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GORILLAZ - Plastic Beach [4,5/10]

Gorillaz PLastic BeachElectro Pop Hip-hop anglaise / 2010. Au confluent des influences, il y a ce rêve de gosse, celui de créer un groupe virtuel de super héros musicaux, avec un chanteur pop, un bassiste métal, un batteur hip hop et un guitariste weird et de les plonger dans des torrents d’univers décalés où se mélangent onirisme, coke et personnages mystérieux. Gorillaz c’est avant tout le One Piece du rock, une entité qui développe un capital sympathie fédérateur et inestimable. Sans adopter un positionnement vindicatif, le groupe aura finalement réussi à toucher toutes les sphères évoquées de son monde. Damon Albarn et Jamie Hewlett ont créé un système inattaquable fait de fun, d’expérimentations et d’ouverture sur le monde. Tout cela est tellement barré qu’on est presque surpris de l’impact du groupe sur la population. Il faut dire qu’avec Dan The Automator et Danger Mouse en chefs d’orchestre, le groupe n’a jamais fait dans l’accessibilité putassière. On ne s’exile pas si loin pour faire à l’identique ce qu’on aurait pu faire chez soi.

Cependant l’isolement dans une nouvelle communauté à des milliers de kilomètres de chez soi peut avoir des répercussions néfastes : pertes des repères, multiplication des private jokes, auto-justification du talent, diminution de la capacité à prendre du recul. L’île est un cocon à double tranchant : la famille est bien là mais on ne sait pas si elle vous veut vraiment du bien.

Pourtant à la surface, la mer est calme et les rayons du soleil chauffent cette plage faîte de conserves répercutant ainsi un peu partout des éclats électroniques. Tout d’abord, au même titre que ses deux prédécesseurs (avec « Clint Eastwood » et « Feel Good Inc. »), « Plastic Beach » est porté par un incroyable single. Impossible de positionner « Stylo » sur l’échelle des productions actuelles tant il s'agit d'un trois voix qui défile comme un hommage tarantinesque au cinéma de genre avec un Bobby Womack en mode Jackie Brown et un Mos Def plus ecstatic que jamais.

La ligne d’intro de « Welcome To The World Of The Plastic Beach » est longuement tenue afin de maintenir l’excitation des premières notes. Comme souvent on ne sait dire si l’ambiance est sombre ou enjouée, probablement un peu des deux, et Snoop Dogg fanfaronne en évoquant volontairement un Welcome To The World Of The Plastic Bitch, le tout entrecoupé de samples post Daft Punk.

Majoritairement hip hop, chaque titre possède néanmoins sa propre île comme si « Plastic Beach » était au fond un patchwork des voyages sur les océans de la bande. Qu’il s’agisse de l’orchestre oriental sur l’harangueur « White Flag », de l’ambiance cartoon du légèrement exaspérant « Superfast Jellyfish », ou du paresseux « Sweepstakes », chaque titre tente de proposer, pour le pire et pour le meilleur, une approche différente.

Gorillaz se veut être un condensé de pop-culture qui réhabilite le passé et dévoile l’avenir. Dans ce sens réussir à intégrer Lou Reed à « Some Kind Of Nature » est un coup de génie, tant le maître semble s’y sentir à l’aise. Pourtant malgré l’aisance, on pouvait légitimement attendre plus d’un tel duo.

Les bling bling électroniques portent comme toujours le chant désenchanté de Damon Albarn (« Rhinestone Eyes »). Il est passionnant de voir combien le leader de Blur joue un rôle de composition optant pour un timbre de voix plus bas, presque las. Malheureusement si l’exercice de style est brillant, le rendu est un peu faiblard émotionnellement parlant. Il faut dire que le chanteur n’est pas tellement aidé par une instrumentation un peu grossièrement nineties.

Le problème, c’est qu’un peu comme sur « Demon Days », le patchwork fini par prendre l’eau. La volonté d’expansion territoriale sur pas moins de 16 titres nécéssite bien trop de sacrifices humains, à commencer par les Clashs qui, dans un dernier élan punk, vous disent fuck et font tout sauf ce que vous attendiez d’eux sur « Plastic Beach » (c’est noble mais c’est con). De même Mark E Smith des brillants The Fall se retrouve gravement blessé après avoir essayé de prêcher sans succès sur un « Glitter Freeze » dont la MPC n’a jamais été mise à jour par un Murdoc peu vigilant (on ne part pas à la guerre sans avoir vérifié ses canons).

