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THE NATIONAL - High Violet [8,5/10]

THE NATIONAL - High VioletIndie-Rock américain / 2010. Comment envisager la suite lorsque la passion a atteint de si troublants sommets ? Comment maintenir l’excitation tout au long des années à venir lorsque l’on sait que jamais on ne connaîtra à nouveau une telle plénitude ? Baisser les bras et se résigner ? Tenter aveuglement de réitérer l’indupliquable ? Ou bien tout mettre en œuvre pour faire perdurer (ne serait-ce qu’artificiellement) le miracle ? Oui comment envisager l’avenir quand on a connu une passion si forte aux côtés de « Boxer » ?

En remplaçant le piano par des guitares distordues ? En remplaçant les guitares par des cordes ? En essayant de parsemer le quotidien de ces petits riens qui montrent que l’amour est intact ? En déclamant de perpétuelles variations qui permettent de briser la monotonie et qui éclaire la relation d’un nouvel angle ? En essayant de concilier l’innocence des premiers émois et le raffinement d’une inclinaison affirmée ? Oui sans le vouloir « High Violet » fait renaître le panel d’émotion de « Alligator » tout en s’appuyant sur la densité de « Boxer ».

C’est de cela qu’il s’agit avec « Terrible Love », de cet amour qui n’est jamais acquis, qu’il faut toujours réalimenter par de nouvelles salves. Le fantôme du passé plane au-dessus de l’épaule comme un gardien qui vous pousse vers l’exigence (« Anyone’s Ghost »).

Le producteur Peter Katis offre comme toujours une tribune d’expression égale aux instruments primaires et aux arrangements, tandis que Bryan Devendorf appuie les chansons avec moins de nervosité que sur « Brainy » mais avec tout autant de passion et de finesse (« Little Faith »). L’osmose éblouit, l’histoire d’amour est intrinsèque. Un modèle de fraternité de plus via un double binôme de frères qui épaule avec une fierté toujours intacte leur leader.

Plus que jamais The National réinvente le post-punk en y ajoutant une sincérité folk/americana et les refrains fédérateurs de la britpop (« Bloodbuzz Ohio »), comme si Joy Division entamait une traversée nocturne de l’autoroute 66 ( « Lemonworld »). « Conversation 16 » aurait pu être la bande originale de certains passages de « Moins que zéro » de Brett Easton Ellis. On y sent la chaleur pesante et les esprits, qui malgré le xanax qui a pris possession de leur sens, rêvent encore des romances que le rêve américain leur a volé.

De par sa mélancolie revendicative, « Runaway » est sûrement le pendant du poignant « Fake Empire », le genre de chansons à vous faire porter un regard attendri sur les quelques écarts comme « England ».

On pourrait s’offusquer que « High Violet » ne se clôture pas sur une perle comme « Mr November » il y a 5 ans, mais la force de l’opus est justement là : dans sa capacité à offrir des émotions moins intenses mais plus pérennes. L’histoire se construit, elle se bat pour sa survie sans considérer que le nirvana vécu puisse garantir à lui seul une vie de passion.

Note : 8,5/10

63 commentaires:

  Thierry

10 mai, 2010

Bon, je vais essayer une deuxième écoute, mais honnêtement la 1ère m'a fait fuir. Je trouve The National toujours aussi plat émotionnellement. Peut-être est-ce dû à la voix de Berninger qui m'insupporte au plus haut point en raison de son p'tit côté Joe Dassin sous tranxene, comme l'avait noté un commentateur chez Twist il y a quelques semaines.

  Julien Lafond-Laumond

10 mai, 2010

J'aimais beaucoup Boxer pour son émotion tendue, là on vire au mélo et ça me rebute. Définitivement trop geignard.

