Critique de
Benjamin Fogel
de Playlist Society

INTERPOL – Interpol

Indie Rock Américain / 2010 / /

Benjamin Fogel (Auteur) Lecteurs (3 votes)
3,5 /10
6 /10

A force de voir les schémas se reproduire, on se plonge tel William Gibson dans l’identification des tenants et des aboutissants. L’hypothèse de base serait que la répétition prouverait que c’est le milieu extérieur qui agit sur le sujet. Le phénomène des groupes qui, après avoir sorti un premier album brillant ou à minima excitant et conquis la frange exigeante des aficionados, ne cessent ensuite, au fur et à mesure que leur succès prend de l’ampleur, de s’enfoncer dans des mélodies convenues et/ou vulgaires, résulterait soit d’erreurs de jugement de la part de fans de la première heure qui refusent de partager leurs idoles et se retournent contre elle, soit d’une pression grandissante imposée par les médias, par les gens, par des entités indéfinissable qui déstabiliseraient les groupes et leur feraient perdre leurs moyens. Oui le rock est une culture et qui dit culture dit rites, codes et reproduction. On connait par cœur le modèle. Cependant même avec un savant dosage d’honnêteté et de recul, même en tenant compte de tous les paramètres, on en revient toujours à se dire que ces « derniers » albums sont quand même particulièrement mauvais. On triture, on réfléchit, on se gratte la tête, non il n’y a rien à faire, c’est un peu trop facile de nous remettre sur le dos la déchéance. Parfois les choses sont ce qu’elles ont l’air d’être. Pas besoin d’employer des mots au sens dérouté comme snob ou au sens jamais défini comme hype, pour expliciter un fait.

Ce qui est à l’origine du schéma trouve en réalité sa source au sein même des groupes. Qu’il s’agisse de Muse, Coldplay, Placebo ou même à moindre échelle de U2, les têtes de turcs préférées d’aujourd’hui ont toutes bâti leur succès sur un premier (voir deux) album (s) fort (s). Pourtant dans un sens, et ce malgré les premiers louanges (oui oui vous savez l’époque où on disait que Muse reprenait le flambeau de Jeff Buckley) personne n’a été surpris des évolutions. Déçu oui, surpris non. La vérité est qu’il y a dès le départ dans ces groupes une fêlure, quelque chose qui en petite quantité peut s’avérer touchant et même être à l’origine du succès, mais qui le temps passant ingurgite peu à peu tous les talents de songwriting. Cela peut se traduire par un goût trop prononcé pour l’emphase et les refrains grandiloquents, par une tendance aux mélodies catchy trop sucrées ou encore par une attirance vers des productions trop frontales aux émotions forcées. Ce n’est souvent pas grand-chose, mais cela suffit pour douter de l’avenir, pour attendre la suite avec circonspection et pour transformer l’amour, en incuriosité puis en dédain. Seules quelques rares formations arrivent à tordre la courbe, à contourner la faille tout en la laissant béante, mais en tant que simple exception qui confirme la règle, on ne peut pas toujours se cacher derrière le cas de Radiohead et de son fractal et spectral Ok Computer (sic). On fait ainsi souvent mine d’être étonné, on joue nos vierges effarouchées, mais on ne peut pas se mentir : dès le début on savait. On se raccrochait à l’image du cas particulier puis on était comme des gosses qui s’étonnaient d’avoir perdu au loto.

Interpol s’inscrit tout à fait dans cette logique. Après un « Turn On The Bright Lights » qui fit d’eux l’un des meilleurs espoirs de la scène indépendante avec le bla bla Joy Division associé, les new yorkais glissent à chaque album un peu plus contre la paroi de leur faille. Malgré cela, faible que je suis et en toute connaissance de la démonstration ci-dessus, j’espérai y trouver un soubresaut qualitatif qui conjurerait la sortie du vain « Our Love To Admire ». Tout ça aurait tendance à prouver que la déception certaine débouche quand même sur la déception et non sur la pleine lucidité.