Il faut également bien admettre que la majorité des titres qui voient Damon Albarn prendre le lead tournent rapidement en rond (« On Melancholy Hill »). Trop occupé à peaufiner la stratégie et le concept, le général de l’armée en oublie de mener ses troupes à la bataille et de se consacrer aux chansons. « Empire Ants » est d’abord légèrement vain (à peine au niveau d’une face B de Blur) et devient tout bonnement insupportable avec l’arrivée de Little Dragon.

Gorillaz aurait mieux fait d’avancer tel un seul homme et de ne pas disperser ses régiments. Le résultat est ici incertain et l’armistice semble illusoire. Bobby Womack regarde le chant de bataille de loin et prophétise. Il est de loin la conscience et la sagesse de ce décevant « Plastic Beach ».


Note : 4,5/10

>> L'album est en écoute intégrale ici
>> A lire également, les premières impressions de
JS sur Good Karma et de Agnès sur Soul Kitchen

56 commentaires:

  Valoche

02 mars, 2010

Toi tu vas manger du Troll !

PS: pas d'avis. Encore jamais écouté Gorillaz. Vais rester dans l'ignorance.

  Paul

02 mars, 2010

Chronique sur la première écoute ou bien tu l'as réécouté depuis ?

  Nico Gorillaz fan

02 mars, 2010

Ton avis se défend, je trouve cet album cohérent, contrairement à toi, chacun sa critique ;) Retrouve la mienne ici :
http://nicolasforcet.com/2010/03/01/chronique-critique-gorillaz-plastic-beach-rap-electro-2010/

  JS

02 mars, 2010

Album bien trop irrégulier et hétérogène oui. Dommage, je trouve qu'il y a 4 ou 5 bons titres.

  SysTooL

02 mars, 2010

Je vais écouter tout ça, parce que j'ai bien apprécié les deux premiers albums...

  Lucien

02 mars, 2010

Gorillaz a toujours été un groupe fun mais finalement assez incohérent. Plastic Beach n'est au fond en rien différent. Gorillaz s'écoute pour le fun et c'est surement dommageable de chercher à l'analyser. Il faut mieux l'écouter comme ça sans réfléchir.

  Anonyme

02 mars, 2010

Sacrée déception ce disque. Gorillaz se répète depuis Demon Days

  Nassim

02 mars, 2010

Suis quand même assez impatient de l'écouter, je trouve Superfast Jellyfish assez fabuleuse personnellement !

  catnatt/belam

02 mars, 2010

Bon... Ben, je vais écouter ça ss perdre de temps, faire mon marché,une chanson apr, une chanson apr là et hop merci au revoir

En fait, j'ai adoré les deux premiers, mais quelques années apres, force est de constater que je me suis débarassée de l'entité pr conserver quelques mots choisis. Mettons que cette fois-ci je vais atteindre cet état de fait plus rapidement que prévu

  Benjamin F

02 mars, 2010

@Valoche : Bah écoute pour l'instant, tout se passe bien :) De toute façon tu sais quand j'ai écrit une critique dithyrambique du dernier Massive Attack, je me suis pris des Trolls qui trouvaient que l'album était une purge. Ma conclusion, c'est que dès que tu parles d'un album qui n'est pas confidentiel, que tu en parles en bien ou en mal, tu t'exposes aux commentaires de fans acharnés déçus ou convaincus.

@Nico : Je commente chez toi

@JS : Oui voir que 3 ou 4... :)

@Systool : Ah si t'as vraiment aimé Demon Days ça peut potentiellement passer. Tente le coup quand même.

@Lucien : Oui mais le fun n'empêchait pas le premier album d'être riche, cohérent et maitrisé. Je trouve justement que Gorillaz vaut mieux qu'une simple relégation dans la catégorie "fun mais qui ne vaut pas la peine qu'on le crtique tant qu'on sait que ce n'est que du divertissement". Si tu vois ce que je veux dire :)

@Nassim : J'aime bien le début de Superfast Jellyfish mais pas la fin... Mais oui ça vaut la peine de l'écouter attentivement dans tous les cas !