  KMS

10 mai, 2010

"réinvente le post punk"?
Très sincèrement, je ne crois pas qu'il y ait dans cet album quoique ce soit qui ressemble à du punk ,ni à du post punk même réinventé.
S'il y a bien un album où ils n'inventent rien c'est celui là je trouve. Fade et inconsistant, l'impression d'entendre tout le long du disque la même chanson ou presque.
Ce n'est pas que cela soit mauvais, c'est juste décevant et ennuyeux.

Maintenant je comprends que l'on puisse être sensible à ce disque un peu mièvre, mais laisse le post-punk où il est je t'assure, il n'y en a pas une once là dedans.

  Nathan

10 mai, 2010

Malgré les louanges partout, j'ai toujours trouvé The National chiant. C'est mignon et ça passe tout seul, mais c'est chiant. Et même (voire surtout) "Boxer". Celui-là n'y échappe pas. Pourtant je suis friand de pop mélancolique en général.

  loulouille

10 mai, 2010

attendez, boxer était un chef d'oeuvre et celui-ci n'est pas loin derrière...c'est émouvant et en plus musicalement c'est excellent, batterie mortelle et audacieuse, melodies simples mais excellentes, du grand art quoi

  Nathper

10 mai, 2010

La chronique me met l'eau à la bouche, le disque, non...
Je retourne au post-punk chamanique du tout dernier Wovenhand - The Threshingfloor.

  Benjamin F

10 mai, 2010

@Thierry : Oui oui je me souviens bien de la conversation chez Twist à laquelle j'avais participé. Après comme tu l'auras compris, le ressenti émotionnel est inverse pour moi. A vrai dire j'ai vraiment du mal à comprendre comment on peut trouver ça plat :)

@Julien Lafond-Laumond : Je ne vois pas en quoi High Violet est plus geignard que Boxer, et d'une certaine manière, je le trouve toujours aussi émotionnellement tendu bien que moins sombre...

@KMS : Tiens c'est marrant j'ai déjà eu cette conversation avec un pote avant publication qui ne comprenait pourquoi je faisais ce rapprochement vu que dans la démarche il n'a pas moins post-punk que The National. Et bien, je n'ai rien de plus à dire que ce que j'ai écris, si on me dit croisement entre Folk/Américana, post punk et refrain pop touchant, je pense tout de suite à The National. Encore une fois je crois que je fais une filiation à cause de ce que je ressens comme de la noirceur. Donc désolé de te décevoir mais je vais être obligé de ne pas le laisser là où il est :)

Pour le reste, je suis étonné de lire une phrase comme "l'impression d'entendre tout le long du disque la même chanson ou presque". Parce que si tu trouves que High Violet se répète, que devais-tu alors penser de Boxer ? :p

  Ulrich

10 mai, 2010

Je rejoins KMS sur une partie de son commentaire. Ça reste du post-punk, mais réinventé certainement pas. Ils utilisent les mêmes vieilles ficelles que leurs grands aïeuls ont justement créées.
Ce n'est pas un mauvais disque, mais ils nous ont habitué à beaucoup plus de risques et là ils tombent au niveau du dernier Interpol : de bonnes intentions mais ils ont du mal à passer la 2ème et en côte, ils calent.

  mmarsupilami

10 mai, 2010

C'est quoi, maman, le post-punk?

  Thierry

10 mai, 2010

"plat" parce que j'ai l'impression que c'est tout le temps la même chose, que ça sonne "faux", que la voix ne décolle jamais, parce que ça ne provoque en moi même pas le moindre début d'étincelle d'émotion.

A vrai dire, comme je l'avais déjà écrit chez Twist, je les ai toujours trouvés assez ennuyeux et endormant. En fait, avec un tel passif, je ne sais même pas pourquoi j'ai entamé l'écoute de ce nouvel album ^^

  Benjamin F

10 mai, 2010

@Nathan : Bon si tu trouvais déjà Alligator chiant, pas de risque de changement ici. Est-ce à cause de l'intensité des concerts, je ne sais pas mais The National reste pour moi un très grand groupe...

