures super intéressantes.

    Sinon en parlant de princesse, il y a en effet nothing to do with you qui est assez influencée par une chanson de princesse de walt disney

    En revance merci pour Kate Bush, je connaissais pas et je trouve ça pas mal

  • Anonymous
    26 septembre 2009
    C’est de l’imitation de kate Bush.
    Tout ce cinéma autour d’Emilie Simon pour un album qui n’apporte rien de bien original, c’est ridicule. Les albums précédents étaient déjà pénibles mais au moins c’était du Simon.

    Chanter juste et avoir du matos grâce à papounet c’est une chose. Apporter sa personnalité en est une autre. Marre de ce travail d’élève appliquée mais peu inspirée et marre de cette univers à la Alice au pays des merveilles que toutes les petites nymphes nous servent (y compris Olivia Ruiz).

    J’attends les réactions de fans outrés avec impatience.

  • Anonymous
    27 septembre 2009
    Cet album est tout simpement décevant :(! Je pensais que la personnalité artistique de Miss Simon était bien au-delà du pompage (sur Kate Bush bien évidemment et Alison Goldfrapp çà c’est certain). Ok pour l’inspiration, mais il faut en connaître les limites… dans cet album ES les a largement dépassées.
    Le choix des textes en anglais ne me dérange pas trop (quoi que) mais je suis très déçue par cette voix de Miss Simon travestie en celle de Kate Bush! C’est n’importe quoi!
    Donc, à quand l’album d’Emilie…? J’attends toujours…
    Karine :(

  • Thierry
    27 septembre 2009
    Ha…
    Le dénigrement systématique de tout ce qui se fait en France.
    Le sport national.
    Maintenant que je vis à l’étranger, je vois ça de façon plus évidente.
    On absorbe tout ce qui vient d’Angleterre ou des États-Unis sans broncher, mais qu’un truc un tant soit peu original vienne de France, et tous les Eric Naulleau en herbe arrivent pour crier leur déception.

  • Anonymous
    27 septembre 2009
    Thierry, tu fais là un banal procès d’intention, sans la trace d’une argumentation.

    Des merdes qui viennent des Etats-Unis ou d’Angleterre, ça nous arrive tous les jours par tonnes. Si tu veux en discuter, pas de problème. Mais c’était pas le sujet de cette chronique.
    Quant à défendre ce qui se fait de bien en France, aussi, je ne manquerai pas d’exemples.

    Mais par pitié, s’extasier sur ce genre de disque – qui au passage singe ce qui vient d’ailleurs sans faire preuve d’originalité – c’est au contraire prendre les artistes français pour des incapables.

    Défendez votre point de vue, si c’est possible.

  • Thierry
    28 septembre 2009
    C’est bien ce que je demande, de l’argumentation.
    Plutôt que ces gens qui viennent ânonner tour à tour « ho, c’est pompé sur Kate Bush ».
    (Je ne parle pas ici de la chronique, ni même d’Emilie Simon.)

    Mais bref, mettons ça sur une réaction épidermique regrettable.
    Tentez néanmoins l’expérience d’habiter hors de ce pays une dizaine d’années et d’en observer ses systématismes. On devient vite navré par toutes les ressources offertes, passées et présentes, et l’ accueil qui leurs sont réservées.

  • Marc
    28 septembre 2009
    Pas du tout d’accord avec l’anonyme qui dit qu’Emilie Simon ne fait pas preuve d’originalité. Si, comme le dit très justement cette critique, c’est peut être l’effet ressenti au premier abord, on ne tarde pas à réaliser combien l’originalité provient de ce mélange entre une musique accessible et une musique expérimentale : The Big Machine fourmille de petits sons, de sonorités venues de Mars, et les chansons, bah franchement c’est pas du couplet/refrain à la Kate Bush…

    C’est un avis personnel mais je trouve qu’il ne faut pas avoir l’ouie très fine pour ne pas saisir les subtilités de ce disque.

    D’accord avec Thierry et avec Benjamin bien sûr !

  • Anonymous
    28 septembre 2009
    MARC, si on se connaissait, vous ne mettriez pas la finesse de mon ouie en doute. Mais sur internet, c’est la loi du genre…

    Soyons concrets, tout est affaire de référentiel. Si on décide que la structure d’une chanson est le principal facteur d’originalité, alors ça voudrait dire que Gainsbourg et ses couplets/refrains seraient moins originaux que les arabesques de Yes dans leurs pires travers des années 80/90 ? Il y a pourtant clairement un avant et un après Gainsbourg qui, s’il pillait copieusement les classiques, savait trouver son propre style.