Il faut dire que le début de cet album, qui tire donc son nom du groupe eponyme, aurait tendance à prendre en traitre. Sur « Success » un beat sourd trouble les intentions avant que ne se déploie la batterie de Sam Fogarino, les refrains sont puissants et à chaque fois que le chant s’avance trop loin dans les profondeurs de la crevasse, quatre cordes apparaissent comme par magie et lui permettent de se rattraper, tandis que sur « Memory Serves », on retrouve la reverb et la tristesse non-feinte qui avaient marqué les débuts. Tout en restant en terrain connu, Interpol y joue avec un fil d’émotions assez proches de The National – les deux groupes partageant ce positionnement à la lisière du post punk. Là encore la basse est chaude et englobe le morceau. De basse il en sera beaucoup question ici, tant la prestation de Carlos Dengler s’avère souvent ici vitale. Les cordes se plient sous ses doigts, l’attaque est sèche et impitoyable. La partition de basse suit son chemin toute seule, elle est est la corde qui fait de l’arc une arme. Enlevez ces 4 cordes à « Summer Well », ne vous reste-il pas qu’un vulgaire bout de bois bombé ?

Le duo rythmique se charge vraiment de la part du lion et dès qu’il a le malheur de baisser sa garde, l’ensemble du dispositif s’écroule avec fracas. Ainsi le duo basse batterie a beau transpirer l’influence de Gang Of Four (impression que la guitare ne dément pas) sur « Barricade », le moindre ralentissement transforme la citrouille et en fait des camarades de jeu de Radio 4. On espère un rapide montée en puissance sur « Always Malaise (The Man I Am) » appuyé par un beat discret, on imagine voir la bête retromber sur ses pates en prenant la voie d’un « Slow Hands » mais l’ensemble ne décolle jamais préférant à la spontanéité une fallacieuse approche qui rappelle les travers du « Total Life Forever » de Foals.

Malgré une rythmique inattendue qui fait déraper le piano, Paul Banks en fait des tonnes sur « Try It On » et rappelle inévitablement les débordements de Bono dans sa façon d’appuyer certains mots comme ce « No Fucking Way ». Les violons essayent de donner (sans succès) de l’ampleur et dans la deuxième partie des bleep électroniques incongrues viennent essayer de prendre le contrôle. Mais on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Cette intrusion s’étend jusqu’à l’introduction de « All of the Ways » qui ne s’en remettra pas. La musique se voudrait instrumentale et éthérée mais étouffe sous les harmonies vocales trop présentes. On retombe ainsi trop souvent dans ces morceaux mi figue-mi raisin qui peuplaient « Our Love To Admire », dans ces chansons qui manquent d’engagement et dont seuls les contre-temps produits par la batterie raniment l’espace d’un instant l’intérêt (« Safe Without »).

Depuis que l’on a appris que Carlos « Jim Profit » Dengler, l’homme fort du disque, quittait le groupe, on ne peut que s’inquiéter un peu plus pour la suite. Avec un David Pajo dans le coup, le risque de voir Interpol devenir une zwanissade se précise.

Un riff doucereux qui prend son temps et qui tourne dans le noir, le guitariste qui tête baissée est seul sur scène, la voix qui sort soudainement des enceintes sans pour autant montrer son visage, puis chacun les membres qui font leur apparition à grand coup sous les spots qui s’allument et les mains qui claquent, la batterie qui s’accélère soudainement, le public qui crie, la fosse qui commence à s’agiter…
« Lights » fera probablement un grand titre d’introduction à tous les concerts dans les stades que Interpol sera amené à donner en première partie de U2.

Sur le parking, un gamin pleurera. Même si on l’avait prévenu, on ne devrait pas imposer la nostalgie à de si jeunes personnes.

