Critique de
Benjamin Fogel
de Playlist Society

KINGS OF CONVENIENCE – Declaration of dependence

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Benjamin Fogel (Auteur) Lecteurs (Aucun vote)
8 /10

Toujours difficile de s’attaquer à la chronique d’un groupe devenu rapidement culte comme Kings Of Convenience. « Declaration of dependence », le quatrième opus des norvégiens, ne révolutionnera clairement pas leur univers, il s’agit plus d’une nouvelle collection de 13 perles pop folk que d’une réelle pierre supplémentaire à l’édifice, une mise en exergue de la dépendance du groupe à lui-même et à ce cocon dans lequel il semble se sentir si à l’aise.

Dès « 24 To 25 », l’enjeu est implicite, faire comme avant mais en plus touchant, écrire les plus intransigeantes des pépites folk. Kings Of Convenience ne brusque pas, n’expérimente pas, il se fait le plus discret possible pour s’infiltrer, pour faire corps avec l’auditeur. Les Norvégiens gagnent avec et non contre.

Je ne vais pas me lancer dans une vaine description des spécificités de chaque titre tant « Declaration of dependence » est un recueil feutré uniforme. Qu’il s’agisse de « Me In You », de « Boat Behind » ou de « Power Of Not Knowing », qu’il soit question de discrets violons, d’influences cubaines, de refrains pop à la Beatles, tout ici irrigue les veines comme le bruit des vagues apaise les âmes. Même les plus enjoués « Mrs Cold » et « Peacetime Resistance » s’intègrent dans cette douce odyssée où joie et mélancolie s’expriment par les mêmes vecteurs musicaux.

Ne cherchez pas à analyser ce disque, inspirez un grand coup et plongez vous dans son calme, dans sa plénitude. Au fond, tout est dans la pochette, on ne pouvait mieux exprimer l’ambiance de l’album. Kings Of Convenience est l’histoire de deux amis, qui se suffisent à eux même, partis à la conquête de la simplicité. Alors que ces derniers temps, je ne pouvais me passer de structures complexes et d’expérimentations en tout genre, ce « Declaration of dependence » est un grand bol d’air frais.

Note : 8/10

7 commentaires
  • Thibault F.
    9 octobre 2009
    Inutile de s’attarder sur chaque titre, c’est net, tant l’ensemble est homogène. Sans être non plus extraordinaire, ce disque est juste parfait en fond sonore. Et puis aves les influences très World Music, c’est très frais.

  • Lucien
    9 octobre 2009
    +1 pour moi aussi, pas de titre qui ressort mais un Kings Of Convenience grand cru qui s’écoute du début jusqu’à la fin d’une traite.

  • Maximilien
    9 octobre 2009
    Ce Declaration of Dependence sera peut être mon album préféré de Kings Of Convenience. Et surtout ça me donne envie de partir au soleil.

  • Julien Lafond-Laumond
    9 octobre 2009
    Il est sublime ce disque.

  • Lyle
    9 octobre 2009
    Très déçu pour mon compte.
    Je le trouve très très fade ce disque…

  • Benoit
    9 octobre 2009
    Après le premeir Lp que j’avais trouvé magnifique, j’étais resté un peu sur ma faim par la suite, mais je trouve que ce dernier est vraiment splendide.

  • Anonymous
    10 octobre 2009
    Connaissais pas Kings Of Convenience. C’est frais ! Merci pour la découverte !

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