@Loulouille : Comme toi, je suis hyper surpris par les mauvaises réactions autour de ce disque, d'autant plus venant de la part de ceux qui adulaient Boxer. Effectivement rien que la finesse du jeu de batterie aurait du mettre tout le monde d'accord. Enfin tout le monde a beau en dire du mal notamment sur Twitter, ça ne fait que renforcer ma fidélité au groupe et l'envie de le défendre.

  Nathan

10 mai, 2010

Oui, un pote les a vu en première partie de Pavement et a trouvé ça vachement bien alors que, comme moi, il s'ennuie sur disques. S'ils passent et que c'est pas cher, j'irai.

  Sunalee

10 mai, 2010

Je crois que l'écoute s'impose: j'ai recommencé hier soir la lecture de "Less than zero", en prévision de la sortie de la suite au mois de juin...

  Benjamin F

10 mai, 2010

@Nathper : Ah je suis à fond sur le Wovenhand (enfin je l'ai toujours été sur tous les disques), on en reparlera ici prochainement et à mon avis on sera d'accord là dessus.

@Ulrich : Ils utilisent peut-être les mêmes ficelles mais ils appliquent une relecture liée à leur propre culture qui permet justement d'apporter quelque chose au genre. Contrairement à Editor voir au dernier Interpol, s'ils appliquent par moment une recette post-punk (je parle de musique, pas de démarche), ils le font dans un souci d'intégration et non de pâle copie.

  Benjamin F

10 mai, 2010

@Mmarsupilami : C'est soit un style de musique soit un état d'esprit. Du coup, on parle jamais de la même chose :) Mais demande à Ulrich, il peut te faire un cours dessus !

@Thierry : A force d'être dégouté de tout ce qui se rapproche de près ou de loin à de la pop, j'ai l'impression que tu vois de l'ennui partout :)

@Nathan : Franchement, je serais surpris que tu sois déçu en les voyant sur scène. Les émotions qui pourraient éventuellement te paraitre étouffées sur disque ont tendance a vraiment décollé sur scène.

  Thierry

10 mai, 2010

Meuh non, c'est simplement qu'on ne voit pas l'ennui aux mêmes endroits ^^^
(et pour une fois que je suis presque raccord avec KMS)

  Nathan

10 mai, 2010

Tiens, j'ai même pas entendu que ça changeait de disque entre "High Violet" et "Sad Songs for Dirty Lovers". Toujours la même chose ce groupe. :p
Par contre j'ai réécouté Fake Empire et c'est une bonne chanson. Pourquoi ils font un album chiant alors qu'ils ont des bonnes chansons ?

Bon je vais mettre le Wovenhand.

  Ulrich

10 mai, 2010

Ce n'est nullement une relecture, puisque c'est du copier-coller. Le post-punk, ce n'est pas que du son uniquement, il y a une démarche derrière et elle est souvent politique, à savoir que derrière chaque groupe post-punk, tu as une volonté de faire avancer les lignes et de franchir sciemment une ligne jaune. Les vrais post-punk ne se recopient pas les uns et les autres, ils inventent un futur. Et là, dans ce disque, tu n'as aucun de ces éléments.

  Thibault F.

10 mai, 2010

Merci pour la chronique, ne serait-ce que parce que je n'ai pas encore écouté l'album. Complètement zappé ce nouveau The National ! Shame On Me !

Et vu que tu en dis le plus grand bien, je vais me jeter dessus :)

  Benjamin F

10 mai, 2010

@Sunalee : J'ai déjà peur pour la suite de Moins que Zéro. Ce Imperial Bedrooms, 25 ans après, j'ai peur que ça ne puisse être qu'une déception.

@Thierry : Il y a toujours un "presque" avec toi :) Bon sinon rien à voir mais le Kirk Knuffke est vraiment top (encore une fois on est d'accord que sur TES disques^^) ; je reviens en parler chez toi ! :)

  anakin

10 mai, 2010

Ah la la, ça grince encore !
Post-punk (revival) ou pas, c'est un très bel album.