Note : 3,5/10

43 commentaires
  • Arbobo
    6 septembre 2010
    en résumé c’est plutôt mel gibson que william, non?

    encore un ex-futur meilleur groupe du monde, ça devient encombré le club des losers

  • Karl
    6 septembre 2010
    J’en attendais vachement… déception. L’introduction est très juste sinon. Je n’avais jamais vu les choses sous cet angle mais effectivement dans le cas de Muse ou de Placebo, j’avais dès le début eu le pressentiment que ça tournerait mal.

  • Laure
    6 septembre 2010
    Je crois que là t’as tout dit. Je n’ai même pas envie de commenter du coup.

  • Anonymous
    6 septembre 2010
    Un nouveau coup dur après la débâcle Arcade Fire

  • Nathan
    6 septembre 2010
    Je crois que le véritable problème d’Interpol, c’est leur son et la voix du gars. Parce que sur un album ça passe, c’est même super cool (j’avais vachement aimé « Antics » à l’époque). Et puis après l’effet de surprise, tout sonne carton pâte, ça geint mais on y croit plus. Ajoute à ça la pauvreté des mélodies de ce disque, et t’as un flop magistral qui va te ramener de la matière pour « les meilleurs commentaires ».

    On fait pas quatre albums avec le même son et la même façon de chanter. Et les mêmes mélodies d’ailleurs. Puis qu’est-ce que c’est mou…

  • Benjamin F
    6 septembre 2010
    @Arbobo : Ah ah même pas. Mel Gbson a au moins le mérite de croire à fond en ce qu’il fait :)

    @Karl : Oui et que ce pressentiment est pesant…

    @Laure : Lol, c’est pas non plus comme si tu commentais systématiquement à chaque fois :)

  • Benjamin F
    6 septembre 2010
    @Anonyme : Oui et non. Oui car effectivement la débâcle continue et beaucoup de groupes attendus sortent de piètres albums (LCD Soundsystem, Gorillaz, Klaxons…), non car le Arcade Fire a bien plus de ressources qu’il peut y paraitre au premier abord.

    @Nathan : En fait c’est le problème de énormément de groupes. Dès qu’on ne croit plus à la rage et donc à l’émotion, l’ensemble devient forcé et ridicule. Et puis, comme tu le dis, à contrario de Antics, c’est incroyablement mou ; dans la deuxième moitié du disque, on s’ennuie même fortement.

  • Marc
    6 septembre 2010
    Encore une fois, commettre la bête erreur de lire ton article avant de finaliser le mien ne va pas m’aider. Pourtant, pour avoir complètment loupé le coche d’Interpol aux débuts, j’essaie depuis de comprendre. Ce qui me permet de découvrir seulement maintenant leur premier album et de ne pas le trouver tellement supérieur au reste. Habité d’une envie plus grande, c’est certain, mais la froideur de leur son débouche sur une froideur des sentiments. The National, eux, viennent d’ailleurs, du côté des Tindersticks et de Jack (ça dit quelque chose à quelqu’uns Pioneer Soundtrack?).

    Il y a une grande pertinence dans les comparaisons et il manque peut-être ceux qui dès le début voulaient remplir des stades avant d’avoir écrit une note, des Killers (ça a amrché) aux Infadels (ça a bien raté…) et ceux qui se sont laisser griser par le succès.

  • Mmarsupilami
    6 septembre 2010
    Mon avis étant proche de celui d’Anonyme, je crois que ce n’est qu’une confirmation de plus de la fin de la pop-rock music.

    J’abandonne mon ipod, emusic et mon blog et je recommencé ma collection de bagues de cigares. Si tu t’y mets, Benjamin, j’ai plein de doubles. On pourrait faire des échanges. On pourrait même créer un blog pour parler des plus beaux spécimens. Avis à tous, je cherche des collaborateurs!

  • Mathieu
    6 septembre 2010
    Haha, « une zwanissade », j’aime beaucoup :)

  • Benjamin F
    6 septembre 2010
    @Marc : Comme on disait la seule différence, c’est peut-être qu’on y croyait au début et plus maintenant. Pour The National, la référence à Jack est bien vue, mais si avec Interpol les influences sont différentes, le positionnement sur l’échiquier reste sensiblement le même (notamment au niveau du rapport avec le post-punk).