  Benjamin F

02 mars, 2010

@Catnatt/Belam : Ouais en fait effectivement, je ressens la même chose qu'avec Demon Days, sauf qu'il ne m'a fallu que 5 écoutes pour le réaliser avec "Plastic Beach" versus 1 ans :)

  Marien

02 mars, 2010

je suis en train de l'écouter et perso, je pense que je vais faire partie des trolls, parce que pour l'instant tout va très bien et je pense que la 2ème écoute ne le rendra que meilleur (j'espère!)

  Rod - Le HibOO

02 mars, 2010

"Gorillaz c’est avant tout le One Piece du rock"

forcement, je kiffe :)

  Marien

02 mars, 2010

quant à mick jones et paul simonon, je pense juste que l'attente était trop importante, parce que le morceau écouté avec une oreille neutre, ça rend ultra bien, bien sûr c'est pas un son clash, mais ce n'est en rien mauvais, les mecs sont justes venus joués leurs parts...

  Nicolas in and out

02 mars, 2010

Il y a toujours un bug avec blogger, fait chier de retaper mon com'...en bref j'ai hâte de l'écouter. 'tain je suis en colère là !!!!

  Marien

02 mars, 2010

en fait, plus j'avance dans l'écoute plus je me convaincs que je vais réussir à recréer l'effet premier album des monkeys d'il y a 4 ans : te prouver et te convaincre que cet album est génial!

  oscar colo

02 mars, 2010

Ta chronique est intéressante même si elle comporte quelques incohérences. Elle ressemble finalement au sentiment qu'on pourrait avoir après une première écoute. Réecoute-le, il y a vraiment quelques perles !! Et peut-être seras-tu amené à revoir ta chronique... ;-)

  Mateo

02 mars, 2010

Comme toutes tes critiques et/ou chroniques, j'apprécie de te lire et j'en prend souvent plein la gueule : super dur de te dire qu'ici tu te plantes... Même si tes arguments sont véritablement bien fondés !
Gorillaz est un phénomène à lui seul porté par des artistes eux mêmes hors pair. Le véritable travail de Gorillaz est justement de garder une ligne identique album après album, année après année : un titre phare qui porte l'album entier ! C'est ça Gorillaz et c'est ça que j'aime chez eux...

  Benjamin F

02 mars, 2010

@Marien : Si tu fais ton Troll, tu seras privé de Bioshock 2 ! Pour Mick Jones et Paul Simon, l'attente était évidemment trop forte et ils le savaient les bougres. Au final, on peut presque dire qu'ils cachetonnent. Si ça se trouve ils ont juste filé leurs noms et ce n'est même pas eux qui jouent :p D'ailleurs je suis persuadé qu'en temps normal, personne ne se serait intéressé à la basse sur ce morceau. Après tu peux toujours essayer de me convaincre, mais je pense vraiment l'avoir suffisamment écouté pour avoir un avis définitif (ce qui n'était pas le cas avec Arctic Monkeys ou le dernier Franz Ferdinand^^). Bon ça va mieux sinon ?

@Rod - Le Hiboo : J'ai trop pensé à toi en écrivant ça !

@Nicolas In And Out : Quel bug as-tu eu ? Manifestement ton com est bien passé :) Mais oui c'est Blogger hein^^. Pour l'album je te conseille évidemment de ne pas te fier à la critique et de l'écouter, d'autant plus que quelque soit la déception il comporte certains très bons titres. Pour ce qui est du changement d'opinion avec le temps, ça me le fait vraiment moins qu'avant, voir quasiment plus. En général, tant que je ne suis pas sûr je ne publie rien. Mais bon qui sait :)

@Oscar Colo : Et bien en fait c'est plutôt l'inverse. Suite à ma première écoute organisée par EMI la semaine dernière, j'ai été plutôt convaincu et ce n'est qu'en réécoutant l'album au calme dans mon salon que j'ai vraiment été déçu. Encore une fois je suis bien en phase sur le fait que Plastic Beach comporte des perles, c'est juste qu'on ne peut pas les isoler du reste :)

  Benjamin F

02 mars, 2010

@Mateo : "un titre phare qui porte l'album entier" mais justement je suis dans l'incapacité complète de considérer un album comme tel !!! Un album c'est un tout cohérent, soit tu prends tout soit tu prends rien !!! :)

  Bertrand

02 mars, 2010

Moi j'aime bien. Surtout Rhinestone Eyes et Empire Ants. Mais j'aime beaucoup Demon Days.

