Critique de
Benjamin Fogel
de Playlist Society

CRIME ET CHATIMENT (Au Musée d’Orsay)

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Benjamin Fogel (Auteur) Lecteurs (Aucun vote)
8 /10
Un long couloir sombre tapissé d’incantations bibliques cloisonne la route du pèlerin. Au bout du chemin, un objet monstrueux se dégage de l’obscurité. L’homme avance à pas de loup comme pour essayer de retarder le moment fatidique de la confrontation. Sur les murs, les crimes originels se jettent sur les pensées de l’homme et lui rappelle que la machine de mort concerne l’humanité dans son ensemble. « Qui ne désire pas la mort de son père », qui n’est pas un meurtrier ? Qui peut être sûr de ne jamais connaître la déchirure ?
William Blake et son « Blasphémateur » contemplent avec amusement le condamné à la manière d’un Mark E Smith plein de cynisme. « Cain portant le corps d’Abel » de Alexandre Falguière rappelle que le premier meurtre de l’imaginaire religieux n’est pas puni de mort. Le châtiment de Caïn se bornera aux remords qui dévorent de l’intérieur. Peut-être alors que cet engin de mort qui vous attend n’est qu’une vieillerie, un objet usité du passé qui sert à faire peur et non à punir. En réalité Caïn et la Guillotine incarnent la question fondamentale qui anime la justice : Punir ou soigner ? Car plus que « Crime et Châtiment », l’exposition s’interroge ici sur « Crime et Conséquence ». Ce qui est sûr, c’est que quoiqu’il en soit, il n’y pas d’issue heureuse et le chemin de la guérison peut être encore plus douloureux que la mort comme le prouve le « Caïn ou Hitler en Enfer » de George Grosz
La fameuse guillotine ne joue pas ici le rôle de bête de foire mais bien celui de pivot, d’entrée dans un monde qui croule sous les paradoxes. Elle impose tellement sa présence que l’éclairage en oubli de se poser sur le « Lucifer » de Franz Von Stuck dont personne ne pourra alors profiter. Par la porte de l’instrument de mort, le visiteur est replongé dans un monde pas si éloigné où l’abolition de la peine de mort ne s’était pas encore affirmée comme l’une des fondations phares de notre culture (il ne faut pas oublier que la dernière utilisation de la guillotine ne remonte qu’à 1977 !)
« Crime et Châtiment » retrace 200 ans d’évolutions judiciaires et de remises en cause de l’institution sous fond de questions philosophico-éthiques. Le meurtre peut-il être considéré comme une maladie ? Le châtiment n’est-il pas un crime plus important que le crime originel ? Et surtout quel rôle joue la passion humaine pour l’ignominie ? Comment médias et crimes ont été intimement liés ?
Le crime ne serait-il pas un courant comme les autres soumis à des modes et à des codes médiatiques ? On dénote des tendances et un intérêt du public qui pourraient d’une certaine manière conditionner les crimes, et l’on traverse ainsi : les crimes passionnels, les crimes historiques (L’assassinat de Marat comme emblème avec l’inévitable Jacques Louis David mais aussi Hauer, Weerts, Munch et Baudry), les crimes des brigands (série de Goya), les crimes des femmes fatales, les crimes des sorcières, les crimes sexuels…
Dans ces thèmes, l’esthétique de la violence trouve une inépuisable source d’inspiration. Au fond, les artistes ne jugent pas, ne prennent pas partie, tout au mieux ils dénoncent en s’en délectant.
Note : 8/10
>> Illustration : « Etude de pieds et de mains » de Théodore Géricault / Photo Frédéric Jaulmes
26 commentaires
  • Pierre
    7 mai 2010
    Une exposition très riche mais qui aborde beaucoup de problèmes sans apporter aucune réponse. Néanmoins ta critique donne quelques pistes de lectures très intéressantes. (J’étais un peu passé à côté de la succession de mode…)

  • Anonymous
    7 mai 2010
    Merci pour cette analyse. Il est vrai que l’exposition ne se focalise pas que sur le châtiment, mais la référence était surement trop tentante.

