Home | A Propos | Disques | Films | Livres | BD | Séries | Jeux Vidéos | Concerts | Expositions | Bilans | Extension de la Playlist

RAMMSTEIN - Liebe ist für Alle da [6/10]

Rammstein Liebe ist für Alle da

Metal allemand / 2009. Je ne manque pas de rage tant mes journées ne cessent d’être assénées de riffs noisy. Je ne manque pas de rythmique martiale, épaulé que je suis par le krautrock. Je ne manque pas de violence, l’ombre de Converge planant sur mes travaux. Je ne manque de rien et pourtant le métal me manque. Que se passe-t-il, d’où vient cette incapacité à trouver des opus métalliques dans lesquels je crois, dans lesquels j’ai envie de mettre ma foi. Outre le « Wrath » de Lamb Of God, j’avoue avoir été bien orphelin cette année. Du coup, le moindre soupçon d’élan de puissance, la moindre distorsion riffique, me pousserait à lancer à l’arrachée des phrases aussi ineptes que « Rammstein vient de sortit l’album métal que j’attendais ».

En premier lieu, et avant de revenir sur ce que je viens d’écrire il faut savoir que Rammstein est bien plus que le groupe puéril que certains imaginent. Ne manquant pas d’histoire et de convictions, la provocation dont le groupe fait preuve a toujours plus de finalité que les apparences ne le laissent penser. Musicalement parlant, j’ai toujours vu dans Rammstein un groupe bien plus dans la lignée de Nine Inch Nails et de Fear Factory que ce que la tournée « Family Values » avait bien voulu nous le faire croire. Il y a quelque chose de méthodique et de froid chez les allemands, quelque-chose de noble dans leur conception rythmique et dans leur perfectionnisme en terme de production.

Mélangeant la puissance de « Herzeleid », les fines sonorités électroniques de « Sehnsucht » et l’aspect symphonique de « Mutter », « Rammlied » est clairement un hommage au titre « Rammstein », une manière d’affirmer d’entrée de jeu que le groupe est de retour dans la partie, qu’il a retrouvé son identité, son sens de la mise en scène. Il faut dire qu’après le simpliste et peu impliquant diptyque « Reise Reise » / « Rosenrot », le groupe avait vraiment besoin de reposer les bases. Sans surjouer, sans en faire trop, « Ich Tu Dir Weh » permet de se réhabituer à l’étrangeté mélodique que peut déployer Till et de reprendre le chemin des denses développements. Trompettes de guerre qui annoncent un riff vengeur, « Waidmann's Heil » est un rouleau compresseur métal comme il fait du bien à entendre. N’oubliant jamais ses racines indus et martiales mais soucieux d’injecter dans chaque titre sa propre dose d’identité, Rammstein creuse sa différence. « Haifisch », revendiquant pleinement l’influence de Depeche Mode, joue des choeurs et des synthés pour déployer son récital belliciste. Une production de plomb emporte « B****** » : tout est sous contrôle, calculé à l’extrême, instruments à l’unisson, envolée lyriques et passages gutturaux.

« Liebe ist für Alle da » pourrait aisément l’emporter l’adhésion après ces 5 premiers titres, le groupe réussissant à imposer une personnalité hors norme, toujours à la lisière entre la grandiloquence et la colère. Malheureusement, comme beaucoup de groupe de metal, Rammstein se sent obligé de quitter ses terres de prédilection pour revendiquer une légitimité sur le metal fm que seul Metallica a jusqu’à ce jour réussi à approcher avec succès. Ainsi les allemands se ridiculisent sur « Fruehling In Paris » ; difficile de ne pas sourire devant les effets et les « Non je ne regrette rien » empruntés maladroitement à Edith Piaf.