  Benjamin F

10 mai, 2010

@Nathan : Qu'est ce que tu aimes dans un Fake Empire que tu ne retrouves pas dans un Runaway ? Bon sinon t'as pas intérêt à me dire que tu trouves également le Wovenhand chiant :p

@Ulrich : Je suis bien d'accord que le post-punk n'est pas que du son, c'est exactement ce que je disais à Mmarsupilami, mais justement je pense que The National ne s'intéresse qu'à une partie du courant (au son et pas à la démarche). S'il y a une dimension politique ici je ne la vois pas (et d'après les interviews il semble en être de même pour le groupe). Musicalement, The National tente justement d'inventer un futur en croisant le côté arty et complexe du post punk à la sincérité de l'americana. Je sais plus où j'avais lu que The National c'était un mélange entre Joy Division et Springsteen mais c'est exactement ça et à mes yeux ils sont encore aujourd'hui les seuls à le faire.

@Thibault F : En espérant que tu sois moins déçu que le reste de la clique...

  Maximilien

10 mai, 2010

Si on peut y entendre des influences communes, il y a quand même aucune comparaison possible en terme de qualité (et de technique) entre Editors et The National.

En tous cas, j'aime vraiment beaucoup ce disque, plus spontané que Boxer.

  Nathan

10 mai, 2010

Bah "Fake Empire" m'a fait penser à un bon morceau de Midlake genre "Roscoe", c'est ça que j'ai aimé. "Runaway" elle fait très Noah & the Whale mais en moins bien. Ouais en fait c'est ça, The National pour moi (attention, ce propos va faire bondir), c'est le "First Days of Spring" de Noah & the Whale mais en chiant et monocorde.

Et pour le Wovenhand, pas de risque. J'aime tellement ce que David Eugene Edwards fait que je ne peux pas ne pas aimer. D'ailleurs j'ai raté son concert à cause des concours. Comme celui de Pavement. Ça craint.

  mmarsupilami

10 mai, 2010

Je dois bien dire, cher camarade Benjamin, que ma première réaction en lisant ta chronique et surtout la polémique soft qui s'en suit a été l'étonnement : quoi, The National peut déclencher autre chose qu'un encéphalogramme plat?

Sous le coup de l'adrénaline propulsée dans mon organisme par cette surprise et cette curiosité subséquente, je me suis rué sur l'album. L'effet a été immédiat : les palpitations se sont arrêtées illico presto.

Twwiiiiiiiittttttt (= encéphalogramme plat).

C'est rien, on sera d'accord une autre fois (ce qui arrive tout de même souvent, non?)!
;-D

  Benjamin F

10 mai, 2010

@Anakin : Pourquoi encore ? On est pas du style à grincer d'habitude, lol :p Enfin c'est vrai que ce débat ne change rien à la réalité de l'affaire : c'est un très bel album...

@Maximilien : Oui on est bien d'accord, je ne supporte pas Editors alors que The National fait partie de mes groupes phares des 00's. Ca me fait mal pour eux d'imaginer qu'on puisse faires des associations entre les deux. D'autant plus que les influences de The National vont bien au delà, et que les rapprochements ne portent que sur une faible partie du spectre.

@Nathan : Non mais alors The National c'est chiant et Midlake c'est bien ??? Mais où va le monde :) Et puis du Noah & The Whale dans Runaway ??? Heureusement qu'il n'y a pas de ce groupe sans âme qu'est Noah & The Whale dans mon The National ! Et... oh putain... j'ai bondi de trois mètres là. Bon je vais acheter un pack et on se réécoute ça ensemble, veux-tu bien ? :)

Pareil pour David Eugene Edwards et ce depuis Low Estate :)

  SysTooL

10 mai, 2010

The Boxer m'avait beaucoup plu... par contre, à l'écoute de "Terrible Love" sur Pitchfork, je me suis fait assez chier, j'avoue... :-/

SysT

  Nathan

10 mai, 2010

Midlake c'est chiant sauf "Roscoe".
Et j'ai adoré le Noah & the Whale. Mais genre adoré au point d'en faire un de mes trois meilleurs disques de 2009. Je trouve ce disque au bord d'une falaise, il fait semblant de tomber dans le "too much je souffre oulalah" et un recul plein de résignation.
Du coup, je trouve The National bien moins bien que Noah.