  • Benjamin F
    7 mai 2010
    @Pierre : Oui la densité du contenu laisse beaucoup de questions en suspens mais je crois que c’est plutôt volontaire.

    @Anonyme : Oui en même temps un titre en forme d’allusion aurait bien collé aussi :)

  • Anonymous
    7 mai 2010
    Cette exposition m’a laissé un arrière goût désagréable dans la bouche. Elle est assez caractéristique de la récupération du monde de l’art par les gauchistes. On affiche fièrement la guillotine comme pour nous dire que ça y est, que la peine de mort est un sujet qui appartient tellement au passé qu’on peut l’exposer dans les musées. Pourtant la peine de mort est un sujet bien d’actualité (notamment avec les récentes affaires de pédophilie) et de nombreux français y sont toujours favorables. Contrairement à l’image qu’on essaye de nous en donner, l’art reste le terrain de prédilection des démagos, et une belle illustration de la négation des idées des français.

    RV.

  • Catnatt/belam
    7 mai 2010
    @anonyme

    Haaa. Une bonne petite peine de mort… C’est quoi votre préférence ? Guillotine ? Chaise électrique ? Injection ? Moi, j’ai un faible pour la chaise. On fait durer le plaisir et ya de l’action, pas vous ?

    Vous y avez déjà assisté ? Non ? Vous devriez. Vous auriez des arguments supplémentaires. Je vous assure que c’est un spectacle autrement plus agréable qu’une pathétique expo sur le sujet. La solution conductrice qui dégouline des éponges…
    Les électrodes comme des guirlandes de noel, la premiere electrocution de 2000 volts pour diminuer les résistances de la peau… Le silence… et la seconde de 500 pour ne pas que le corps prenne feu…

    C’est beau.

    C’est vrai que c’est dommage de ne plus assister à ca. L’injection, c’est tellement moins funky, telleement moins cinématographique. Il ne se passe quasi rien. C’est frustrant. Là ou ya pas de souffrance, ya pas de plaisir, hein ?! ;))

    C’est tellement dommage qu’on ait aboli cette grande manifestation d’humanité. Mais que voulez-vous, certains avaient le mauvais goût d’être innocents, et surtout ces satanées statistiques sur la criminalité ne changeaient pas.

    Alors c’est pas plus mal que ca soit dans un musée aujourd’hui. Il n’y a pas de machine arrière possible. La peine de mort a été condamnée à mort en France. Et c’est définitif, ne vous en déplaise.

    Bon courage :))

  • Catnatt/belam
    7 mai 2010
    ha au fait Benjamin ! Jolie crtique as usual. Merci, j’etais passée completment au travers.

    J’irais la voir, c’est un sujet qui m’interesse vraiment.

    Ca m’en fait 2. Feud et celle-ci.

  • Benjamin F
    7 mai 2010
    @Carnatt/Belam : Principe d’ignorance pour ma part, mais merci de ton intervention qui est toujours d’une rapidité exemplaire :) Je crois que tout est dit et ne nécessite pas d’autres réponses.

    Pour l’expo Freud, je n’y suis pas encore allé mais je t’accompagnerai avec plaisir :)

  • Matador
    7 mai 2010
    Parfois je pense aux générations antérieures: avant la fin de la guerre d’Algérie, tous les hommes avaient été criminels (sauf ceux qui avaient raté leur coup, les planqués et les malades).

  • Benjamin F
    7 mai 2010
    @Matador : Oui c’est le sens de ce « qui n’est pas un meurtrier ? ». La question du crime et du châtiment est liée à la nature humaine. Ton commentaire est vraiment intéressant parce que l’exposition évite justement la question de la guerre et du cautionnement morale de celle-ci. Peut-être que ça aurait trop complexifié le sujet…

  • Nathan
    7 mai 2010
    Le texte m’a fait pensé à ce dessin génial de Franquin : http://rougememoire.free.fr/dotclear/images/Integrale%20Franquin%20-%20T01%20-%20Idees%20Noires%201200/Franquin%20-%20Idees%20Noires%20-%20059.jpg

    J’aurai bien été. Mais ça va être un peu tendu question temps.