Noir comptine dans la continuité de « Spieluhr », « Weiner Blut » met en avant la rythmique particulièrement de la langue. La dénonciation du tourisme sexuelle en Allemagne dans « Pussy » a beau déborder de second degré, on a cependant du mal à ne pas pester contre les « Just a little bitch... You've got a pussy, I have a dick, so what's the problem? let's do it quick! » Tout cela est-il bien sérieux ? Le problème c’est que les facéties de Rammstein n’amuseront jamais plus que celles de Miss Kittin ou de Peaches. « Liebe Ist Fur Alle Da » réaffirme la filiation avec Fear Factory, arène où Rammstein est de loin le plus à l’aise. « Mehr » possède l’efficacité directe de Mass Hysteria et « Roter Sand » est la classique ballade de fin d’album peu intéressante et peu valorisante.

A la lecture de cette chronique, il a pu vous sembler que j’étais emballé par cet album. Malheureusement il n’en est rien, tant au fond de moi, il y a un petit quelque chose qui m’empêchera toujours de revenir vers ce disque. De quoi s’agit-il ? Soyons honnête, je n’en sais rien.

D’un côté je réalise bien à quel point les allemands sont vulgaires, ridicules et méprisables, mais de l’autre je ne peux pas nier l’évidemment plaisir coupable qu’induit chez moi l’écoute « Liebe ist für Alle da ». Est-ce du au manque ? Ou est-ce suscité par la capacité de Rammstein a repousser les limites du bon goût tout en connotant positivement la notion de grandiloquence ? Je ne sais pas, tout cela crée un sentiment étrange chez moi, je sais pertinemment que ce nouvel opus est à ranger au plus près de « Mutter » et pourtant je n’arrive nullement à le considérer comme un album important de 2009.

Rammstein manque-t-il encore d’approche artistique ? Lui faut-il mieux s’inspirer du Maître Reznor pour révéler tout son talent ? Ou peut être que Rammstein n’est pas du tout à remettre en cause, peut être est-ce moi qui vieillit, moi qui voudrait continuer d’écouter du métal mais qui y décèle toujours un manque de subtilité, comme si derrière la puissance le style prêtait toujours à rire, m’obligeant ainsi à me tourner vers de la violence pure issues des sphères coreuses. Je ne sais pas, je suis perdu, éclairez moi…

Note : 6/10


17 commentaires:

  SysTooL

01 novembre, 2009

Un groupe très particulier que RAMMSTEIN... parce qu'on oscille sans cesse (du moins c'est ce que je fais) entre l'impression de les trouver lourdauds, vulgaires et en même temps une certaine finesse dans les arrangements et parfois dans les textes...

Je dis cela d'autant plus que je comprends relativement bien l'allemand, donc je suis autant sensible à certains textes intéressants que d'autres parfaitement horribles (mais 2ème degré)

Bref, un groupe qui sera toujours accompagné d'un point d'interrogation pour moi, mais cette ambiguité est intéressante, en un sens...

SysTooL

  Thomas

01 novembre, 2009

Tout juste.

La première moitié est très convaincante, mais quand arrive la power-ballade oh là là... le pire c'est que dans le temps, Rammstein n'était pas trop mauvais dans le genre (Seemann, c'était une belle chanson)... mais comme tu le dis il y a cette quête effrénée (et un peu bébête) de légitimité hors-metal... enfin cela dit il y a quand même sur cet album six, sept titres vraiment très très bons, et même certaines trouvailles.

  Benjamin F

01 novembre, 2009

@Systool, @Thomas

Franchement ça me fait super plaisir de voir qu'on a à peu prêt le même point de vue. Rammstein (et malheureusement le métal aujourd'hui en général) souffre d'un tel défaut de crédibilité au près de tous mes potes que parfois j'en arriverai à culpabiliser d'aimer autant certains titres du groupe allemand ;)

En fait, si je prends tous les albums du style que j'ai écouté cette année, j'en arrive à la conclusion qu'un album de métal, contrairement à d'autres styles, n'a pas le droit à l'erreur : un ballade trop niaise, un refrain trop catchy, un texte répétitif et lourd... et c'est tout l'album, toute la démarche qui est décrédibilisée. J'en finis par en retirer une certaine frustration car comme tu le dis Nico, Rammstein possède vraiment par moment des arrangements incroyables aussi puissants qu'originaux et que finalement je ne retrouve que dans peu de groupes.