    On en reparle après ta critique :)

  • Benjamin F
    6 septembre 2010
    @Mmarsupilami : Si on peut faire un biz pour parler Whisky, j’en suis également. Mais oui sans dire que c’est la fin, c’est vraiment le creux de la vague :(

    @Mathieu : ^^

  • Laurent
    6 septembre 2010
    Y’a jamais eu de quoi s’emballer non plus. Bon, le premier album était tout bon, vraiment. Le deuxième m’avait déjà singulièrement enquiquiné mais je trouvais qu’ils fixaient leur plafond avec « Our Love to Admire » : voilà, désolés, on n’est pas des génies donc cessez de placer vos espoirs en nous et appréciez qu’on sorte un chouette album de temps en temps. Les gens qui aiment un peu les Kings of Leon disent qu’ils sortent un bon disque sur deux. Je ne peux pas juger. Mais avec Interpol, on tient peut-être les Kings of Leon nordistes.

  • Benjamin F
    6 septembre 2010
    @Laurent : Je ne sais pas pour les gens qui aiment un peu les Kings of Leon, mais du côté de ceux qui n’aiment pas, je peux te dire que ça fait un bail qu’ils n’ont pas sorti un bon album (depuis le deuxième en fait^^). Du coup, pour apprécier, il faudrait à minima qu’ils sortent un chouette album de temps en temps, ce qui m’a l’air mal parti :)

  • Mmarsupilami
    6 septembre 2010
    On pourrait faire deux groupes : les King of Pol sortirait les bons disques et les Inter of Leon les mauvais. Non?

  • Benjamin F
    6 septembre 2010
    @Mmarsupilami : Tu me fais juste trop rire Mmarsup :)

  • Dr FrankNfurter
    6 septembre 2010
    Je trouve encore les deux précédents d’Interpol très plaisants à écouter (et pourtant le 3ème semble avoir mauvaises presses) mais cet album éponyme, quelle purge!
    Autant le premier single faisait « illusion », même recette, on n’y croyait plus m’enfin… vu le niveau du reste de l’album, c’est bien l’une des premières fois en pop/rock où je retiens le single plutôt que l’album.
    A l’occase, je vais quand même approfondir ce qu’il y a lieu d’être (quoi pas grand chose? C’est vrai qu’hormis Lights, y’a pas beaucoup de mélodies à retenir… et encore Lights, est-ce vraiment les mélodies qu’on retient ou plutôt un souvenir du passé?)
    Cela dit, album décevant mais au moins, c’est pas comme Editors, le groupe ne virent pas pop kitschouille 80′s… Oooooh les jolis claviers de merde!!! :-D

    (En même temps, après le dernier Goldfrapp, est-ce que quelqu’un peut oser se vautrer encore plus dans la vulgarité eighties? :-D)

  • Xavier
    6 septembre 2010
    Jeff Buckley qui, d’ailleurs, a eu la bonne idée de mourir avant de venir grossir ta liste des groupes tombés en déchéance…

    (zwanissade, très bon en effet. et pourtant dieu sait que Pajo a fait des bons albums en solo…)

  • Vincent
    7 septembre 2010
    Contrairement à l’immense majorité, je le trouve pas si nul que ça, le nouvel Interpol ! C’est sans doute parce que justement j’en attendais rien mais alors rien du tout. Je trouve aussi que leur son a un peu évolué, jouant plus cette fois-ci sur des atmosphères que sur des mélodies. Oui, je sais, c’est bizarre, ce que je dis. Comprenne qui pourra ;)

  • Benjamin F
    7 septembre 2010
    @Dr Franknfurter : Oui quand le single que t’avais déjà trouvé décevant s’avère être le meilleur titre de l’album, on est effectivement pas très loin de la purge. Ce qui est marrant, c’est que Interpol et Editors ont chuté de la même longueur, c’est juste que les premiers étaient partis de plus haut.

