Electro-Rock anglais / 2010. Les tentatives d’opprobre d’un média musical contre un autre média musical m’ont toujours laissé un goût amer dans la bouche. J’éprouve un vrai malaise à voir certains s’évertuer à discréditer les goûts, l’approche, le ton ou les petites manies de tels ou tels autres "concurrents". La critique musicale n’est pas un champ de bataille économique où l’objectif est de gagner des parts de marché. La jalousie des petits envers les gros tout comme le mépris des gros envers les petits me semble déconnecter des ambitions « culturelles » et de la volonté de partage qui est sensée nous animer. Argumentées ou non argumentées, avec ou sans notes, réfléchies ou impulsives, de quelques lignes ou de trois pages, toutes sortes de critiques peuvent me marquer à un instant T.
Evidemment, je me retrouve mieux dans certains médias que dans d’autres. Les critiques sont parfois comme des auteurs. Il y a des textes qui nous touchent et des orientations qui nous laissent froid. Il arrive évidemment que je trouve certaines critiques d’une profonde vacuité et que je conspue des tons condescendants ou des provocations trop grossières. Mais jamais, il ne me viendrait à l’esprit de venir m’en offusquer ici au sein d’un article. C’est comme quand un groupe dit du mal d’un autre, il y a un côté enfantillage, un côté je définis ma position par rapport à la tienne. « Peu importe ce que je fais, l’important est de souligner que c’est mieux que toi ».
À critiquer celui qui critique afin que les gens qui lisent des critiques puissent mieux orienter leurs lectures de critiques, ne finit-on pas par se mordre la queue ??? A tort ou à raison, j’ai toujours pensé que les gens qui lisaient des critiques de disques n’étaient pas forcément des oisifs pour qui la quête de la sainte pensée musicale était une notion qui avait du sens. Bien heureux que des gens lisent encore des critiques de disques ! N’allons pas en plus leur imposer des chamailleries internes !!! Autant la prospection musicale à du sens, autant le lecteur est assez grand pour décider quel média il souhaite lire.
Alors vous allez me rétorquer que s’en prendre à ceux qui se critiquent entre eux est également une forme de critique, que je suis le premier à dire du mal de magazines comme Rock’n’Folk, que c’est bien un comble ces critiques qui n’aiment pas être critiqués… J’aurais plein de réponses à tout ça, mais est-ce que cela a vraiment une importance ?
Au final, toutes ces discussions autour des critiques m’ennuient. Moi qui adore découper les cheveux en quatre, moi qui peut trouver l’exercice intellectuel stimulant, moi qui ait été également le premier à me sentir concerné par ces considérations, je suis fatigué. La moindre anicroche twittospherique sur le sujet peut m’épuiser. Et pourtant Dieu sait que j’aime le débat.
Débattre, oui ; me battre, non ; je n’en suis plus capable. Je ne veux pas de contraintes, pas de poids, je ne veux pas assumer la moindre responsabilité, je suis fatigué et faible. Et puis j’ai confiance en moi, je ne ressens plus le besoin d’échanger là-dessus, de défendre mes points de vue. Je sais où je vais. Je veux juste parler des disques que j’aime et que je déteste.
Bref, les saintes croisades se passeront dorénavant de moi. Tant mieux pour elle, ai-je envie de dire.
Pourquoi cette longue (et futile) introduction à la critique de cet album de These New Puritans ? Et bien justement parce que, n’ayant pas peur des paradoxes, j’ai eu envie d’écrire sur ce « Hidden » suite à l’incompréhension qu’avait suscité chez moi le texte dithyrambique de JD Beauvallet, l’une des belles plumes des Inrockuptibles. Non pas que je pense que cette critique soit un torchon (comme je le disais une telle affirmation me paraîtrait fort inappropriée et d’ailleurs celle-ci me satisfait totalement dans sa forme) mais vraiment dans le sens où elle m’interpelle. Comment peut-on écrire à propos de ce disque : « Mais on n’imaginait pas ces jeunes Anglais capables d’un disque aussi secouant, mutant et déstabilisant que l’immense Hidden. » ? Est-ce que je passe à côté de quelque-chose ? Suis-je formaté pour détester cet album ? Je suis perdu dans les méandres de l'incompréhension. Si comme je le pensais tout le monde s’était accordé sur l’aspect nocif (mais non corrosif) de cet album, sûrement aurais-je oublié d’essayer de dissuader quiquonque de l’écouter. Mais là, je ne souhaite définitivement pas garder toute cette incompréhension pour moi.