  Pierre

02 mars, 2010

En fait Gorillaz dégage effectivement un tel capital sympathie qu'on a l'impression que les gens ne sont plus très objectifs avec eux... On leur pardonne beaucoup trop de mauvais titre (et ce n'est pas un phénomène propre à Plastic Beach...)

  Benjamin F

02 mars, 2010

@Paul : J'avais zappé ton message. Il s'agit évidemment d'une critique après plusieurs écoutes. Je ne publie jamais de critiques de "premières impressions". Heureusement d'ailleurs parce que j'avais plutôt accroché au début... :)

  Bertrand

02 mars, 2010

Oublie pas la vraie grosse sortie du mois de mars:

Alkpote - La crème de l'ile de France:

http://www.dailymotion.com/video/xargen_alkpote-freestyle-la-creme-d-ile-2_music

  Benjamin F

02 mars, 2010

@Bertrand : Ah ah, t'inquiète c'est dans le pipe, je te ferais une spéciale kasdédi

  Bertrand

02 mars, 2010

Halala ca va etre tellement bien!

  Nathan

02 mars, 2010

Je suis assez circonspect. Pourquoi faire du remplissage inutile entre des chansons plutôt bonnes ? (Même si ça reste du Gorillaz pur jus, donc du groove mais il n'y a plus l'effet de surprise du premier)

  Benjamin F

02 mars, 2010

@Nathan : Exactement le même avis que toi. S'ils avaient gardé que les dix meilleurs titres, ça aurait pu être un très bon disque ! Vraiment bizarre...

  loulouille

02 mars, 2010

Oh la la, j'aime vraiment pas, pour moi c'est de la variétoche pour mtv ce truc, je croyais vraiment que c'était d'un autre niveau avec tout le tapage autour de ce groupe. C'est vrai que je suis pas trop cool comme mec et ça c'est une musique pour les mecs coooools à la damon albarn, m'en vais réécouter le dernier midlake tiens.

  Nathan

02 mars, 2010

Mais ce disque prouve que on peut mettre Lou Reed où on veut, sur la chanson la plus pourrie du monde (même si là c'est pas encore trop grave), la chanson sera bien.

  Anonyme

02 mars, 2010

C'est effectivement nul. Que de remplissage !!! Ca sent le roussi du côté de Plastic Beach. Ils doivent faire bruler les ordures.

  Benjamin F

02 mars, 2010

@Loulouille : Quoique le Midlake possède ses défauts aussi. Je te conseille plutôt le dernier Melodium qui est très bien...

@Nathan : Oui c'est assez incroyable d'ailleurs comment il ne dénote pas. Après la chanson n'est pas à la hauteur de sa voix.

@Anonyme : "Ca sent le roussi du côté de Plastic Beach. Ils doivent faire bruler les ordures.", je la garde celle là :)

  Benjamin F

02 mars, 2010

Au fait, en raison du désistement de Mr Good Karma, je devrais être à l'antenne du Mouv ce soir entre 19h20 et 19h50 pour défendre mon point de vue sur le Gorillaz.

  regcontrelamachine

02 mars, 2010

Salut, j'ai écouté et je suis tellement désolé d'être d'accord avec toi: 10 titres - 40 minutes aurait été largement suffisant. Le remplissage ne sert pas un album. Il a peut-être été conçu pour être écouté en MP3(un morceau par-ci, par-là) parmi une play-list de base.

  regcontrelamachine

02 mars, 2010

En ce moment, j'écoute Broken Bells. Dans le style c'est beaucoup mieux et je suis en train de tomber sous le charme...

  Thierry

02 mars, 2010

De Gorillaz, je n'ai jamais aimé que quelques singles bien "funs". Ecouter un album complet relève pour moi de la gageure.
Ce n'est pas avec celui-ci que mon avis a changé.
Quelques trucs sympas, beaucoup de remplissage ...

  Marien le troll

02 mars, 2010

Au fait, quand tu parles de Bobby Womack "en mode Jacky Brown", tu fais référence au film de Tarantino et aux casquettes Kangol sur la tête de Samuel L Jackson - comprendre Bobby aussi porte une casquette Kangol - ou tu voulais simplement parler de JAMES Brown?