Si tu veux on réécoute ça ensemble. Mais t'as intérêt à avoir des trucs à raconter pour pas que je m'endorme.

  loulouille

10 mai, 2010

je dois pas avoir le cerveau configuré comme vous parce que pour moi "the national" c'est simplement beau à pleurer et encore une fois très étudié musicalement, comme 'roscoe' d'ailleurs qui est probablement parmi les plus beaux morceaux pop de ces dernières années...pour moi aussi "the national" sont parmi mes groupes pop rock préféré avec radiohead et the shins

  Benjamin F

10 mai, 2010

@Mmarsupilami : Comme Loulouille, je comprends juste pas comment The National pourrait ne pas toucher certaines personnes... Mais comme tu dis pour une fois c'est pas grave :)

@Systool : Ah mais non surtout pas Terrible Love qui est vraiment intense. Il faut l'écouter dans le noir sur des énormes enceintes, c'est divin.

@Nathan : Ok pour Roscoe, j'avais pris la remarque plus dans son ensemble. Pour Noah & The Whale, j'en était resté au fameux "too much je souffre oulalah", mais bon je veux bien t'écouter et retenter à l'occasion. Sinon t'inquiète, je suis sûr qu'on aura plein de trucs à se raconter :)

@Loulouille : A la première écoute, j'étais persuadé que le disque ferait l'unanimité... comme quoi... (en revanche, je déteste The Shins, lol^^)

  carole

10 mai, 2010

J'avais bien aimé "Boxer"...A l'époque, je les avais même vu en live (pas mauvais d'ailleurs). Mais le peu que j'ai pu écouter de "High Violet" ne m'a pas convaincu. :/

  Benjamin F

10 mai, 2010

@Carole : Je maintiens que si t'as aimé Boxer, il n'y pas de raison de ne pas succomber à High Violet !

  Samuel

10 mai, 2010

Pas envie de débattre. Excellente critique (tant le fond que la forme), album bien cerné. Bravo. Et puis le groupe reste le meilleur concert que j'ai pu voir à ce jour. Ce final sur About Today: Best musical moment ever!

  Samuel

10 mai, 2010

PS: Non mais sérieusement rien que Little Faith et surtout le magnifique Conversation 16 valent le détour dans cet album! Comment ne pas être charmé????

  Benjamin F

10 mai, 2010

@Samuel : Merci pour les compliments, avec tous ces gens qui semblent ne pas aimer ce nouvel album, je doutais un peu :) Enfin avec Loulouille et Maximilien, on est au moins quatre à ne pas comprendre les sentiments mitigés que génèrent le disque...

  Nathper

10 mai, 2010

Bon, j'avoue j'aurais pu aimer ce disque il y 5 ou 10 ans...
Même si je trouve des qualités à un titre tel que "Little Faith", je n'arrive plus à rentrer dedans et me laisser gagner par une quelconque émotion :(
J'ai voulu faire le test également aujourd'hui avec Peter Heppner (ne me demandez pas pourquoi diable j'ai fait cette association) et même constat ça ne marche pas.
Pour en revenir (rapidement) à David Eugene Edwards, sa version de "Truth" de NO est vraiment une relecture qui rapproche au plus près, et de façon incroyable, ce titre à Joy Division...