Et oui c'est vrai qu'en réécoutant la ligne de basse de Seemann, je me dis qu'il n'aurait pas fallu beaucoup d'exigence en plus à Rammstein pour faire de Liebe ist für Alle da une belle réussite.

  Anonyme

01 novembre, 2009

Complètement d'accord avec cette critique. Moi aussi je ressens une gêne, alors que je l'écoute en boucle. Rammstein fait cet effet à beaucoup de gens

  Thomas

01 novembre, 2009

En fait le problème avec Rammstein c'est - je crois - qu'ils ont placé la barre tellement haut avec leurs deux premiers albums (on peut même tirer jusqu'à Mutter, qui l'effet de surprise en moins était tout de même un sacré disque), se sont attirés tellement de bonnes critiques (parce qu'à la fin des années 90 Rammstein était quand même LE groupe de metal hype par excellence), se sont vus adoubés par les plus grands (ils sont quand même sur la BO de Lost Highway dirigée par Reznor... dans le genre CV, ça en jette)... que du coup ils ne savent plus comment en sortir et sont un peu paumés aujourd'hui. Sur ce disque - comme sur les deux d'avant - on les sent un peu écartelés entre l'envie louable de faire autre chose et un côté un peu incapacitant dû au fait que la formule qu'ils ont trouvé sur Hezeleid est aussi terrible que limitée. Mais sans doute qu'en effet, si celui-ci conserve ma préférence, c'est parce qu'il a une radicalité qu'on ne retrouve sur aucun des autres ; jamais ils n'y cherchent le refrain pop mignon, la joliesse... c'est à la fois leur album le plus cheap et le plus extrême... difficile d'aller beaucoup plus loin après...

  Benjamin F

01 novembre, 2009

T'as complètement raison, c'est exactement ça, si ce n'est qu'après la phase "metal hype", il y a eu la vague "groupe ridicule et putassier". Je me souviens tellement de la première écoute de Hezeleid, ce côté nouveau et extrême, sorte de machine de guerre prête à défier la terre entière adoubée par une imagerie qui ne cherchait jamais le compromis. Mais je ne leur en veux pas de chercher le refrain pop mignon, la joliesse, je leur en veux de ne pas trouver le refrain "juste". En même temps, c'est vrai que le groupe est dans une situation où il est difficile de faire autre chose, difficile de transcender le standard qu'on a soi même imposé.

  SysTooL

01 novembre, 2009

En un sens, RAMMSTEIN me fait penser à MARILYN MANSON. Pas forcément musicalement, quoique, mais parce qu'ils manient la provocation et l'ambiguité(ce n'est pas le dernier clip qui me contredira), passant à la fois pour des amuseurs publics et des types semblant vouloir faire passer un message plus profond... mais finalement, pas si profond que ça...

Et le point commun entre RAMMSTEIN et MANSON, c'est que l'un et l'autre ne m'ont jamais tellement convaincu... j'écoute ça volontiers si ça me tombe sous l'oreille mais je n'achèterai "jamais" un de leurs albums...

  Benjamin F

01 novembre, 2009

Suite à ton com Nico, je viens de relire ma chronique du dernier Marilyn Manson et j'y dis sensiblement la même chose tant les effets provoqués sont similaires. Les deux groupes sont effectivement très proches. Débuts fulgurants et ultra hypés, puis carrières rapidement tournées en ridicule par les médias défendeurs du bon goût. La gêne mais aussi le plaisir que je prends à l'écoute de Rammstein et de Manson est au fond assez similaire : à la fois un plaisir coupable, et à la fois un certain énervement de voir qu'ils sont tournées en ridicule pour des raisons que j'ignore mais qui doivent être liées au dédain généralisé pour le métal et pour le sens de la mise en scène.