  Benjamin F

02 mars, 2010

@Regcontrelamachine : Yeap trop de remplissage comme j'ai pu le dire sur Le Mouv il y aune demi-heure de mon ton mal assuré :)

@Marien : Ah ah, t'es juste trop à côté de la plaque mec, c'était bien JACKIE Brown puisque Bobby Womack est celui qui inaugure la BO du dit film !!! Tel est pris qui... :)

  Marien

02 mars, 2010

mouais, la jolie ritournelle... le style fait peut être across 110th street, mais la voix c'est plutôt du Brown...
tu t'en sors bien ^^

  Thibault F.

03 mars, 2010

L'album ne m'a pas laissé une impression inoubliable non plus. C'est du demon days like bof bof avec au milieu, quelques perles. Pas franchement passionnant, donc.

  Anonyme

03 mars, 2010

Plastic Beach est un chef d'oeuvre et Gorillaz un des groupes les plus passionnants du moment. On voit bien que vous n'y connaissez rien en musique

  Anonyme

04 mars, 2010

Gorillaz poursuit avec brio sur Plastic Beach sa destruction des frontières. Pas la peine d'être aigri face à ce superbe album

  catnatt/belam

04 mars, 2010

Marrant comme les commentaires agressifs sont anonymes.
Bref

j'ai fait mon marché, j'en ai retenu 5. Ton capital confiance augmente de jour en jour :)

  Benjamin F

04 mars, 2010

@Catnatt/Belam : Arrête tu me flattes, on croirait entendre ma copine^^ :p

  Jérome

10 mars, 2010

En fait, être critique (que la critique soit bonne ou mauvais, j'ai rien contre ce blog en particulier hein, mais il fallait le dire), c'est un peu le pire truc du monde: tu fais rien, à part baver sur quelqu'un qui a eu la chance/les couilles de faire quelque chose de sa vie.

Enfin, comme on dit, une étoile à besoin d'un soleil pour briller...

Jérome

  BEnn.

10 mars, 2010

Après une première écoute quelque peu déstabilisante, je me retrouve aujourd'hui à faire des crises de manque de ce disque. Quel plaisir de ne pas avoir une succession de single. Je retrouve la même émotion que j'avais eu lorsque j'ai découvert le premier album de Gorillaz. Ici, rien n'est fait pour être efficace et ça fait putain de bien. Les raisons pour lesquelles tu "descends" cet album, je crois que ce sont ces raisons là qui me pousse à le réécouter comme lorsqu'on ne maîtrise pas un album sur les premières écoutes. On ressent vraiment le plaisir de créer. Encore une fois, c'est un album hors du temps, hors du mainstream, hors de tout et surtout...sans guitare. ça fait putain de bien !!!!

  Benjamin F

10 mars, 2010

@Jérome : Je serais tenter de répondre très longuement à ton commentaire, mais de 1 une dissertation serait plus appropriée pour traiter la question, et de 2 je ne suis pas sûr que tu repasseras ici pour lire ma réponse :) Alors dans les grandes lignes :
- La critique dès qu'il s'agit d'oeuvres est un exercice passionnant qu'il est selon moi difficile à remettre en cause tant depuis toujours l'homme aime à échanger sur ses ressentis émotionnels d'ordre artistique.
- La critique sert à partager tes passions, à conseiller (ou déconseiller des disques).
- La critique sert avant tout à te faire plaisir, à structurer tes idées, et relève d'une forme littéraire qui me convient finalement bien. C'est peut être égoïste, mais je pense que tu ne verras pas de mal à ce que je me fasse du bien :)
(Cette réflexion est plutôt bas de gamme et "implicite" mais au fond je ne fais que répondre basiquement à ta question qui ne méritait pas d'en être une).
Peut-être que ton éducation et ta vie sociale te font penser "qu'être dans un groupe et vendre des millions d'albums" c'est avoir fait quelques choses de sa vie et tu as sans doute raison. Mais cela n'empêche pas qu'il y a plein d'autres moyens d'accomplir des choses à des échelles diverses. La critique n'est au final qu'un hobby dans ma vie globale et je ne comprends pas la corrélation que tu essayes de montrer du doigt. "tu fais rien, à part baver". peut être mais je bave bien :) Tu réalises que tout ça est tout de même ridicule, c'est comme si je te répondais "A part ouvrir ta gueule dans les commentaires de ceux qui ont les couilles d'écrire, tu ne sers à rien !". Soyons raisonnable, veux-tu bien :)

