Critique de
Benjamin Fogel
de Playlist Society

AMON TOBIN – Isam

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Benjamin Fogel (Auteur) Lecteurs (13 votes)
8 /10
5,5 /10

Mai 2004, une cinquantaine d’enceintes et un grand drap blanc : le son virevolte d’une enceinte à l’autre, les cœurs tremblent, il n’y a aucun moyen de se dérober. La spatialisation est suffocante comme si le son était devenu vivant et se déplaçait comme un animal, comme si les éléments naturels se matérialisaient dans le champ sonore. Devant nos yeux, la réalité elle-même se modifie peu à peu ; la toile est lacérée et derrière la toile apparait d’autres toiles. Et plus le son frappe, plus il s’anime, plus le décor s’étiole et se délite. Peu à peu les coups de ciseaux de Stéphane Coville révèlent un chemin vers Aphex Twin, et l’œuvre qui nait devant nous se pose comme une réinterprétation de notre espace de vie. 7 ans plus tard, Amon Tobin collabore avec Tessa Farmer pour créer une installation nommée « Isam : Control Over Nature » (du jeudi 26 mai au Dimanche 6 Juin à la Crypt Gallery de Euston à Londres) en forme de pendant physique mais instantané de son nouvel album « Isam ».

Ce n’est pas un hasard si comme Richard D James, le brésilien crée aujourd’hui de plus en plus de ponts avec l’art contemporain. Car non seulement, il s’oriente vers une approche de plus en plus conceptuelle de son travail mais surtout parce qu’à chaque beat, on devine son envie, peut-être inconsciente, de se dresser à la hauteur de Aphex Twin tout en marchant sur ses pas. On y sent la même passion pour la technique et la même envie de travailler au corps chaque son, d’illustrer auditivement des concepts comme la retenue, la chute et l’aspiration. Des orientations auxquelles il faut rajouter un goût certain pour la musique concrète dévoilé il ya 4 ans sur « Foley Room ».

De plus, de la même manière que tournoyait le son en 2004 au Palais de Tokyo, « Isam » se veut avant tout une expérience sonore. Ici le travail minutieux sur le son transforme systèmes son et casques en installation expérimentale. Des titres comme « Goto 10 » donnent l’impression d’entrer en résonance avec le corps au point de le déstabiliser, au point de faire vaciller les appuis. On pense alors de nouveau à ces grandes installations d’art contemporain comme le troublant « Filmachine » de Keiichiro Shibuya et Takashi Ikegami.

Les voix féminines sur « Wooden Toy »  et « Lost & Found »  ne sont que des leurres, une couche sonore supplémentaire qui illustre une fois de plus la démarche : la voix vibre, génère un écho, descend d’un niveau et se volatilise pour finalement réapparaitre à l’autre bout de l’enceinte. Les incursions acoustiques sont elles aussi utilisées comme matière première de la déconstruction (« Mass & Spring ») au point que « Isam » se transforme en un manifeste où l’organique ne sert plus qu’à alimenter une machine, mais une machine qui commence à ressentir des sentiments. « Isam » est un Cylon et on finit par ne plus savoir qui de lui ou de nous est au final le plus humain.

Certes Amon Tobin ne possède pas encore la folie de son homologue anglais ni sa capacité à loger des mélodies dans les endroits les plus abscons, mais il livre avec « Isam » et des titres comme « Journeyman », une œuvre un peu froide, un peu calculée mais terriblement minutieuse où l’on se bat pour retenir entre nos doigts un capricieux spectre sonore. Les titres de l’époque « Out from out where » comme « Searchers » trouvent enfin ici conclusion et sens.

Note : 8/10

>> A lire également, la critique de Ed Loxapac sur Chroniques Electroniques

27 commentaires
  • Joris Note
    23 mai 2011
    6 /10
    Pas bien convaincu par ce disque… Je trouve que ça tourne pas mal à vide. Je salue la performance du technicien, mais j’ai du mal être touché par l’artiste.

    Belle critique néanmoins. Et tu as trouvé une pochette alternative ?