  Thierry

10 mai, 2010

@ Benjamin : Et encore, nous n'en sommes qu'au début de la semaine ;-)

@ Nathper : Pour l'instant, je me casse les oreilles sur le WovenHand. Par contre, j'ai accroché directement à Felt, de son compère Pascal Humbert (Lilium) ;-)

  Benjamin F

10 mai, 2010

@Nathper : Pourquoi il y a 5 ou 10 ans, tu veux dire que le groupe te laisse entrevoir un côté juvénile ? Au contraire je trouve que The National incarne une forme aboutie de maturité pop. Sinon effectivement je ne vois pas ce que le pauvre Peter Heppner vient faire dans cette histoire :) Sinon rien à voir mais t'as pas envie de migrer ton blog sur une plateforme autre que MySpace ? Je n'y ai pas accès au taf et il faut être inscrit pour laisser des commentaires, et du coup j'en laisse jamais :( Enfin je dis ça en bon égoïste que je suis ! :)

@Thierry : Bon tu vas pas en plus réussir à t'ennuyer sur le WovenHand ??? :)

  Thierry

11 mai, 2010

Si ... Pour l'instant, malgré 3 tentatives, pas moyen de dépasser la piste 5. Mais bon, je n'étais pas très concentré avec les petites à côté. J'essaierai plus tranquillement au boulot, probablement mercredi.

  Nathper

11 mai, 2010

@Benjamin : Non, simplement c'est pile le genre de groupe que j'aimais écouter il y a 10 ans, moins maintenant (ce qui n'enlève rien à ses qualités intrinsèques).
Le pauvre Peter, quant à lui, doit être lié au souvenir de ma période pop passée justement (que j'espère non révolue!).
Heu, à 30 ans on ne peut pas employer le terme juvénile, hein ^^

Migrer mon "blog" (bien grand mot) pourquoi pas, si ce n'est pas trop compliqué...j'avais ouvert cette page MySpace en avril 2007 afin de pouvoir laisser un com sur celle de Bashung après l'avoir vu à Pleyel...Depuis j'en ai fait ce que j'ai pu ;)
Hé, t'as qu'à en ouvrir une pour venir dire tout le mal que tu penses de mes choix (égoïte :d)
Visiblement Thierry ne s'ennuie pas sur WovenHand, ça lui casse juste les oreilles (nuance, musicale)

@Thierry, si tu me parles d'un bassiste, tu touche le coeur (coup-bas!) je vais voir ce que "dossier chaud" peut faire pour moi et j'écoute Lilium demain (merci pour l'info ;)

Bonne nuit à tous les deux

  Christophe

11 mai, 2010

Bonjour, The National me touche tout simplement, je ne comprends pas ces commentaires de "platitude", ce groupe me remue les trippes à chaque écoute, cette voix, ces mélodies, cette batterie ... bravo !

  Benjamin F

11 mai, 2010

@Nathper : Yeap je comprends, c'est probablement plus une question d'époque que de musique. Sinon en général, j'ai toujours envie de laisser des commentaires pour te remercier, jamais pour te contredire :) Bon je pourrais me créer un compte mais ça ne me permettrait pas pour autant d'avoir accès à MySpace au taffe. Et puis ouvrir un compte MySpace en 2010 c'est limite anachronique !!! :)

@Christophe : Oui on aura beau l'intellectualiser, le premier rapport avec le groupe est avant tout instinctif.

  Thierry

11 mai, 2010

3ème tentative pour le WovenHand ... En fait, j'aime à partir de Truth ;-)

  Nathper

11 mai, 2010

@Benjamin : Si tu ouvres un compte, je me remets à la pop, toc ;)

@Thierry : Comment ne pas aimer cette version de Truth !