@BEnn : Oui c'est vrai que le côté "refus de single" est plutôt plaisant. En revanche, je ne retrouve définitivement pas l'émotion du premier. Je ne ressens justement pas le plaisir de "créer". Damon Albarn a l'air las, prêt à laisser les rênes au premier venu. Après je comprends que l'absence de guitare soit salvatrice :)

  ARTHURm

11 mars, 2010

Personnellement, je suis un peu à contre courant car jusqu'alors je n'avais pas adhéré à Gorillaz, sans que je ne sache trop dire pourquoi.

Cette fois, certes c'est un album de bric et de broc mais avec une intensité, des lignes mélodiques plutôt bien senties et surtout, une production sonore démente et des sons venus de partout (de nulle part diront certains) : hip-hop, trip-hop, Blaxploitation, house. POur moi, un vrai album moderne, dense, abouti. Ce que j'ai entendu avec le dernier Massive depuis bien longtemps. Et j'adore Stylo, mélange particulièrement réussi de Marvin Gaye, Daft Punk, Massive Attack avec la touche Albarn.

  Benjamin F

11 mars, 2010

@ArthurM : Ouais Stylo est vraiment un super titre que t'as bien résumé ici !

  Xav'

16 mars, 2010

Benn tu as traduit trés exactement ce que je ressens. je n'ai pas les deux albums précédents dont j'apprécie pourtant les singles. Mais là, quelle claque ! Du trés grand pour moi.

  MattKambz

21 mars, 2010

bizarre, bizarre.....
J'ai trouvé, personnellement, cet album très cohérent et homogène!!!
Les albums de plus de 15 titres me font généralement un peu peur mais j'ai bizarrement trouvé aucun 'filler'.......
Pas de gros hits tapageurs pour NRJ cette fois, ce qui est une bonne chose, dommage que cela fera, sans doute, passer beaucoup de gens à côté de cet excellent album, leur meilleur sans aucun doute!!
9/10

  Anonyme

23 mars, 2010

mais l'esprit gorillaz à toujours voulu mélanger les styles, je dirai meme que ce qu'il recherche c'est l'heterogeneité (suffit de regardé les making of ou interview), avec une pointe de philosophie ou d'engagement (la jpense a "every planet we reach is dead" sur deamon days par exemple"), moi justement cette recherche, meme si elle ne mene pas tout le temps a un gros beat bourrin comme on peu en trouver sur toute les merde commercial qui sorte, sa me plait.
J'ai aimé plastic beach, et je le recommande à toute les personnes assez curieuses pour aller traduire les paroles et essayer de les comprendres !

  Syrius

20 avril, 2010

Je pense pas que ce soit un problème de nombre d'écoute, faut écouter cet album à un moment ou on a pas la coupe pleine d'autres écoutes.
C'est comme essayer de déguster un plat après un repas de famille, ou gouter un vin après s'être brosser les dents.

Personnellement, je trouve que passer à coté d'un gorillaz, c'est comme passer à coté d'un fight club ou d'un donnie darko, c'est triste.

  Benjamin F

20 avril, 2010

@Syrius : Je suis plutôt d'accord avec toi, le Gorillaz a peut être débarqué dans une période trop chargée. Après je ne pense pas qu'il marquera l'histoire de la musique de ces dernières années comme ont pu le faire Fight Club et Donnie Darko pour le ciné... Mais prêt à poursuivre cette conversation dans dix ans :)

  Syrius

20 avril, 2010

Ah je ne voulais pas parler du fait qu'il marquera l'histoire, mais de la sensation rare que l'on peut ressentir sur certaines découvertes culturelles.
Le truc qui marque, que tu tournes dans tous les sens pendant un certains temps et auquel tu reviens, ou pour lequel t'as une petite nostalgie en le regardant dans ta pile de CD.

  Benjamin F

20 avril, 2010

@Syrius : Yeap oki. Dans ce cas, ça dépend vraiment de ton ressenti émotionnel personnel. J'avoue que c'est effectivement un sentiment qui m'anime encore avec le premier album :)

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