    En terme de structure, Kate Bush propose souvent des ruptures rythmiques et stylistiques à la fois surprenantes et subtiles, il suffit d’écouter la deuxième moitié de Hounds of love ou bien The dreaming pour s’en convaincre. En tout cas Emilie Simon l’a bien entendu, elle.

    Evidemment, The big machine peut sembler orginal et le bien venu dans un monde musical saturé de Mozart l’opéra rock, Moby ou Green Day… Seulement pourquoi toujours regarder vers le bas ?

    L’originalité c’est parvenir à s’affranchir de son enseignement, à transcender ses influences. Emilie Simon, qui joue ici les sages élèves, est présentée comme inventive parce que c’est son créneau marketing idéal. C’est fatiguant. L’exigence à ses vertus.

    Elle n’a ni la folie d’une Bjork, ni l’imagination d’un Brian Eno. Elle est juste douée, surtout bien entourée, elle sert d’alibi culturel, et présente bien. Ca n’empèche pas de trouver agréables certains passages de l’album, comme la conclusion de Ballad of the big machine ou le kitsch de certains synthés (qui ne viennent pas de Mars, MARC, mais des années 80, même si la nuance est faible). Mais prenons ça pour ce que c’est : un disque sans éclat, tiède et complaisant, à la portée de beaucoup de musiciens qui disposeraient de tels moyens.

    Quand au débat parallèle, THIERRY, sur la France qui rale après ses talents, désolé mais je trouve ça hors sujet. Et faux si on prend davantage de recul qu’un simple vol en avion.
    Les vrais talents, français ou étrangers, sont rarement critiqués, pour la bonne raison que les médias les ignorent consciencieusement. Le reste, ce sont des propos de bistrot sur des produits industriels.
    Personnellement, je suis pour élargir le champ des connaissances et voit donc d’un mauvais oeil les arbres qui cachent les forêts.

    D’ailleurs, savez-vous où et qui à réalisé The big machine ? L’album d’Emilie Simon est-il plus français qu’un film de Roman Polanski ?

    Cordialement,
    L

  • Benjamin F
    28 septembre 2009
    Je rentrerais bien dans le débat, mais franchement les échanges ont l’air d’être plus intéressants lorsque je n’interviens pas ;)

    Merci L pour ce commentaire en forme de contre critique fort constructif. Même si j’ai une sensibilité toute différente au disque (je ne reviens pas dessus), je pense que tu as raison sur pas mal de points, mais après tout dépend du curseur que tu te fixes. Perso j’ai besoin de ma centaine de disques par an, et si je devais n’écouter que des trucs du niveau de Gainsbourg ou des premiers Bjork, je serais rapidement en état de manque. Je ne nivèle pas vers le bas, je nivèle au niveau de ma musicophagie (ce qui reviendra au même pour certains).

    En espérant te revoir ici pour débattre d’autres disques ;)

    ++

  • Anonymous
    28 septembre 2009
    A une prochaine fois

    L

  • Thomas
    30 septembre 2009
    C’est marrant parce que moi, le changement de langue ne me gène pas une seconde… au contraire je trouve qu’il apporte une réelle valeur ajoutée (d’ailleurs moins le changement de langue que la diction) à l’univers d’Emilie Simon. Elle ne se contente pas « juste » de chanter en anglais, cela me semble s’insérer dans une démarche bien plus globale… et je ne veux même pas croire qu’elle cherche consciemment à séduire un public plus large de cette manière (je parie même que sur son prochain disque elle reviendra en français). J’ai le sentiment que cela s’inscrit plus dans un exercice de style, que ce disque-là, précisément, ne pouvait pas être en français (d’ailleurs j’imagine assez mal les mêmes morceaux en français, sans que je puisse vraiment expliquer pourquoi…).

    A +

  • Anonymous
    1 octobre 2009
    J’ai embarqué à bord de la Big Machine avec un immense plaisir, les textes en anglais ( émaillés de mots français), les envolées vocales Katebushesque me ravissent. C’est un magnifique album, je suis admirative d’Emilie Simon depuis ses débuts et je trouve que sa Big Machine marque une évolution dans sa musicalité. En tout cas, la Big(garrée) Machin(atown) est drôlement bien huilée, entre machine à remonter le temps et machine à rêves, mille thank you!!!