Lorsque je lis : « La pop, sans la niaiserie : quand on évoque le fascinant dédale que constitue Hidden, quand on s’emballe, frustré par l’humilité de notre interlocuteur, pour crier au génie, Jack Barnett, tête fûmante du groupe, répond : "C’est juste un album pop." », je me demande avec qui de JD Beauvallet ou de Jack Barnett, je suis le plus en désaccord. Ce n’est pas parce que le chant se fait sérieux sur « Three Thousand » que ce spoken word et ces instrumentations de cirque en sont moins niaises ! Ce n'est pas parce qu'il y a des mélodies sous cette ribambelle de sonorités mensongères, qu'il ne s'agit que de pop ! D'ailleurs à l'écoute de « We Want War » c’est surtout dans la catégorie comédie musicale qu'on a envie de classer These New Puritans : Ça danse, il y a de la mise en scène, une ombre maléfique prononce des dialogues angoissants tandis que dans l’obscurité un monstre déclame en boucle les mêmes mots. Fermez les yeux, on s’y croirait : Vous êtes à Bercy avec vos enfants ! Pas entrain d'écouter un disque de "pop" !
Ici l’expérimentation (que certains associeront trop vite à du génie) se résume à une simple juxtaposition d’éléments que nous n’avons pas l’habitude d’entendre ensemble, et ce pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont rien à faire dans là même pièce. Les effets jazzy de « Hologram » s’accordent mal avec cette voix forcée, avec cette fausse préciosité, tandis que les rythmiques plus rock échouent à noircir le message mystique de « Orion ».
Du coup, que devient ce “J’ai toujours préféré la pop expérimentale au rock expérimental, plus prétentieux et hautain. La pop parle de manière plus directe.” ? Cela débouche sur des titres aux accents R’n’B "artistiquement recrédibilisés" par des rythmiques tribales et des coeurs apparemment dédiés à l’envoûtement. (« Attack Music »). Quelle brillante idée ! Prenons les éléments de ce qui provoque une réaction épidermique positive immédiate et passons les dans la moulinette Animal Collective afin d’être labellisé ! Que faire d’un disque si démonstratif au point de caler un interlude d’inspiration classique (« Canticle ») ?
Ce qui est dommageable là dedans, c’est qu’une chronique trop élogieuse sur un disque en demi-teinte pousse forcément à chercher les vices cachés, à passer au crible les chansons. Et au lieu de trouver le génie, on finit malheureusement par trouver l’ennui. Néanmoins, la posture « contre » n’implique pas de fustiger « Hidden » sur la place publique. Malgré son incohérence et son manque de retenue perpétuelle, il faut bien lui accorder l’envie d’essayer de faire quelque chose de nouveau, et des mélodies qui remplissent à merveille le cahier des charges en créant dans le salon des Dancefloor Autonomes Temporels (« Fire-Power »). De plus, par moment, les grossières intentions finissent par sincèrement intriguer. Il y a quelque chose de tacitement mystérieux dans « Drum Courts - Where Corals Lie » !
« Mais on n’imaginait pas ces jeunes Anglais capables d’un disque aussi peu cohérant, ayant autant la folie des grandeurs que cet écœurant Hidden ! »
Se moquer de la cohérence de These New Puritans après avoir écrit une critique si décousue et bien moins tenue que celle de mon homologue, possède un aspect ironique qui ne vous aura pas échappé. Mais bon je ne suis plus à une contradiction près.