  • Anonymous
    7 mai 2010
    Je m’incline monsieur devant votre ironie. Répondre à mon commentaire en le stigmatisant par des extrêmes est justement une composante de la rhétorique des démagogues. Il me semblait qu’Internet était un lieu propice à la discussion et à l’échange d’idée, je constate que je me suis une fois de plus trompé.

    Pour qu’on ne m’accuse pas de n’être qu’un provocateur, je tiens à rappeler que j’ai fait la démarche d’aller à l’exposition et que mes remarques ne sortent pas de nul part. Quel autre meilleur endroit qu’une critique de l’exposition pour aborder ces questions.

    Je suis déçu que l’auteur se cache derrière un « principe d’ignorance ». C’est bien impoli de la part de quelqu’un qui présente son site sous la forme d’un blog avec des commentaires.

    Pour ne pas être qualifié de troll, terme que l’intelligentsia d’Internet (une sous catégorie des démagogues) aime employer à tout va dès qu’une personne pose sur la table des idées novatrices qui vont à l’encontre de la pensée commune, je ne remettrais plus les pieds ici. Je souhaitais discuter sans provoquer mais je m’en retournerai vers des endroits où les gens sont plus ouverts et aiment échanger.

    RV.

  • Arbobo
    7 mai 2010
    si je saisis bien, Géricault faisait des pieds et des mains

    hum…

    je suis parti, poussez pas

  • Benjamin F
    7 mai 2010
    @Nathan : Ah ah il est génial ! Oui c’est exactement ça. Un problème éthique à la fois simple et complexe à traiter. Vivement que tu sois à Paris :)

    @Anonyme : Le débat se serait tout de suite écarté de l’exposition et aurait été tronqué par des contre-vérités sans appui fondé.

    @Arbobo : Oui apparemment… Moi qui pensait qu’il était spécialisé dans les natures mortes :)

  • Mmarsupilami
    7 mai 2010
    Gery Cault, c’est le frère de Boury?

    hum…

    Je suis parti, poussez pas

  • Frédéric Neff
    7 mai 2010
    Michel Sardou

  • Frédéric Neff
    7 mai 2010
    @mmarsupilami Ah t’es sorti toi aussi ^^

  • Matthieu
    7 mai 2010
    Que retenir de cette expo? A mes yeux, une certaine frustration. Le couloir d’entrée, très bien décrit par Benji, semble donner le ton de l’expo. La « veuve » noire trônant au bout du corridor ne cesse d’attirer le regard et l’on pense à tous ces gens qui y ont un jour pris place…Voyeurisme macabre? Curiosité malsaine? Catharsis impropre? Toujours est-il que l’on en veut alors plus! L’on est trop près de la bête pour se contenter ensuite de tableaux ou d’esquisses, l’on touche trop rapidement à la monstruosité de la justice des hommes, l’on aborde trop hâtivement la question fondamentale de la peine de mort…
    La question du châtiment arrive donc à mon avis trop vite et lasse finalement de la présentation des crimes qui suit…J’aurai aimé donc une mise en scène un peu différente, davantage graduée, soit en envisageant une pièce circulaire au milieu de laquelle aurait trôné la guillotine comme pour nous rappeler que le crime, quelqu’en soit le mobile, ne demeure jamais impuni, qu’il s’agisse de la justice des hommes ou de celle de Dieu ; soit une construction moins thématique mais plus chronologique, de la tentation du crime (cf Doctoïevski) à son exécution, du remord au châtiment physique… Et le tout pour finir dans les deux cas avec une vraie réflexion sur la justice et l’ignominie de la peine de mort qui continue de sévir…
    C’est une construction peut-être moins intellectualisée mais qui à mon avis aurait eu le mérite de ne pas nous faire rentrer trop vite dans l’expo…