  • Nathan Note
    23 mai 2011
    5 /10
    Quel album ennuyeux ! Aucune sensualité, aucun sentiment. Juste un son impressionnant, au profit de rien. Dommage, hein, mais moi je retourne écouter Autechre. :)

  • Dat' Note
    23 mai 2011
    5 /10
    J’ai toujours pas reussi à aller jusqu’au bout de l’album.

    Par contre, cet article me rappelle douloureusement que j’avais loupé le concert d’Aphex Twin au Palais de Tokyo à l’époque, suite à un empechement ridicule.
    J’avais tenté d’enfouir ce traumatisme tout au fond de moi, j’avais oublié ce moment triste de ma vie, cet ecueil, deuil, et voila qu’il refait surface aujourdhui. Ca me fait mal.

    Heuresement, personne ne reparle du concert de Daft Punk à Bercy que j’avais loupé aussi à cause d’une raison toute naze genre TGV annulé et que… aaaaaaaaaaarg.

  • Arbobo Note
    23 mai 2011
    5,5 /10
    je me demande si c’est ce disque qui clive, ou Amon Tobin,
    qui pour ma part ne m’a jamais vraiment séduit.

  • Benjamin Fogel
    23 mai 2011
    @Joris : C’était la pochette non définitive (celle de la version que j’ai reçue) et comme je la préfère à la vraie pochette, je suis resté dessus :)

    @Nathan : Autant je suis d’accord avec le « Aucune sensualité, aucun sentiment » puisque c’est un parti pris de l’album que je pense avoir évoqué tout au long de la critique. En revanche, « l’ennui » n’est nullement un argument qui peut-être employé ici. On peut le trouver froid et non mélodique mais il n’y rien d’ennuyeux ici : les morceaux ne tournent jamais en rond, chaque titre a sa pâte et le spectre sonore est suffisamment large pour trouver un nouveau son à chaque écoute. Qu’on n’apprécie pas la démarche, je comprends mais ça n’en fait nullement un album chiant (contrairement au Seefeel par exemple^^). Et il y a vachement moins de compromission par rapport à son projet que dans beaucoup d’album électro récent.

  • Benjamin Fogel
    23 mai 2011
    @Dat’: Bon au point où on en est, je ne vais te le cacher : j’étais aussi à Daft Punk :) Bon maintenant vu que je ne fais plus de concerts, vous allez bien finir par me rattraper… :)

    @Arbobo : Ca m’étonne également que tu n’ais pas accroché, c’est exactement la même démarche que le « Filmachine » de Keiichiro Shibuya et Takashi Ikegami de Paranoïa, c’est un disque qui ne joue que sur le son, un disque de pure technique et de démonstration de l’impact du son sur le corps. J’en ai pas parlé dans la critique mais c’est vraiment le disque que j’ai que je rapprocherai le plus de Paranoïa :)

  • Joris Note
    23 mai 2011
    6 /10
    @Benjamin: Il est pas ennuyeux en lui-même, mais à force d’entendre des titres vides, « froids et non-mélodiques », on finit par s’ennuyer. Les morceaux ne tournent pas en rond, ils ne vont nulle part (à part quelques uns). Si j’étais pas aussi impressionné par son travail, je n’aurais sans doute pas pu écouter jusqu’au bout. Et puis les gros morceaux de dubstep bien gras ça casse un peu le délire du technicien super fin et pointu (qui fait penser à Aphex, en effet).