    @Xavier : Oui Jeff Buckley rentre tout à fait dans cette catégorie ! A moins qu’au contraire, il ne se fût dirigé vers un songwriting plus épuré, on peut sans difficulté l’imaginer flirtant avec des émotions trop forcées.

    @Vincent : Et bien écoute, je crois que tu es tout bonnement le premier ! Mais oui tu as raisons, ils jouent plus sur les atmosphères, des atmosphères chiantes en l’occurrence^^.

  • Vincent
    7 septembre 2010
    Preuve que je ne suis pas tout seul : http://musique.fluctuat.net/interpol/interpol-alb18956/10837-chronique-chronique-interpol-quatrieme-album-2.html
    Bon, là-dessus, ils s’emballent un peu quand même !

  • Benjamin F
    7 septembre 2010
    @Vincent : Je viens de lire et au début j’ai eu du mal à réaliser qu’on parlait du même album, mais en fait c’est juste que tous les défauts que je souligne chez le groupe sont pour eux des qualités et inversement. Tant mieux en tout cas si certains se retrouvent dans ce disque.

  • Rod - Le HibOO
    7 septembre 2010
    Critique dans le meme genre sur le HibOO. En moins poétique.

    http://www.le-hiboo.com/25655-interpol-interpol

  • -Twist-
    8 septembre 2010
    Déjà, je n’ai jamais trouvé quoi que ce soit à ce groupe. Et je trouve que TOTBL est un album on ne peut plus surestimé.
    Je ne pensais pas l’écouter et puis pouf, voilà t-y pas que ce truc me fait perdre 20mns de ma vie. Pas pu aller jusqu’au bout tellement c’était vide. Ca procure même pas un sentiment: c’est juste, inodore, sans saveur. Même pas mauvais ou bien. Juste inutile.

    Sinon, je continue de rebondir sur deux choses: à mes yeux, si l’on peut critiquer ‘X&Y’ (que j’aime bcp mais qui je comprends peut insupporter), autant Viva La Vida reste un sacré album. Et pourtant, je le voyais pas venir cui là.

    Quant à Buckley, comme le disait Xavier:
    ***********
    Xavier
    06 septembre, 2010
    Jeff Buckley qui, d’ailleurs, a eu la bonne idée de mourir avant de venir grossir ta liste des groupes tombés en déchéance…


    ***********

    Je ne sais pas si y en a certains qui ont acheté (ou au moins écouté) la version Deluxe de Grace. Sur le disque 2, y a qqs trucs pas du tout recommandable qui me ferait presque dire Mercissippi…

  • Benjamin F
    9 septembre 2010
    @-Twist- : J’ai réécouté Turn On The Bright Lights suite à l’article de Marc et c’est vrai que je n’y ai pas forcément trouvé les mêmes choses qu’à l’époque. Pour Coldplay, j’avais bien aimé Viva La Vida à sa sortie mais cela n’empêche pas qu’il s’agit d’un disque qui met un peu plus en exergue les défauts du groupe…

    Pour Buckley, je fais preuve de méfiance au sujet de tous les titres publiés post-suicide. Je doute qu’il aurait accepté de sortir telles quelles des pseudo chutes comme celles qu’on trouve sur Sketches For My Sweetheart The Drunk.

    Pour Mercissippi, j’aurai pas du mais j’ai ri (beaucoup^^).

  • Xavier
    9 septembre 2010
    Mercissippi, pas mal ;)
    oui, je pensais à Sketches For My Sweetheart The Drunk en écrivant mon comm…

  • Marc
    13 septembre 2010
    Je dois être l’un des seuls à aimer Our Love To Admire quasiment comme les 2 autres…

    Mais celui-là est vraiment pas terrible. Il commence bien pour mieux mourir et ce dès Lights pour moi. C’est long, mou, peu inspiré, ressemblant très fort au précédent mélangé à l’expérience Julian Plenti. Qui n’était pas un vivier créatif non plus.