  Benjamin F

11 mai, 2010

@Nathper : Ah ah, j'avoue que le deal est assez tentant :)

  Mica

11 mai, 2010

Je suis tombé amoureux du groupe avec "Alligator" et depuis ils ne m'ont jamais déçu même si je pense que "High violet" aurait pu être encore meilleur. Par exemple, je continue à penser que c'est un drôle de choix que d'avoir mis la version démo de "Terrible love" sur l'album. La version castle rock ou même fallon est tellement plus prenante que c'est vraiment une frustration pour moi. Mais même si il n'est pas parfait ça reste clairement un album au dessus du lot par rapport à toute la production musicale actuelle. Moi non plus je ne comprend pas ceux qui disent que c'est une musique sans âme. C'est même tout le contraire, c'est habité comme musique.
Par ailleurs, je suis totalement d'accord avec toi quand tu dis que The national c'est la rencontre de l'americana avec le post-punk. En tout cas je vois exactement ce que tu veux dire.
Bravo pour ton blog et bonne continuation.

  Benjamin F

11 mai, 2010

@Mica : Merci Mica pour tes encouragements ! J'aime beaucoup la version de Terrible Love sur l'album mais c'est vrai que la version Castle Rock Session est également super réussie ; j'aurai du mal à trancher :)

  vorak

12 mai, 2010

Ce groupe est une bombe nucléaire dans mon Slip !

  allow

13 mai, 2010

juste pour renforcer un peu le clan de ceux qui adore The National et aussi High Violet... je dois bien l'avoir écouté 50 fois depuis qu'il est en streaming (j'attends ma copie d'ici peu) et ce fut une émotion pure à chaque fois. A chaque écoute on découvre un petit qqch en plus et c'est pour moi la marque des tous grands... A la limite, comme Benjamin, je me demande même comment on ne peut ne pas éprouver d'émotion à l'écoute d'high violet...

  benoit

14 mai, 2010

la voix de Tom Berranger c'est pas Joe Dassin mais plutôt Nicolas Peyrac... enfin, je trouve.

  catnatt/belam

15 mai, 2010

Hello

(bon déjà, j'ai tout rattrapé mon retard et j'ai tout lu..)

Je voyais passer de ci de là des commentaires sur cet album de The National, la grande déchirance entre "j'aime" "j'aime pas"

Après une écoute rapide, je dois être mièvre... mais pas encore complètement atteinte car c'est typiquement le genre d'album où je vais faire mon marché. Il y a deux, trois chansons qui me touchent.

  Benjamin F

15 mai, 2010

@Benoit : Nicolas Peyrac ? Trop pointu pour moi :)

@Catnatt/Belam : Essayerais-tu de supposer que moi en revanche je suis 100% mièvre ? :)

  Olivier Morneau

16 mai, 2010

Totalement en accord avec toi. Même que tu as mieux décrit que moi ce que je pensais du disque.

  B2B

16 mai, 2010

Un des albums de l'année de mon côté.
Je ne me lasserait jamais de ce groupe je crois. Alors même si High Violet est plus "mélo" que Boxer et Alligator, moins évident, il n'en demeure pas moins une pièce maitresse.
Pfff, et voilà, me voilà encore obliger de remettre l'album sur ma platine.

B2B.

  Benjamin F

17 mai, 2010

@Olivier Morneau : Ah pourtant j'ai lu ta critique et je la trouve très bien aussi. Tu abordes un point important que j'ai un peu laissé de côté : le fait que The National pourrait par moment être associé à certaine grandiloquence radiophonique. Je suis vraiment en phase par exemple quand tu dis : "Jamais Matt Berninger et son groupe ne franchissent la frontière entre arrangements nobles et saturation ridicule"

@B2B : Oui en fait, d'une certaine manière High Violet me réconcilie avec le mélo... Tu penses en parler sur Chro Electro ?

  B2B

17 mai, 2010

Non, on reste toujours fidèle à notre ligne directrice. Et puis si je me mets à parler de tous ce que j'écoute hors électro, on ne sera pas sortie de l'auberge (entre le Joanna Newsom que je trouve brillant, le Foals que j'écoute avec culpabilité, le Black Keys qui déboite,...).

