Critique de
Benjamin Fogel
de Playlist Society

PELICAN – What we all come to need

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Benjamin Fogel (Auteur) Lecteurs (Aucun vote)
5,5 /10

Est-ce du à la signature sur Hydra Head Records, à l’affiliation de fait avec Aaron Turner de Isis ? Est-ce du à cette approche mi doom mi stoner, qui rappelait à la fois Earth et Karma To Burn ? Est-ce du au fait que Pelican faisait la jonction entre post-rock et post-hardcore ? Je ne sais pas mais toujours est-il que « The Fire in Our Throats Will Beckon the Thaw » et « City of Echoes » des chicagoans m’avaient particulièrement marqué, sentiment amplifié par leur très bon concert à la Maroquinerie avec les furieux These Arms Are Snakes en première partie (et bien que celui-ci fut mon dernier concert avec Elise…). Pourtant rien y fait « What We All Come to Need » m’ennuie au plus haut point, et ce malgré le casting prestigieux qui fit planer sur lui une insoutenable attente.

Où est passée la sueur ? Où est passée la furie ? Quand « Glimmer » finira-t-il par démarrer ? Que sont devenues les nappes ? Que sont devenues les ambiances ? Quand « Strung Up from the Sky » finira-t-il par me toucher ?

Un riff un peu heavy parsemé de petites accélérations à la Slayer, « Ephemeral » est caractéristique des travers dans lequel est tombé le groupe : produire une musique dénuée de chant qui dégage moins d’émotion que l’instrumental de n’importe quel titre de Cult Of Luna. L’évolution de chaque morceau est aussi prévisible que sur « The Hawk is Howling » de Mogwai.

Alors si on ne peut pas tourner le dos si aisément à Pelican, « Specks of Light » imposant son lot de frissons et l’ensemble de « What We All Come to Need » contenant un paquet de riffs aiguisés, on en arrive à regarder la bête d’un regard distrait, à n’écouter qu’un mot sur deux en pensant déjà au prochain disque qui se glissera dans notre platine.

Finalement ce sont bien les featuring qui sauvent l’album, Greg Anderson de Sunn O))) donnant l’intro qu’il aurait manqué à « The Creeper » et Allen Epley prouvant combien le groupe gagnerait en puissance avec un chanteur sur « Final Breath ».

Note : 5,5/10

2 commentaires
  • Dr FrankNfurter
    17 novembre 2009
    J’ai beau l’écouter souvent, j’arrive pas à me faire un avis définitif… comme la plupart des albums de Pelican ceci dit… encore que « The Fire in Our Throats… » était d’un soporifique… au moins le dernier, à défaut de surprendre (en même temps, j’ai rarement été surpris par un groupe de post-metal/hardcore…) est agréable… sans plus… comme d’habitude finalement?
    Il est clair qu’on est loin de la rage des premiers essais, je pense en particulier à l’EP éponyme.
    Toujours est-il que si on devait retenir une chanson de ce groupe instrumental, ça serait… Final Breath, le seul titre chanté… étonnant, non?
    Il leur manque effectivement des accroches (ce que je regrettais fortement à « The Fire… »), disons qu’au moins, Ninth Moon Black a plus ou moins résolu ce problème avec l’apport de synthés (paradoxal vu le peu d’attrait (pléonasme) que j’ai pour cet instrument mais ne faut-il pas une exception de temps à autre? ^^)

  • Benjamin F
    17 novembre 2009
    Ton com me fait vraiment plaisir parce que j’avais l’impression d’être le seul à ne pas vraiment adhérer à ce nouvel album. Agréable mais sans plus… ;)

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