A titre perso, et en toute transparence, la question est la suivante : si tout le monde s'accordait sur le fait que Rammstein est un groupe novateur à la personnalité forte, est ce que je ressentirais moins de culpabilité à aimer, est-ce que j'aurais réussi à passer outre les défauts de l'album ? Est-ce que mon milieu peut encore avoir de l'influence sur mes goûts ? N'étant qu'un pauvre humain, j'ai bien peur que oui ;)

  SysTooL

01 novembre, 2009

Oui, mais finalement il y a des formations très caricaturales dans tous les genres... entre SLAYER, un rappeur lambda californien ou Lady Gaga, il y a un sens du decorum commun... :-)

Pour RAMMSTEIN, je vois ce que tu veux dire et on a tous des groupes qu'on écoute avec une arrière-pensée un peu "coupable"... mais si les gens se concentraient davantage sur la musique, ce serait mieux pour tout le monde et on pourrait négliger certaines critiques mal venues de la part de personnes bien pensantes... :-)

SysT

  Thomas

01 novembre, 2009

Je ne sais pas si c'est si échelonné que cela... il y a quelques années j'ai interviewé les mecs de Clawfinger, qui avaient invité Rammstein à faire leur première partie en 1995, et ils m'ont raconté des anecdotes horribles, que Rammstein se prenait des canettes tous les soirs, se faisait huer, que les gens leurs tournaient le dos pendant les concerts... j'ai le sentiment qu'il y a toujours une vraie division du public à leur égard. Et aussi que c'est d'autant plus marqué en France, pays où le côté "rock costumé" n'a jamais vraiment pris... les américains ne se posent pas tant de questions à leur sujet...

  Benjamin F

01 novembre, 2009

Marrant ça parce que j'avais justement vu Clawfinger en première partie de Rammstein 6 ans plus tard...

  Jumbo

01 novembre, 2009

Rammstein n'est certes pas que le groupe lourdaud über-germanique qu'il parait être, mais de là à les comparer avec l'abysse qu'est Nine Inch Nails... Désolé mais je ne PEUX PAS laisser passer ça ^^

Sinon, de cet album je ne connais que "Pussy" qui est quand même fichtrement vulgaire... C'est triste quand on repense à "Seemann" en effet, qui est sublime, ou même à Herzeleid qui est un album vraiment excellent, dénué de (trop de) grandiloquence et de mauvais goût...

  Anonyme

05 novembre, 2009

Achète toi une culture metal avant de rédiger autant de connerie... Une influence fear factory dans rammstein WTF quoi.

Quant au "trip" du groupe, si t'en as toujours pas pigé le leitmotiv bah tu n'as RIEN A FOUTRE dans une chronique de Rammstein.

Remarque, à lire que le "wrath" d'un groupe aussi insipide que Lamb of God t'est fait du bien, je m'attendais pas à grand chose.

Le journalisme est un métier.

  Benjamin F

05 novembre, 2009

"Le journalisme est un métier.". Oui évidemment pourquoi dis tu ça ? Voyons voir, je n'ai pas fait d'études de journalisme, je n'ai pas de carte de presse, je ne gagne pas ma vie en écrivant des articles, je ne fais pas partie d'une rédaction. Effectivement tu vises juste le journalisme est un métier et je ne suis pas journaliste ! Bien mal m'en prendrait d'ailleurs. Si tu as lu les critiques du derniers Rammstein dans les Inrocks, Rock'n'Folk et Télérama, tu réaliseras bien à quel point je suis à mille lieux d'être journaliste tant je ne peux rivaliser avec leurs brillantes analyse et leur culture hors norme. Pour ce qui est des mags plus spécialisés, même constat, je suis bien loin d'avoir leur niveau d'écriture, leur fulgurance de style, et leur niveau d'honnêteté.