Et puis merde, arrêtez de perdre du temps à lire des critiques, et allez écouter des disques !
Note : 5/10
Archie Bronson Outfit - Shark's Tooth
-
Tout d'abord via une prestation énergique au Rock dans tous ses états à
Evreux puis ensuite au travers de leur fougueux premier album "Derdang
Derdang", Ar...







45 commentaires:
04 février, 2010
J'approuve complètement le sens de cet article. Même si j'aime bien suivre les chamailleries, j'ai été un peu énervé par le comportement récent de certains blogueurs qui se prennent vraiment trop au sérieux. Lire leurs insultes dans les commentaires des autres comme s'il s'agissait de trolls, ça laisse perplexe. Enfin vu le ton que tu emploies, je suppose que tu préfères que je ne cite pas de nom :)
04 février, 2010
D'accord avec le fond de la critique et avec le fait que These New Puritans n'a pas un talent à la hauteur de ses ambitions. En revanche, quand tu dis que JD Beauvallet est l’une des belles plumes des Inrockuptibles, je te trouve un brin faux-cul. Si l'on s'en réfère à cet article il nous sort quand même des gros clichés critiques : genre "We want war : Une nouvelle définition du www" ou encore "Pour le puritanisme, chercher donc ailleurs, loin de ces New Puritans" !!! Sans parler du fait que à part recracher des passages d'interviews, il n'argumente pas beaucoup. Finalement ta critique qui part dans tous les sens est sûrement plus tenue que la sienne.
04 février, 2010
Je partage assez bien l'esprit du début du texte, mais, pratiquement,je ne perçois pas à quel évenement récent il fait allusion (je ne lis pas tout, partout, au jour le jour).
Je n'ai pas encore assez d'écoutes actuellement sur le New Puritan. Simplement, il semble s'engouffrer dans une voie qui compte beaucoup de jeunes adeptes pour l'instant : complexe, exhubérante, explosive, décomplexée et en même temps pop. Avec même un petit côté "rococo". Retour de balancier après le nu-folk et autres nunucheries? Le rock, historiquement, c'est ça. Un coup dans un sens, un retour dans l'autre...
04 février, 2010
Tttt, ttt...
De la comédie musicale ? Carrément ?! Tu me fais l'effet d'un mec qui serait aller voir "usual suspects" des mois après la sortie et qui serait , évidemment déçu suite aux éloges dythirambiques entendues.
Je comprends parfaitement qu'on puisse passer à côté de cet album. Moi, j'adore ! Je trouve ça infiniment créatif à côté de la soupe qui passe. Mais quand j'en parle, je dis que c'est génialement chiant ;)
Plaisanterie mise à part, j'aime le goût du risque chez eux. Le fait qu'ils ne cherchent pas spécialement à plaire, et j'avoue que "We want war" a un effet hypnotique sur moi.
Je pense que ça fait partie des albums que l'on peut détester mais qu'il faut avoir écouté au moins une fois. Même si on trouve ça mauvais, on se doit, à mon sens, de respecter le travail accompli.
Et oui, c'est que de la pop. Mais de la pop aristocratique, créative. Qui dessine probablement un peu son avenir.
04 février, 2010
PS : J'aime le new folk et les nunucheries, bien entendu!
04 février, 2010
@Lucien : Ah pas du tout en fait ! Cet article ne fait pas du tout référence à ce que tu as pu lire la semaine dernière. J'ai vraiment commencé à l'écrire suite à la lecture de l'article des Inrocks. C'est vrai que depuis quelque temps on voit de plus en plus d'attaques sur Twitter, sur d'autres comme sur moi, mais je ne cherchais pas forcement à faire passer un message (même si je ne me cache pas d'évoquer le point). J'ai déjà défendu ailleurs mon point de vue sur la question, et mon introduction était vraiment une mise en perspective relative au fait de positionner ma chronique par rapport à celle d'un autre. Vraiment désolé que ça ait pu être interprété autrement :)
04 février, 2010
Décousue, mais très intéressante ta critique. Etant donné vos avis diamétralement opposés à JD Beauvallet et toi, je m'empresse d'aller écouter ce disque.