  • Anonymous
    12 octobre 2009
    Merci Kate Bush pour cet album!!!

  • Anonymous
    17 octobre 2009
    Je viens enfin de decouvrir le dernier album de la belle Emilie (moi qui avais bcp aimé le précédent); mais ici de la première chanson Rainbow à la dernière ce n’est que déception ! une grosse production avec synthé à gogo gonflés à bloc, des mélodies presqu’inexistantes, et le chant d’Emilie vraiment insuportable ici. Bref je ne recommande pas cet album et lui donne un 7/20.
    Je profite par ailleurs de l’occasion pour vous conseiller un groupe Français (qui commence à faire un peu parler lui)absolument superbe, dans une veine Rock-pop-symphonique, il s’agit du groupe LAZULI, auteur de 3 albums :
    * Amnesie (2003)
    * En Avant doute (2007)
    * reponse incongrue à l’inexorable (2009).
    les 3 sont excellents, le premier est le plus soft, quelque part entre pop inspirée et world music intimiste. Le son se durcit sur les 2 albums suivants (les guitares parfois très rock) mais les mélodies toujours superbes; quant au chanteur il est tout simplement l’un des meilleurs de la scène musicale francaise. Bref un grand groupe avec de supers musiciens.
    Merci de faire l’effort d’écouter et dites moi ce que vous en pensez. Svp écoutez au moins le 1er album et laissez-vous séduire après 2 ou 3 écoutes attentives.
    Emmanuel de Longwy (dans le 54)

  • Anonymous
    17 novembre 2009
    si elle était moche, personne ne s’intéresserait à ce qu’elle fait

  • Alfie
    16 décembre 2009
    Je ne comprends pas tous ces commentaires négatifs:
    - Kate Bush pourquoi pas?
    - oui j’ecoute du serge gainsbourg
    - non je n’ecoute pas du mozart opera rock, green day
    - elle chante en anglais, et alors?
    - elle n’est pas moche (…)

    tout ce que je retiens c’est que, à l’écoute, cet album a quelque chose de magique et depaysant. Et il est assez riche pour ne pas ne lasser apres une 30aine d’ecoute en 3 mois.

    le reste me parait hors sujet

  • Gaelle
    26 février 2010
    Je ne comprends pas votre mécontentement. Pour ma part, je trouve ses compositions particulièrement puissantes et envoutantes du début à la fin. C’est frais, sensuel, coloré. Emilie change, il est normal que sa musique suive.

  • Anonymous
    4 avril 2010
    Et avec du recul, quand on voit le foutage de gueule qu’est le dernier Goldfrapp… Dans le 80′s revival, Emilie Simon bat par KO Goldfrapp !

  • Anonymous
    21 juin 2010
    Avec le recul on voit bien où cet album a été pompé… Goldfrapp : Supernature (2005)… Black Cherry (2003) et bien sur Kate Bush (tous albums confondus) Trop d’effets sur la voix, si Emilie continue dans ces effets elle pourrait aussi la voix de Bourvil non ? Pourquoi pas finalement !
    Mais on arrivera jamais à égaler les brit sur la pop, c’est un peu comme si eux ils essayait de faire du Saint Emilion. Ca le fait pas.

  • Anonymous
    10 septembre 2010
    Désolé j’écoute kate bush depuis 77 (nous avons le même âge et franchement « nothing to do with you » et le meilleur titre de kate depuis des lustres, elle ne fait d’ailleur plus rien alors merci emilie de faire aussi bien!c’est pas du pompage c’est de la prise de flambeau!!!!

  • Analogue
    7 mars 2011
    J’ai comme beaucoup decouvert Emilie en regardant la marche de l’empereur. Je l’avais delaissee et je la redecouvre depuis ce debut d’annee, et The Big Machine, son dernier album, depasse en plaisir l’ecoute de la BO de la marche, ce qui dans mon cas est un exploit tant j’ai aime cette BO.

    Chapeau Emilie pour tant oser! N’ecoute pas les conservateurs et chante en anglais si tu y trouve ton compte! ;)

Participez


Aucune note sélectionnée