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Après l’envoûtant « Phylactery Factory », Casey Dienel (aka White Hinterland) revient avec de nouvelles orientations définitivement plus électroniques. Mais si le piano et les cuivres sont restés prisonniers de l’éducation passée, « Kairos » n’en est pas moins un album toujours organique (« Icarus »).

Je pense que c’est vraiment « Moon Jam » qui m’a poussé à me plonger dans cette electro-pop qui s’est affinée au cours des parcours initiatiques musicaux. Et pour cause ! On ressent à l’écoute de la chanson l’évidente influence de Broadcast (avec un beat proche de « Black Cat »), une influence capable de transformer n’importe quelle balade en monument futuriste.

Les productions de Shawn Creeden sont influencées par le dubstep, c’est souvent très lent et excessivement charnel (« Begin Again ») et il est facile de se laisser porter par ces chansons qui soufflent des vents contraires tant nous avons à faire à une machinerie industrielle qui pousse les beats dans un sens avant de les activer dans un autre (« Amsterdam »).

Du coup les rythmiques rappellent forcement un peu le trip hop et Massive Attack (« Cataract ») et c’est peut être là la limite de l’exercice tant « White Hinterland » tombe parfois trop facilement dans les pièges mélodiques du style qu’il défend (« Thunderbird »). Si vous savez bien cette musique qui tout en conservant la pureté de son enrobage laisse échapper des vapeurs tiédasses (« Huron »).

Parfois un peu plus soul (« Bow & Arrow »), parfois un peu plus folk (« Magnolias »), « Kairos » reste incarné par la voix de Casey Dienel qui sert de fil conducteur à ces dix titres qui sauront créer ponctuellement quelques mirages auditifs.

Note : 6,5/10

>> A lire également, la critique de Benoit sur Hop, et la critique de Joe sur C’est Entendu