04 février, 2010
@Pierre : Je ne pense pas que cette critique soit ultra-représentative de son style. A mes yeux en tout cas cela reste une critique intéressante puisqu'elle a suscité une interrogation chez moi. Après j'ai bien compris le sens de ton message et les compliments déguisés, lol :p
@Mmarsupilami : C'est clair qu'en ce moment la brèche est ouverte. L'effet Animal Collective ? Je ne sais pas. Après j'aime plutôt bien cette tendance comme j'aimais la nu-folk. C'est juste que parfois les intentions peuvent être ressenties comme trop évidentes :) Sinon comme je disais à Lucien, l'article ne fait absolument pas référence à un article particulier (je tiens à ce que ce message soit clair). Ce n'est pas "ciblé" puisque justement je dénonce les attaques de ce type. A la limite on peut vraiment dire que c'est la résultante de plusieurs mois où j'ai eu l'impression de passer mon temps à me "défendre" :)
@Belâm/Catnatt : Je suis content que tu comprennes qu'on puisse passer à côté parce ce que c'est vraiment mon cas :)Je trouve également qu'ils peuvent parfois être hypnotiques et que cet album possède un vrai intérêt. J'ai mis la moyenne tout de même et je te signale que Usual Suspect est mon film culte depuis toujours !!! :)
@JS : Ouais manifestement ça a encore l'air d'être un disque où je vais rester seul dans l'incompréhension. Encore une fois je ne trouve pas ça mauvais, mais de là à en faire l'album qui redéfinit les contours de la pop... Tu me diras.
04 février, 2010
Hypnotique, hypertonic, hypotechnik, hyperlogik ?
Effectivement, c'est un opus bien bloquant.
Je l'ai déjà écouté plusieurs fois et je n'arrive pas à me faire un avis... L'incohérence totale et parfaite peut-elle devenir cohérente ? Au moins cet album aura fait réagir, et c'est déjà pas mal...
@+
ps: j'aime bcp cette chronik originale et bien foutue ;)
04 février, 2010
Et bien ça c'est de l'article ! Bravo Monsieur F, vous mériteriez bien une place chez Les Inrocks justement ! :)
04 février, 2010
Ça c'est une chronique qui a de la gueule. Je partage pas complètement ton sentiment par rapport à ce disque (tu lira ma chronique) (oui tu la lira !), mais ta chronique fait réfléchir, relativiser et au final (après réécoute) m'a renforcée dans mon opinion.
Tout ça contrairement à une certaine chronique (tu sais surement de laquelle je veux parler). Tu pourrais donner des leçons d'élégance critique à son auteur.
04 février, 2010
@2Ben : Au bout d'un certain moment, si on hésite toujours, c'est que l'album comporte forcément des vices de forme. Après c'est certain qu'il y a des choses à en dire. Merci pour les compliments.
@Laure : C'est gentil ça, mais je ne pense pas avoir la rigueur. Je me disperse trop. Et puis j'ai déjà un métier à côté :)
@Mlle Eddie : Impatient de te lire :) Au vu des réactions, j'ai toujours l'impression d'être un peu passé à côté, donc je suis toujours preneur de nouveaux avis. Sinon comme je l'ai dit précédemment cette critique n'était pas du tout en réaction à l'article de qui que ce soit (en revanche, je vois qu'elle a marqué les esprits avec). Thks :p
04 février, 2010
Mais de quel article vous parlez tous ???
