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5 rôles que Philip Seymour Hoffman ne jouera pas

Par Alexandre Mathis, le 06-02-2014
Écrits et nouvelles
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Des textes en lien avec la musique, le cinéma et les oeuvres, mais sous une forme plus littéraire où il s'agit plus de "résonner avec" que de "réfléchir sur". (Voir tous)

Le 2 février dernier, Philip Seymour Hoffman était retrouvé mort dans son appartement. En guise d’hommage, nous avons décidé d’imaginer ce qu’aurait pu être la suite de sa carrière en 5 rôles clés. Nous aurions misé sur l’éclosion auprès du grand public de cet acteur reconnu mais pas assez connu.

- African Room de Wes Anderson

Après Grand Hotel Budapest, Wes Anderson se lance dans un nouveau road-trip comique avec African Room, l’histoire d’un médecin (Philip Seymour Hoffman) qui quitte sa vie confortable pour aller se ressourcer en Afrique. Sa lubie est dans prendre un peu de terre de chaque contrée traversée et de les ranger dans des bocaux par dégradés de couleurs. Il y rejoint sa famille adoptive, installée au Kenya. Co-écrit avec Cameron Crowe (qui immortalisa PSH avec le rôle du critique rock Lester Bangs dans Almost Famous), le film poursuit la veine familiale d’Anderson et fait de Seymour Hoffman son premier héros ouvertement gay, puisqu’il tombe amoureux d’un philanthrope joué par Jason Schwartzman.
A la fois drôle et mélancolique, le film séduit le jury de la Mostra de Venise et PSH y remporte son second prix d’interprétation.

US-ENTERTAIMENT-HOFFMAN

- Robopocalypse de Steven Spielberg

Spielberg relance le projet, fort de Matthew McConaughey en tête d’affiche. Dans ce film, un chercheur crée un ordinateur doué d’une intelligence artificielle décidant de mener une révolte de robots. PSH y joue à la fois le complice de McConaughey et la voix de l’ordinateur Archos (il crée ainsi la parodie méta en puisant dans une parodie de la bande-annonce de Her où sa voix remplaçait celle de Scarlett Johansson). Cette double performance est saluée par la critique et l’acteur est enfin la coqueluche du grand public. McCo dira de lui qu’il est encore plus impressionnant que DiCaprio. Au Saturday Night Live, il en profite pour refaire son rôle de bad guy et celui de Tom Cruise dans Mission Impossible III, pour le plus grand bonheur des internautes.

- Avatar 3 de James Cameron

Désormais banklable, Cameron décide de l’ajouter au casting d’Avatar 3. Il y joue le chef de la tribu de Polyphène, lune gravitant autour de Pandora. PSH se fond à merveille aux techniques de la performance-capture mais son talent est éclipsé par Adèle Exarchopoulos, invitée surprise du casting, qui y joue sa fille. Sur le plateau, les relations entre l’acteur et le réalisateur sont tendues, mais les deux s’en nourrissent pour donner de l’intensité au film. Avatar 3 reste considéré comme l’aboutissement de la carrière de James Cameron, et est le premier film à engendrer plus de 3 milliards de dollars au box-office.

- La solitude des nombres premiers de Sofia Coppola

PSH, second rôle de premier ordre.

Retour au cinéma indé pour PSH avec ce remake du film italien et surtout nouvelle adaptation du livre de Paolo Giordano. En tête d’affiche, Coppola fait appel à Emma Watson et Justin Bieber afin de raconter une nouvelle fois l’isolement et l’ennui de deux êtres qui se sentent différent et indifférent au monde. Ils croisent sur leur route un clown, Seymour Hoffman donc, dont le talent de transformiste est encore une fois mis en valeur. PSH, second rôle de premier ordre.

- Le comte de Philip Seymour Hoffman

Pour préparer la grande oeuvre de sa vie, PSH refuse un rôle dans Star Wars VIII, dans le nouveaux Kathryn Bigelow et même de tourner chez son ami Paul Thomas Anderson. Film autobiographique, Le comte (en hommage à son personnage dans The Boat that Rocked) raconte l’ascension en pente douce d’un acteur colérique mais travailleur, à la voix douce mais aux grondements féroces. Seymour Hoffman y confie ses luttes contre l’alcool et diverses drogues. Véritable catharsis, il tourne le film en dix jours, avec hargne et mélancolie. Devant la caméra, tous ses proches viennent participer généreusement : Paul Thomas Anderson, Tom Cruise, Cameron Crowe, Bill Nighy, Catherine Keener, Rhys Ifans.

Il gagne l’Ours d’or à Berlin puis se retire du monde du cinéma. Il fonde un institut pour aider au sevrage des héroïnomanes, comme pour remercier le ciel de s’être sorti de la drogue.

Une belle destinée lui tendait les bras.
Ciao le Comte.