  • Nathan Note
    23 mai 2011
    5 /10
    Pas chiant alors, mais qui m’ennuie profondément parce que je ne ressens rien de vrai. Juste de la démonstration. :)

  • Benjamin Fogel
    23 mai 2011
    @Joris : Je ne comprends pas comment on peut s’ennuyer sur ce disque qui développe autant de passion pour le son, mais bon je conçois que le côté démonstratif puisse laisser de marbre… En revanche il va falloir que tu me précises de quoi tu parles lorsque tu évoques « les gros morceaux de dubstep bien gras » parce que non seulement je ne vois rien de gras dans ce Isam (à part peut-être les plus faciles Wooden Toy et Kitty Cat) mais surtout je ne vois nullement où tu vois des morceaux de dubstep !!!??? :) Si tu peux me citer les titres (et les passages) qu’on sache de quoi il s’agit :)

    @Nathan : Tiens c’est ce que me dise les gens qui ont détesté The Tree Of Life :p

  • Nathan Note
    23 mai 2011
    5 /10
    Vrai. Le nouveau Amon Tobin, comme The Tree of Life, tu l’aimes ou tu le détestes, tu restes sur le bord de la route face à cette ambition trop grande qui frôle le ridicule et l’ennui, ou alors tu te plonges dedans à corps perdu.
    J’ai adoré l’un, pas l’autre. :)

  • Joris Note
    23 mai 2011
    6 /10
    Le gras renvoyait à quelques passages de « Goto 10″, qui contient également des beats qui m’ont fait penser à du dubstep, ou dans « Mass & Spring ». Sinon, je saurais pas vraiment te dire, puisque je n’ai pas un souvenir précis des titres et que y’a un peu de tout dans chaque. J’me souviens m’être fait la réflexion plusieurs fois, mais je t’avoue qu’il faudrait que je le réécoute attentivement pour pouvoir de le dire en détail (d’autant plus que je ne suis pas un spécialiste du dubstep, je fonctionne plus au feeling, il se peut très bien que je dise des conneries).
    Sans parler de dubstep, ce que je voulais dire que c’est que cet album est assez étrange, parce qu’il a d’abord l’air de n’être qu’une démonstration technique, et puis y’a des passages qui font tâche au milieu de toute cette finesse, que ce soit des sons plus rentre-dedans ou des gimmicks un peu convenus (« Kitty Cat »).

  • Benjamin Fogel
    23 mai 2011
    @Nathan : Bien parlé mon grand ; à part que j’ai aimé les deux je suis bien d’accord :)

    @Joris : Bah il n’y a même pas de sub-bass dans « Mass & Spring » (ni dans « Goto 10″ en fait). En surtout ni l’un ni l’autre ne sont « gras », ils sont denses, anxiogène, étouffant mais pas gras… Bon en revanche je te concède que Kitty Kat est un peu édulcoré et facile :)

  • Max Note
    23 mai 2011
    7,5 /10
    Si l’on excepte ce qu’on peut appeler un ventre mou (Piece of Paper et goto 10), cet album est vraiment magnifique mais vraiment difficile à appréhender…
    C’est quand même marrant de voir les même comments un peu partout sur « la prod la plus chiante d’amon tobin » alors que bon le easy listenning sur samples de jazz j’ai envie de dire c’est so’ 2004. Pour une fois qu’un mec extrapole complètement son style (dnb à la base) c’est quand même bien foutu
    alors forcément c’est pas un disque que tu passes en fond en société, mais plus une composition à écouter religieusement. Bon je voudrais pas passer pour un puriste mais les albums avec des tubes sur chaque piste sans discours mis bout à bout ça me fait chier (prends ça metronomy !)

  • Romink
    23 mai 2011
    J’aime tout particulièrement cet album qui est, selon moi, son meilleur disque. Rien que ça…
    Je suis entré dedans très facilement, je ne comprends pas qu’on puisse le trouver difficile d’accès.

    j’ai eu la sensation d’être porté par ce disque, du début à la fin. J’y reviens régulièrement avec plaisir.

    Cela dit, je suis persuadé que tout est question de sensibilité, d’humeur, d’état d’esprit. j’étais peut-être particulièrement en phase avec l’artiste au moment de cette première écoute. Je ne sais pas trop.