04 février, 2010
Bien qu'elle puisse paraître présomptueuse, casse-gueule voit irritante, suscitant probablement un rejet chez beaucoup, leur démarche m'a interpelé (et j'ai cru comprendre entre les lignes que toi aussi sur certains morceaux). C'est un disque qui frime, de la part d'un groupe qui fait tout pour essayer de sortir du lot (de la meute?) mais je l'aime bien. Par contre, je m'abstiendrais bien évidemment de crier au génie.
On n'est pas d'accord sur les TNPS, mais c'est justement là que je prends le plus de plaisir à te lire, car c'est ce qui fait la richesse des chroniques et ce qui fait avancer les choses.
Be strong Ben!
04 février, 2010
Salut, ta critique est très intéressante même si je ne suis pas d'accord avec toi (ni avec les Inrocks, ni avec Magic mais ça c'est normal). Ce disque est un bon disque de pop qui cherche à sortir des sentiers battus, qui prend des risques, qui se prend le melon (!?) Ce ne sera pas le disque de l'année tout comme ne l'est pas Vampire weekend... Mais cela reste une démarche intéressante et, qui plus est, interpelle.
04 février, 2010
@Pierre : Moi je ne parle d'aucun article :)
@Cedric B : J'ai relu ta critique avant de publier la mienne, et on dit à peu près la même chose, si ce n'est que le côté frime m'a un peu plus exaspérer. On ne sort pas de la meute par choix mais par nature :)
@Regcontrelamachine : Bah en fait je trouve justement qu'on est plutôt d'accord :). "qui cherche à sortir des sentiers battus, qui prend des risques, qui se prend le melon" --> C'est exactement ce que je pense. Ça débouche sur un disque correct, intéressant mais un peu raté, bref un 5/10 :)
04 février, 2010
Je pense qu'ils parlent de ça (enfin les commentaires, pas Benjamin si j'ai bien compris) :
http://thevioletteroll.wordpress.com/2010/01/27/hot-chip-%E2%80%93-one-life-stand/
Mais je crois que l'article a été modifié. Ca me semblait plus virulent au départ, mais je me trompe peut être. Enfin lis les commentaires, ça te donnera une idée.
04 février, 2010
Ah oui effectivement c'est moche, ça donnerait presque envie de retourner lire les Inrocks ! :)
04 février, 2010
JD Beauvallet, ton homologue ??? Arrête de rever les bloggers comme toi ne seront jamais journalistes. Faut vraiment pas se prendre pour de la merde pour écrire un truc comme ça. Va apprendre à écouter un disque et on en reparle.
04 février, 2010
@Anonyme : Tu as bien raison, j'aurais mieux fait d'évoquer mon maître JD Beauvallet :) Plus sérieusement, le mot homologue était peut être mal choisi. Je l'employais dans le stricte cadre du fait que nous avions tous les deux écrits une critique sur Hidden de These New Puritans. Loin de moi l'idée de me prendre pour un journaliste ! En revanche, si c'était de la provoc pour relancer le débat édulcoré "Journalistes VS Blogueurs", ce sera sans moi, comme je l'explique dans ma chronique :)
04 février, 2010
J'apprécie beaucoup le ton doucement polémique de ta chronique. Parce que c'est une polémique sans artillerie. Pour les New Puritans, je ne l'écouterai pas en entier. On ne peut plus, passé un certain âge et lorsqu'on a des obligations, dépenser son temps dans l'écoute intégrale et concentrée d'un disque qui comprend We want war, une chanson qui finit bien, du point de vue des arrangements, mais qui commence malheureusement avec des voix synthétiques assez grotesques.
04 février, 2010
@Matador : Moi polémique ? Ce serait mal me connaitre :). Je crois que tu résumes tout le disque en disant "We want war, une chanson qui finit bien, du point de vue des arrangements, mais qui commence malheureusement avec des voix synthétiques assez grotesques.", c'est vraiment exactement ça. L'album est plombé par des fautes de goûts grotesques !
04 février, 2010
Après avoir lu ton billet, la chronique des Inrocks et de Magic, je suis allé écouté un peu un groupe que j'avais jusque là évité comme la peste.