Pour le "trip" de Rammstein pour ma défense, il est dur à saisir un groupe lorsqu'il sort des albums aussi inégaux (cf la blague "Rosenrot")

Sinon, le fait d'être "dans la lignée" implique-t-il que Rammstein et Fear Factory font le même style de musique ? Pas vraiment, je faisais tout simplement référence à cette interview de Till où il se disait toujours plus proche de groupes comme Fear Factory que de ceux du Family Values Tour. L'approche mélodiques sur certains refrains des derniers FF et l'incorporation des éléments indus pourraient expliquer l'affiliation.

Pour le Lamb Of God, je suis surpris en revanche, tant cet album semblait avoir fait l'unanimité chez les fans de Pantera. Je serais ravi que tu développes ton point de vue dans la critique s'y rapportant : Wrath

Sinon commentateur est un métier aussi, heureusement je ne pense que tu sois plus commentateur que je ne suis journaliste ;)

Merci d'être passé ici,

A bientôt pour d'autres échanges de qualité !

  Raiden

14 novembre, 2009

Je suis un grand Fan de Rammstein et personnellement je n'en ai jamais ressenti aucune honte ou quoi que ca soit.

C'est un groupe qui n'a pas inventé le Metal Indus, loin s'en faut (Ils arrivent quand meme après KMFDM, NIN, Oomph) mais qui a grandement contribué a sa popularité, et qui a très bien reussit a crée son propre "son"

Concernant le coté vulgaire, c'est surtotu un groupe qui ne se prend pas au serieux, qui se permet donc certains debordements sans qu'il faille y chercher autre chose qu'un gout tres prononcé pour le second degré.

Pour en revenir a leur dernier album, j'ai du mal a voir la ressemble qu'il est censé avori avec Herzeleid (mon préféré, a égalité avec Mutter)
Liebe Ist fur Alle DA, sonne très metal, assez lourd, tres efficace mauis parfois pas assez inspiré.
Reste 2 énormes points fort sur ce disque:

la vois de Till, a son apogée (autant su rl'intro de Rammlied que sur le refrain vociféré de Bückstabü) et le jeu a la batterie de Schneider, qui porte vraiment ce disque.

Pas le meilleur donc, mais des qualités certaines, que j'ai pu apprecié après plusieurs écoutes

  Anonyme

15 novembre, 2009

Ouais enfin c'est bien beau de parler de la scene metal en pretendant que rien ne t'a enchanté cette année... et que tes seules paroles seront une breve anecdoctes au sujet d'un ou deux groupes de Metalcore et du groupe de Metal Indus pas tres connu qu'est Rammstein... traduction : tu connais pas un cinquieme de la scene. Et pas la plus glorieuse (y a pas plus batard que le metalcore). Surtout que cette année m'a fort convaincu pour ma part (aussi bien en metal que dans les divers autres genres musicaux). Mais bon, apres si on attend que l'album nous tombe dans les mains... Ce nouveau Rammstein est pas mal, mais y a tellement mieux. Mais forcement si on s'interesse qu'a ce qui a plus de 10 000 ventes par semaine...

  Anonyme

30 novembre, 2009

Ce dernier album de Rammstein, personnellement, je l'apprécie énormément (Weidmann's heil, pussy, mehr notamment)! Je ne vois pas ce qu'il y a de plaisir coupable, c'est un peu inquiétant ce genre de propos - oh mon dieu c'est des allemands qui provoquent! C'est caca! -. Non, franchement, je préfère nettement ce disque volontairement vulgaire et foutage de gueule, que certains albums convenus d'autres groupes. C'est du métal, alors à quoi s'attend-on? Au contraire, pour une fois, on nous sert une soupe corrosive qui arrache un peu le palais. Du rock quoi. Et personnellement, j'adore le clip Pussy, je suis toujours outré et mort de rire en le regardant : c'est ça la provocation, mais sans oublier le second degré et l'autodérision.

Enregistrer un commentaire