  • Jean-Sebastien Zanchi Note
    23 mai 2011
    8,5 /10
    Pour moi ce disque est avant tout une expérience sonore. Ce disque s’écoute fort. On doit ressentir les vibrations que les sons utilisés dégagent. On doit se les prendre en pleine face et faire en sorte que tout son corps les ressente. Bizarrement, je ne trouve pas que ce disque soit très intellectualisable, mais au contraire mon ressenti a été ultra instinctif face à cette production de qualité très élevé. Il ne m’ennuie pas, il parle directement à mon corps. A son écoute je me sens comme flotter dans une sorte de ouate inconfortable. Bref, vous aurez compris que je trouve ce disque réussi sur beaucoup de points. :)

  • Benjamin Fogel
    24 mai 2011
    @Max : D’ailleurs j’ai réécouté à cette occasion « Supermodified » et il n’a pas forcément bien vieilli. C’est vraiment avec la BO de Splinter Cell que démarre la partie la plus intéressante de sa discographie.

    @Romink : Hey ça fait plaisir de te voir par ici mec :) Moi aussi je reste perplexe devant le fait qu’autant de monde le trouve difficile d’accès et amélodique. Au contraire comme le dit également JS c’est un album qui parle directement au corps sans qu’on ait besoin d’intellectualiser quoi que ce soit.

    @Jean-Sebastien Zanchi : Je pense vraiment que c’était son objectif avec Isam de réussir à jouer sur le corps sans que l’intellect n’y trouve à redire.

  • Dat' Note
    24 mai 2011
    5 /10
    Perso, les deux sommets d’Amon Tobin pour moi, c’est Out From Out Where et Splinter Cell Chaos Theory… Ces deux disques me fascinent, même aujourd’hui.
    Je la trouve plutot sympa Kitty Cat ! Et Goto10, passée dans un bar, est impressionnante mine de rien. Ce qui revient souvent à l’écoute de ce disque. Impressionnant techniquement. Je préfère un Clark, qui m’impressionne également dans son traitement sonore, mais qui fait chialer avec ses mélodies dans le même mouvement.

  • Ed Loxapac Note
    25 mai 2011
    4,5 /10
    Héhé, pas surpris de voir critique aussi élogieuse de ta part vu qu’on en avait parlé ensemble avant. Pas surpris non plus par les avis aussi partagés que tranchés et argumentés. Pour ma part je me situerais très proche du commentaire de Nathan. Je ne dirais pas que cet album est chiant mais juste qu’il m’a fait chier. Un peu de nuance ne fait pas de mal. Je salue les prouesses techniques, ça c’est fait, mais en même temps on l’en savait capable depuis longtemps. Donc cet album n’est pas plus surprenant que ça. Je trouve par contre la filiation avec ce cher Richie plus que douteuse. Tout comme le parallèle avec l’art contemporain parce que je ne suis pas persuadé qu’il faille sortir un disque pour se réclamer de l’art contemporain. Un disque est avant tout un objet d’écoute, celui-ci s’adresse à mon humble avis à une élite. Sociale d’abord, car les gens qui ont les moyens de se procurer un matériel d’écoute à la hauteur des textures dont il est ici question ne sont pas nombreux. Et une élite de l’oreille aussi, à des gens coutumiers de la technique et du laptop. Comme je le dis souvent, la musique ne s’adresse pas qu’à ceux qui la font. Et là on arrive à un truc limite branlette qui m’en touche une sans secouer l’autre. Un album extrêmement surfait pour moi donc. Amon Tobin, c’était mieux avant. Vive l’aigritude. Et puis si y a moyen de choper un backlink gratuit aussi tiens… :-)

  • Benjamin Fogel
    25 mai 2011
    @Ed Loxapac : Tient j’avais effectivement oublié le lien vers ta critique ; à mon avis c’était un acte manqué :) (c’est corrigé^^)

    D’un point de vue idéologique, je te rejoins complètement sur le fait que l’intérêt d’un disque ne doit pas être conditionné par la qualité du matériel sur lequel on va l’écouter et qu’une mélodie doit transcender les questions de background culturel. Maintenant la démarche d’Amon Tobin s’inscrit dans sa discographie complète et a du sens par rapport à elle. On peut le trouver « branlette » mais il reste à mon avis « honnête » avec lui même. A ce stade de son évolution, j’aurai surement vu dans un album plus facile une forme de compromission. Foley Room avait ouvert une porte et il n’a pas rebroussé chemin avant d’avoir fini d’explorer la pièce.