Ma conclusion ?
Sans intérêt.
Le groupe, pas ma conclusion (encore que...)
04 février, 2010
@Lyle : Ah voilà le genre de retour que j'attendais en publiant ce texte !!! :)
04 février, 2010
J'ai pas lu la chronique parce que faut pas déconner elle est trop longue. Mais j'ai trouvé le disque chiant. Ouais.
04 février, 2010
Ca va, sur ce coup-ci, je ne suis pas le seul à trouver ce disque creux et chiant ;-)
Je ne suis même pas arrivé au bout.
04 février, 2010
Simple détail : quand je parlais de "nunucheries", Animal Collective était dedans à titre prioritaire! Sa musique n'a rien d'exhubérant, de décomplexé et d'explosif!
;-D
05 février, 2010
Ça tient en deux mots ce disque : Péplum électro.
A la benne direct.
05 février, 2010
@Nathan : Lol :) En même temps c'est bien l'intérêt du blog de pouvoir se permettre d'écrire des trucs longs sans compter ses mots. D'autant plus qu'une critique comme celle-ci parle au final de tout autre chose :)
@Thierry : Moi je me suis forcé par pur conscience professionnelle et plusieurs fois même !
@Mmarsupilami : Permettez moi de remettre en cause votre parole jeune Mmarsupilami. Animal Collective est on ne peut plus exhubérant, décomplexé et explosif (cf Brother Sport, que je n'aime pas d'ailleurs, lol)
@KMS : Que je regrette d'avoir parlé de comédie musicale et de ne pas avoir pensé à péplum electro :)
05 février, 2010
c'est quand la prochaine chronique, j'ai faim !
05 février, 2010
@Anonyme : Ah la critique du jour a été publié mais il ne s'agit malheureusement pas d'un disque. Je m'autorise aujourd'hui une incartade cinématographique avec le très bon Mother de Joon-Ho Bong. Prochaine critique de disque lundi, avec une découverte jusque là confidentielle :) En te remerciant pour ton impatience :p
05 février, 2010
Intéressant commentaire sur la critique de la critique! ;) Voilà pourquoi j'ai abandonné les facebook de ce monde et n'ai jamais été inscrite sur Twitter. Des gens sont plutôt féroces dans les commentaires. En même temps, faut-il se surprendre, lorsqu'on fait de la critique, on s'expose aux commentaires. C'est aussi pourquoi j'ai arrêté de donner des notes aux disques. Je n'ai pas envie de les noter puisque j'en parle pour le simple plaisir de la chose et en espérant, au hasard, intéresser les gens à des disques moins connus, tout simplement. Je n'ai pas accroché sur cet album, mais ne l'ai pas assez écouté pour donner un commentaire significatif et sensé.
05 février, 2010
Oui, j'ai lu depuis le dernier message. Et je suis assez d'accord sur tous les points.
05 février, 2010
@Ma Mère Etait Hipster : Perso la critique des autres dans les commentaires ne me gêne pas. Bien heureusement d'ailleurs vu ce que ce je prends souvent dans les dents ici :) Non ce qui me gène c'est quand des critiques musicaux vont se faire des gueguerres par blogs interposés, je trouve ça dommageable pour les lecteurs. Pour ce qui est de noter les disques, j'en ai déjà débattu sur Débattons-Nous et j'ai gagné 18 votes contre 10 :)
@Nathan : Je voulais pas te forcer la main :)
05 février, 2010
Je viens d'aller lire les arguments et j'avoue qu'ils sont bons. C'est vrai qu'en délaissant les notes, je me suis dit que je perdais un moyen visuel de dire à mes lecteurs: voici, rapido, ce que j'ai envie d'y mettre comme note globale. Mais en même temps, je réalise que je parle de disques que j'apprécie bcp la plupart du temps, parce que je veux simplement les faire connaître. Je ne me targue pas de faire l'actualité musicale complète, loin de là, vraiment je veux que ça demeure un plaisir tout à fait personnel. Enfin, on pourrait en discuter longtemps! ;)
06 février, 2010
l'ambiance me fait penser à un remix de nine inch nails par aphex twin, le morceau s'appelait "at the heart of ot all" sorti il y a 15 ans avec rythmiques industrielles et instruments type cuivre. Comme quoi c'est très innovant "these new puritans".