    Après LCD, Foals, Klaxons, et bien d’autres, 2010 finit d’envoyer les groupes au tapis après une 2009 très féconde. Reste Arcade Fire qui pour moi a plus que transformé l’essai.

  • -Twist-
    13 septembre 2010
    @ Ben et Xavier: Oui, c’est clair que c’est pas dit que Buckley aurait sorti ca en disque (on ne le dit pas assez mais à côté de Mary Guibert, les descendants d’Hendrix c’est de gentils agneaux). Mais quand même, je trouve que ca en dit un peu sur l’évolution que voulait donner à sa carrière le Jeffounet (que j’affectionne grandement par ailleurs).

  • Benjamin F
    14 septembre 2010
    @Marc : « Après LCD, Foals, Klaxons, et bien d’autres, 2010 finit d’envoyer les groupes au tapis après une 2009 très féconde. Reste Arcade Fire qui pour moi a plus que transformé l’essai. » –> J’aurai pu l’écrire cette phrase ! C’est incroyable comment toutes les grosses sorties m’ont déçu (excepté le Arcade Fire, le National et dans une moindre mesure le Menomena).

    @-Twist- : Oui mais sorti de la guitare… il manquait des chansons non ? :)

  • _mouloud_
    17 septembre 2010
    oui, le drame était prévisible…
    Et une fois de plus, alors que ces mecs avaient pu remplir un album ou deux de joyaux inventifs nous voici réduits à gratter la terre pour en extirper une gemme, deux, voire aucune.

  • Anonymous
    18 septembre 2010
    Je trouve ces critiques excessives et injustes. L’album ne manque pas de panache et regorge de titres de qualité. Que le groupe soit en déclin, c’est certain, mais cela ne doit pas nous faire oublier que INTERPOL a écrit quelques unes des plus belles pages du rock des années 2000.

    Par ailleurs, et puisque c’est la première fois que je poste un commentaire, ce site est de premier plan. Cordialement. Adrien

  • Anonymous
    18 septembre 2010
  • Anonymous
    21 septembre 2010
    Critique trés subjective. Le dernier album d’interpol est pour moi le moins bon qu’ils aient sorti à ce jour, seul success et surtout lights m’ayant pleinement convaincu. Pour autant, je suis fatigué de voir les critiques descendre en flèche leurs albums sauf le premier…Personnellement, je considère que jusqu’à ce quatrième album, les trois précédents étaient parfaitement réussis.

  • Lyle
    21 septembre 2010
    Pas franchement d’accord avec toi comme je viens de le dire sur DLMDS…

  • Benjamin F
    21 septembre 2010
    @Lyle : Ouaip j’ai lu ça ce matin dans le métro. J’avoue que ça m’a un peu surpris mais tant mieux si les ressentis ne sont pas uniformes. La forme de l’article est bien sympa par ailleurs.

    Tiens je refile le lien ici : http://www.danslemurduson.com/archive/2010/09/20/album196-interpol.html

  • Lyle
    21 septembre 2010
    C’est un album qui partage beaucoup les opinions vu les 20 ou 30 critiques que j’ai pu en lire un peu partout. J’ai hésité beaucoup avant d’en parler, du coup j’ai essayé quelque chose d’un peu différent…

  • Bideubelyou
    24 septembre 2010
    « Jeff Buckley qui, d’ailleurs, a eu la bonne idée de mourir avant de venir grossir ta liste des groupes tombés en déchéance… »
    Ben dis donc, faut vraiment être un sacré connard pour oser écrire un truc pareil… Surtout sur un mec qui n’a sorti qu’un album et un EP. Complètement débile et sordide comme commentaire.

  • Anonymous
    26 septembre 2010
    Une critique venant de quelqu’un qui a aimé cette énormité musicale (pour ne pas dire daube) qu’est « Viva la Vida », de ce magnifique groupe spécialisé dans la musique d’ascenseur qu’est Coldplay, je trouve ça légèrement abusé. Enfin, passons, chacun ses goûts.