  Benjamin F

17 mai, 2010

@B2B : Ouais je sais mais comme vous y aviez déjà fait un écart et chroniqué le Shearwater et le Midlake, je m'étais dit why not :) Sinon le Joanna Newsom est évidemment brillant, j'ai écrit longuement dessus mais je n'ai toujours pas publié (il faudrait que je le fasse là quand même^^). Le Black Keys est très bien également, quant au Foals, même en acceptant la culpabilité ça ne va pas être possible :)

  Stavroguine

20 mai, 2010

J'aime beaucoup The National. Vraiment. Mais alors ouvrir un si bel album par "Terrible Love". Choix de mixage contestable, étalon un peu prétentieux et raté de qui va être réussi tout au long de l'album (oui j'aime beaucoup "England"...).
Je n'aimais pas non plus Fake Empire. Il faut croire que je n'aime pas les ouvertures de The National. Ce sont des chansons caricaturales la plupart du temps.

Sinon l'idée énoncé plus haut que Post-punk et visée politique, avenir-à-construire vont de pair, est une pure ânerie. Allez donc dire à Ian Curtis qu'il etait un chanteur engagé^^.
Les influences de The National ne sont pas politique, leurs objectifs et intentions non plus il me semble.
Libre à chacun d'y voir autre chose mais quant on sait que "Runaway" devait s'appeler "Karamazov" on voit les choses différemment. (Que personne ne se ramène avec le soutien à Obama...)

Sinon la parenté avec la cold wave est évidente, j'abonde dans votre sens Benjamin. Très bon billet.

  Stavroguine

20 mai, 2010

Pour les chansons d'ouverture, "Secret Meeting" et "Cardinal Song" me font mentir. Deux très belles chansons.

  Benjamin F

20 mai, 2010

@Stavroguine : Merci pour votre message. Comme vous l'avez compris je fais partis de ceux qui aiment les ouvertures en grande pompe chez The National. J'aime le côté maniéré de ces introductions, cette façon qu'elles ont d'essayer de masquer les failles du groupe. Mais oui The National possède un certain nombre de défaut que je n'aime étrangement jamais aborder, comme si je préférais les tenir comme un acquis implicite plutôt que comme des bévues que le groupe devrait corriger.

Pour l'aspect politique de The National, je l'ai toujours nié, mais c'est vrai que j'ai une fâcheuse tendance à ne mettre du politique nul part.

Je ne savais pas pour Runaway, vous avez lu ça dans une interview de Matt Berninger ? Le point est intéressant en tout cas.

J'espère à très bientôt :)

  me yeah

02 juillet, 2010

même sans surprise et avec beaucoup de redite, cet album est un des meilleurs de l'année qui en effet ne se livre pleinement qu'au bout de plusieurs écoutes. C'est vraiment un trait caracrtéristique des albums de The national depuis Cheery tree, on a bien l'impression d'entendre un album où chaque chanson fait partie d'un tout.

  J-P.

25 août, 2010

Ah là, par contre je te rejoins complètement : je n'ai écouté ce nouvel album qu'au début des vacances d'été mais je suis fan du groupe depuis le 1er album. Nous n'étions pas nombreux à l'époque, qui se souvient par exemple de la 1re session chez Lenoir ? Les avis chez les blogueurs sont très partagés sur ce disque (et c'est tant mieux !) : Twist, Mmarsu, Lyle, KMS ou Thomas n'aiment pas du tout mais Arbobo, Erwan, Kris, La bUze, toi et moi l'apprécions par exemple.

Je viens de les voir sur scène à la Route du Rock où ils ont fait à nouveau (3e passage là-bas) un tabac. Très, très classe en live bien sûr et les chansons de l'album s'intègrent bien au reste de leur répertoire.

  Benjamin F

25 août, 2010

@J-P : Yeap j'ai lu le compte-rendu chez toi. J'adhère pas non plus du tout à cette thèse du Coldplay US.

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