    On retiendra tout de même de cette expo deux citations intéressantes :
    « On peut avoir une certaine indifférence sur la peine de mort, ne point se prononcer, dire oui et non, tant qu’on a pas vu de ses yeux une guillotine » (Hugo)

    « Un homme couvert de crimes est toujours intéressant. C’est une cible pour la miséricorde » (Léon Bloy)

    Et puis, cette exposition a au moins le mérite de donner envie de se replonger dans un certain nombre de chefs-d’oeuvre de la littérature comme Les frères Karamazov ou Crimes et Châtiments de Dostoïevski, Le dernier jour d’un condamné de Hugo…et ça, ça ne peut pas faire de mal!

  • Olivier R.
    7 mai 2010
    Haaaa RV, grand fou, vous redonnez ses lettres de noblesse au trollisme. Et c’est tout à votre honneur, fin lettré que vous êtes.

    L’ »intelligentsia d’Internet, sous catégorie des démagogues », je m’incline, il fallait la trouver. C’est mais on peut améliorer la chose.

    Vous avez remarqué, RV, comme le champ lexical employé n’est guère éloigné de celui des grands orateurs de la droite-extrëme ?

    Je pense qu’on peut faire encore mieux et propose :

    « L’intelligentsia d’Internet, sous catégorie des démagogues crypto marxistes veut me faire taire afin d’appuyer la négation des idées des français en étouffant une vérité qui dérange ses idéaux judéo-franc-maçonniques ».

    Et là on y est. Ca tape hein ?

    Vive RV, vive le trollisme aux idées novatroces (oups , pardon, novatrices, c’est idiot, mon clavier a fourché), vive la vraie France. Vive Michel Sardou.

    A bas les zazous de l’Internet Anti France !

  • Benjamin F
    7 mai 2010
    @Frédéric Neff : Je tolère les insultes, les idées borderline mais là « Michel Sardou », je suis vraiment à deux doigts de modérer ! :)

    @Matthieu : Ah heureusement que t’es là pour recentrer un peu la conversation sur l’exposition :) Je suis bien d’accord avec ton commentaire. Il est vrai que la logique d’enchainement des oeuvres a un côté un peu fourre-tout. Les thématiques tournent autour du crime et non autour du rapport de l’homme avec le crime. La guillotine arrive effectivement trop tôt, il aurait mieux fallu en faire le couperet qui conclue un cycle. La question de l’organisation des oeuvres est assez récurrente au point qu’on se demande si ce ne sont pas les contraintes d’espace qui dictent la structuration de l’exposition. J’ai eu un peu le même problème avec « C’est la Vie » à Maillol. A moins qu’ils ne cherchent volontairement à ne pas être didactiques et à nous laisser seul maître de reconstituer le puzzle.

  • Benjamin F
    7 mai 2010
    @Olivier R : Ah ah, je savais que tu pourrais pas t’en empêcher :) Je pense que tu devrais faire un recueil compilant l’histoire de tes combats contre les Trolls. Promis j’en ferais une bonne critique sur Playlist :)

  • Catnatt/belam
    7 mai 2010
    @Olivier
    j’étais la première, okay ? Ce billet c’est mon territoire, okay ? C EST MON TROLL !

    @arbobo, mmarsupilami, Frédéric Neff

    non mais LOL !!!

    non, non, ne me remerciez pas pour ce commentaire de haute volée.. je sais…

    faites de la place derrière la porte, j’arrive…

  • Carole
    8 mai 2010
    Hummm ca donne envie, l’expo Freud aussi faut que je me la fasse…Ggrrr pas le temps, en retard, je suis toujours en retard!

  • Laurent
    9 mai 2010
    Je trouvais le traitement des idées de « Anonyme » RV bien injuste et stigmatisant, jusqu’à ce que je lise dans son commentaire l’expression « idées novatrices », qui m’a un peu fait peur.