    Enfin, tout ça pour dire que je trouve cet album d’Interpol vraiment sublime. Sauf « Always Malaise », trop molle. Un peu comme tout l’album certes, mais sans les sentiments qu’inspirent les autres chansons. Car oui, chaque chanson inspire des sentiments plus ou moins tristes. Si cela ne vous pas a pas touché, alors il est parfaitement normal que n’aimiez pas. Enfin, je suppose. Encore faut-il que vous vous intéressiez un minimum aux paroles, qui sans être exceptionnelles, sont directes, touchantes, pures.

    Pour finir, je trouve particulièrement ridicule vos commentaires du genre « OLOL ts lé grpes de rock sa devien nul mdr ». Pessimistes jusqu’au bout. Profitez, arrêtez de comparer, appréciez à leur juste valeur la musique. Non ? Peut-être que ça vous dépasse tout ça. Puisque tout est mauvais, retournez donc dans le métro avec votre Sex pistols sur les oreilles,, parce que ça au moins, c’était de la bonne musique. Mais c’est pas une preuve dévolution. Appelez-moi Mère Thérèsa.
    « Quand la fin du monde arrivera les pessimistes auront eu raison, les optimistes auront mieux vécu. »

  • -Twist-
    26 septembre 2010
    Putain, à un moment donné, c’est possible d’avoir un avis négatif sur un groupe, sans que le fanclub s’en émeuve? Non sérieusement quoi, la chronique de Benji est très bien, elle explique pourquoi lui n’a pas aimé.
    Les raccourcis débiles et les attaques gratuites, ca va deux mns quoi.

  • Benjamin F
    26 septembre 2010
    @-Twist- : Non, l’expérience nous l’a montré, ce n’est effectivement pas possible (mais c’est quand même adorable de prendre ma défense^^)

  • Anonymous
    4 octobre 2010
    Et qui sait si Jeff Buckley n’aurait pas fini par faire des albums chiants??

    R.L.

  • Dillon Note
    28 avril 2011
    9 /10
    Je trouve qu’il y a décidemment beaucoup de carton dans vos oreilles Monsieur Fogel. Je ne m’étendrai pas sur les justifications de mon point de vue, puisqu’il a tout de subjectif, et comme je l’ai déjà dit pour la critique d’ »Angles » des Strokes (du même auteur)(sic), chacun voit son rock à sa porte. Pour moi, cet album est le plus profond et intense du groupe. C’est quand même dingue de voir comment beaucoup de gens ont du mal à accepter que les groupes évoluent, une sorte de maladie qui atteint toute oreille qui s’approprie une idée ou un son qu’ils identifient à un groupe à un moment donné pour finalement ne plus tolérer que celui-ci évolue en se rangeant derrière l’étendard de l’ouverture d’esprit (d’oreille).
    Bref, comme pour Angles, je ne cherche à convaincre personne, mais il y a je pense quelquefois des questions à se poser quand on écrit des chroniques musicales depuis un moment.
    Que dois-je juger ? La qualité des morceaux ? l’innovation ? ça me plait, ça me plait pas ? Dur métier…
    Pouvez vous me citer M. Fogel, un groupe qui dans les 10 dernières années n’a fait que s’améliorer album après album ?
    Je n’en suis pas vraiment sûr…
    Alors, est ce que le rock est définitivement perdu ou sont-ce vos oreilles ?
    En toute amitié.
    Cordialement,

    PS: Coldplay a fait un album fort ? voire deux ? vous m’inquiétez…

  • Sto Note
    23 septembre 2011
    3,5 /10
    Ce commentaire surtout pour faire baisser la moyenne des notations des lecteurs, il est en effet intolérable que cet album qui ne compte que 2-3 bons titres ait une bonne moyenne. S’il est moins ineffable que le précédent, on est loin de la force d’Antics qui nous clouait à chaque écoute. De la redite et des longueurs sur cet album…

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