06 février, 2010
@Ma Mère était Hipster : Ouais c'est une conversation à réserver pour une soirée "pilier de bar" su t'es de passage sur Paris un de ses quatre :)
@Loulouille : Ah je me souviens de ce titre sur Further Down the Spiral !!! Putain pour le coup c'était ouf à l'époque !
06 février, 2010
Depuis 3 ans, j'y vais au moins une fois par année (Paris). Je ne crois pas y aller cette année (faute d'argent) mais je ne manque jamais d'aller voir les merveilleuses expositions qui sont présentées chez vous, ça c'est sûr! L'année prochaine peut-être en mixant ça à la Biennale de Venise comme j'ai fait en 2009, quel voyage extra! :)
18 février, 2010
Vous êtes quand même gonflés les gars : "Ici l’expérimentation (que certains associeront trop vite à du génie) se résume à une simple juxtaposition d’éléments que nous n’avons pas l’habitude d’entendre ensemble"
Si je n'ai pas vraiment accroché à cet album, il faut bien avouer que ce n'est pas une simple juxtaposition. Faut quand même être capable d'assembler tout ça.
Après que cela soit ennuyeux où pas; c'est pas le propos, mais sauf votre respect (et je m'en bats les c...) c'est de la critique facile
19 février, 2010
@Benn : En fait la critique est toujours facile, qu'elle soit positive ou négative. On n'est pas dans de l'analyse thématique comme ça peut être le cas avec les livres ou les films. Ici il ne s'agit que de broder autour d'une simple notion comme "Je n'ai pas aimé". C'est juste des mots posés sur un ressenti émotionnel... enfin je crois :)
19 février, 2010
@Benjamin F, ya pas de soucis. C'est juste que ce bout de phrase m'avait un peu agacé. Le ressenti, il n'y a pas de soucis, mais là, je trouvais que c'était un jugement plus technique et non justifié. Après, je suis plutôt d'accord avec toi sur l'ensemble de la critique. L'album m'a profondément gonflé , )
19 février, 2010
@Benn : Non mais je comprends bien que ça peut exaspérer de l'extérieur de voir des phrases de ce type qui sont lancées comme des vérités universelles :) Le problème c'est qu'on ne peut pas alourdir le texte avec des phrases qui commenceraient toutes par "Je trouve que", "Je pense que"... C'est toujours intéressant d'avoir la perception des gens :)
20 février, 2010
Ok avec ça. De toutes façons, je ferais certainement comme toi si j'étais à ta place. ça a juste le don d'agacer quand t'es toi même musicien ; )
22 février, 2010
"Peplum electro", pas mal comme description !
A force d'écouter ce disque, je me rends compte que j'aime beaucoup certains morceaux (We want war par exemple) et que d'autres me laissent complètement indifférente. Ce qui m'étonne dans les critiques que j'ai lues et les commentaires, c'est que personne ne fait de références aux années 80, à Depeche Mode, Sisters of Mercy, Front 242 même ainsi qu'à Michael Nyman. Il y a dans cette musique une certaine grandiloquence typique de la new wave et du gothique. Et je me retrouve 25 ans en arrière...
22 février, 2010
@Sunalee : Tiens c'est marrant que tu cites Front 242, je n'y aurait effectivement jamais pensé, justement parce qu'au final il y avait plus de saveur dans ces beats intrinsèques que dans ces claviers tapageurs. Mais oui c'est vrai que le collage peut donner cette impression :)
Enregistrer un commentaire