    Faisant lire à des élèves de 5e les « Réflexions sur la guillotine » de Camus (qui reprennent avec autant d’ironie l’argumentaire de Catnatt), assorties des illustrations de Franquin rappelées par Nathan (dont un autre encore meilleur, ici : http://www.lyc-plaineneauphle-trappes.ac-versailles.fr/local/cache-vignettes/L500xH656/franquin2jpgfcf7-59669.jpg) et même d’une écoute de « Je suis pour » de Sardou (si, si), c’est peu de dire que j’ai eu l’occasion de disserter sur la question.

    Dommage tout de même qu’il n’y ait pas eu de possibilité de répondre à RV sans passer par la moquerie. Je pense qu’il reste intéressant de donner la parole à l’extrême-droite, ne serait-ce que pour comprendre ses mécanismes. A priori, quand on a développé une bonne immunité (par toutes les formes d’art en particulier), c’est une maladie non contagieuse dont le symptôme récurrent est de voir de la démagogie dans tout ce qui ressemble à un contre-argument. Le populisme n’ayant, évidemment, rien à voir avec la démagogie dans le chef de RV et de ses coreligionnaires. « Chez ces gens-là, Monsieur, on ne pense pas, on prie. »

    Désolé de ne pas me recentrer sur l’expo mais, ne faisant pas partie des « résidents, résidents de la république », je n’aurai pas l’occasion de la visiter. L’analyse m’a en tout cas l’air bien faite et puis, par « principe d’ignorance », j’imagine que Benjamin signifiait simplement qu’il n’avait jamais assisté à une exécution, ce qu’on ne lui reprochera pas.

  • Benjamin F
    9 mai 2010
    @Carole : Et oui comme toujours, entre les disques, les films, les livres et notre vie sociale, toujours difficile de suivre également le rythme des expos.

    @Laurent : Je comprends bien le sens de ton message et tu as évidemment raison d’un point de vue intellectuel. « Je pense qu’il reste intéressant de donner la parole à l’extrême-droite, ne serait-ce que pour comprendre ses mécanismes », il serait dommageable en démocratie de prétendre le contraire. Et puis si comme je le suppose tu es prof de français ou d’histoire, il est d’autant plus nécessaire de valider cette démarche de dialogue. Néanmoins lorsque je parle de « Principe d’ignorance », il s’agit bien d’ignorer le commentaire de RV, pour la simple et bonne raison que je suis épuisé de devoir débattre de tels sujets avec des interlocuteurs pour qui le débat est avant tout une forme de manipulation par la rhétorique. Je l’ai beaucoup fait, je le fais encore ailleurs, mais je ne souhaite pas le faire ici. Je comprends bien que ma réaction n’est pas très intelligente, mais je n’avais juste pas la motivation et l’envie de préparer une réponse qui n’aurait servi qu’à faire perdurer le cirque des débats de ce type sur Internet.

    Sinon merci beaucoup pour le dessin, il est excellent !

  • Laurent
    9 mai 2010
    Au temps pour moi alors, j’avais mal interprété ce « principe d’ignorance ». Et je comprends parfaitement les motivations de celui que tu décris. Je le trouve par ailleurs préférable à l’ironie, comme l’indiquait l’esprit de mon message.

    De rien pour le dessin, je rebondissais sur le commentaire de Nathan et ça permet de rappeler qu’ »Idées Noires » devrait figurer dans toutes les bonnes bibliothèques…

  • Catnatt/belam
    9 mai 2010
    @Laurent

    Pour ce que j’en ai vu, on n’arrive jamais à convaincre un type d’extreme droite ou pour la peine de mort qu’il se plante completement de direction.

    Comme je ne vais pas lui hurler dessus, que le dialogue ne sert strictement à rien, que je n’ai aucune intention de comprendre les mécanismes de l’extreme droite car pr ce que j’en vois également, ca ne l’a jamais fait disparaitre, je prefere l’ironie.

    L’indifférence ? Ha non. Je peux pas. C’est viscéral. Pour moi, c’est cautionner mais je comprends qu’on puisse choisir cette option. Je ne peux tout simplement pas.

    Ce n’est que mon avis. Mais l’ironie me semble la meilleure des solutions.

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