    Bon après comme je te l’avais dit IRL, j’ai tendance à trouver Isam plus accessible que beaucoup de trucs que t’écoutes, donc c’est pas évident pour moi de poursuivre :)

  • Gwendal Note
    26 mai 2011
    7 /10
    j’ai pas fini l’écoute (j’écoute souvent la première fois en liant la chronique, ca donne une bonne idée générale), mais pour le moment ca me plaît.

    Il y a une espèce de côté autiste à ces compos « qui ne vont nulle part », et j’aime bien ca. Ca ne deviendra pas mon album de chevet, mais clairement, j’apprécie.

  • Catnatt
    26 mai 2011
    J’ai pas tenu 5 mn cette musique me met prodigieusement mal à l’aise

    Je ne peux pas et c’est physique

  • Jean-Sebastien Zanchi Note
    26 mai 2011
    8,5 /10
    C’est ça, c’est physique. :)

  • Catnatt
    26 mai 2011
    Fous toi de ma gueule Zanchi ! ;)

    Sérieusement, je suis au bord du malaise quasi.

    J’ai toujours eu un probleme avec certaines musiques. A l’époque du début des raves (ma folle jeunesse), j’ai rapidement compris que je ne pouvais pas y foutre les pieds. Des que le rythme est plus rapide que mon battement cardiaque, je tombe ds les pommes.
    Là on est pas de cette problematique là, mais j’ai l’impression de me visionner de l’interieur,c’est extremement desagreable ^^

  • Jean-Sebastien Zanchi Note
    26 mai 2011
    8,5 /10
    Je ne me fous pas de ta gueule, lis mon commentaire plus haut. Tout est question de physique pour moi dans ce disque !

  • Christophe G.
    26 mai 2011
    Je te rejoins JS, il y a quelque chose de physique avec ce disque. Pour le moment je ne l’ai écouté qu’une seule fois (insuffisant donc pour véritablement analyser, tout juste puis-je commenter), mais j’en suis ressorti déboussolé : je me suis levé de ma chaise pour aller me chercher un café, je ne marchais pas tout à fait droit, ma tête tournait un peu… J’ai mis un bon quart d’heure à revenir à un état normal. Au début de l’écoute j’étais fasciné par ce que j’écoutais, un disque de son époque. Et à mesure que j’avançais dans le disque, j’ai été pris, non pas d’un malaise, mais pour sûr d’une gêne. Ces sonorités froides, cette impression d’être balloté de son en son comme dans un flipper géant… Je cherchais en vain une porte de sortie, j’avais envie que le disque se finisse au plus vite, mais quand je découvrais que je n’étais pas encore au dernier morceau j’avais quand même hâte d’écouter ce qui allait se passer dans la piste suivante. Il faut que je le réécoute, c’est une évidence. Peut-être par bribes (j’étais peut-être fou d’y aller d’une seule traite), mais je retenterai.

  • Franç- Xav. Frédériqueue Note
    30 mai 2011
    1,5 /10
    Inepte
    Sansintérai
    Anémique
    Malfoutu

  • Tyndare Note
    18 juin 2011
    7 /10
    Le genre d’album sur lequel il faut revenir,et revenir,au risque de passer a coté. Ce n’est pas son meilleur,la dessus je suis catégorique. Une chose ou plutôt deux,personne ici ou ailleurs ne fait référence a Mike Patton,et surtout a l’album « Romances » avec l’un de ses compères Kaada,que j’entends partout sur cet album…(c’est peut-être moi,après tout).
    La deuxième,dans un autre registre,est que j’attends toujours une chronique digne du dernier Son Lux, »We Are Rising »,qui est un véritable petit bijou passé encore sous silence,ici et partout!
    Indigne,tant le talent de ce type devrait éclabousser toutes les écoutilles. Cela est dit.

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